Dan Carter, l'ange noir
Figure de proue de la mythique équipe néo-zélandaise, dont il est le demi d’ouverture, Dan Carter possède tous les atouts nécessaires pour faire fondre les femmes, y compris les plus réfractaires au rugby. Avec son sourire ravageur et son air angélique, il nous offre un peu de douceur dans ce monde de brutes qu’est celui du ballon ovale. Portait.
Crinière d’ébène, tantôt plaquée tantôt laissée en bataille sur un front énergique, regard de braise, visage poupin et sourire enjôleur : lorsqu’on voit arriver Dan Carter, on le pense tout droit sorti d’une publicité pour un parfum ou pour des sous-vêtements masculins. Et on n’a pas complètement tort, puisque le jeune athlète a joué les modèles le temps d’une campagne de pub pour les sous-vêtements Jockey. Pourtant, la beauté de Danny, comme le surnomment ses fans, est bien secondaire comparé à ses autres atouts, qu’il fait valoir avec panache au sein de la meilleure équipe de rugby du monde, celle de son pays, la Nouvelle-Zélande.
Et oui, Dan Carter est bel et bien un rugbyman, et l’un des tous meilleurs au monde. Il est l’une des pièces maîtresses de la maison All Blacks, prend part à l’impressionnant haka comme ses coéquipiers, et se jette dans la bataille au même titre que les autres. D’ailleurs, il est tout aussi impressionnant sur le terrain que ses homologues kiwis. Mais le charmant ouvreur néo-zélandais nous permet à nous, les filles, de nous imprégner en douceur de l’univers brut, viril et parfois sanglant qu’est celui de l’ovalie à la sauce All Blacks.
Né en 1982 à Leeston (Nouvelle-Zélande), Daniel William Carter de son vrai nom a très vite manifesté l’envie de jouer au rugby. Sa précocité et son talent l’ont rapidement conduit à intégrer le club référence en matière de rugby en Nouvelle-Zélande, les Canterbury Crusaders. D’abord contraint à évoluer dans l’ombre d’Andrew Merthens, la légende locale, il a su progressivement s’imposer à force de travail et de volonté. Et en 2004, il récolte l’honneur suprême, rêve de tout apprenti rugbyman kiwi : le droit d’évoluer sous le célèbre maillot black.
Mais c’est l’année suivante, en 2005, que vient la véritable consécration : le jeune Dan, du haut de ses 23 ans, éclabousse chaque match qu’il dispute de tout son talent. Rapide, explosif, capable de transpercer n’importe quelle défense et doté d’un coup de pied puissant et ultra précis, le Crusader montre à chacune de ses apparitions sur le terrain que le numéro 10 et le poste de titulaire à l’ouverture lui reviennent de droit. Souvent décisif pendant les matchs, il bat record sur record et est déjà considéré par certains connaisseurs comme l’un des meilleurs ouvreurs de tous les temps. En novembre 2005, cerise sur le gâteau, il récolte le titre de meilleur rugbyman de l’année. Notre Dan devient alors l’un des sportifs les plus populaires de son pays, voire du Monde, aussi bien auprès des femmes que des hommes d’ailleurs. Ses 1m78 pour 94 kilos de muscles et sa gueule d’ange y sont évidemment pour quelque chose…
Pourtant, malgré ces récompenses et la notoriété dont il bénéficie, Dan garde les pieds sur terre. Issu d’un milieu modeste, il a su rester humble et refuse de tirer à lui seul profit du rayonnement actuel de son équipe, dont il est pourtant l’un des principaux artisans. Son seul désir est de mettre son talent au service de son équipe, de sa nation, de son peuple. Et de progresser encore et toujours, pour aller encore plus loin, et pourquoi pas remporter la Coupe du Monde en 2007.
Nous aurons prochainement l’occasion de voir Dan Carter et son équipe à l’œuvre lors de la Coupe du Monde, qui aura lieu en France l’an prochain. Et gageons qu’avec lui, les filles tiennent une excellente raison pour se mettre au rugby !
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