Encore jugé, pour agressions à la soude
Damien Dureuil comparaît aujourd'hui en appel pour plusieurs agressions à la soude, qu'il aspergait sur des jeunes femmes dans le RER et le métro parisien.
Surnommé "l'agresseur à la soude", Damien Dureuil comparaît aujourd'hui devant la Cour d'appel de Paris pour avoir aspergé des jeunes femmes d'un mélange à la base de soude et de décapant particulièrement corrosif. C'est entre le 27 février et 6 avril 2007 que les faits se sont déroulés, toujours dans le métro et RER. Sept victimes ont pu être identifiées au cours de cette période. Ces femmes, touchées aux cuisses et aux fesses, reçevaient des incapacités totales de travail, allant de trois jours à deux semaines. Il a affirmé, lors de sa garde à vue, qu'il gardait ses produits corrosifs dans un paquet de cigarettes. Il lui suffisait de presser la paquet pour libérer le produit.
Le 10 avril, l'homme est arrêté. Il a pu être identifié grace aux caméras de vidéosurveillance du métro. En novembre, il est condamné dans un premier temps à cinq ans de prison dont un avec sursis, ainsi qu'une mise à l'épreuve et d'une obligation de soins. Lors de l'audience, "l'agresseur à la soude" a affirmé qu'il voulait des "connotations sexuelles" dans ses actes. Il ne voulait pas brûler la peau de ses victimes, mais tout simplement brûler leurs vêtements, de préférence synthétiques, puisque plus réactifs au produit.
Décrit comme un garçon gentil, calme et timide par ses (ex-)petites-amies, Damien Dureuil ne comprend pas les raisons de ses actes. Devant le président, lors de l'audience, il a expliqué, au bord des larmes : "j'aimerais pouvoir expliquer, mais je n'y arrive pas".
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