Dimanche 7 Septembre 2008 · 12:42 · 251 connectés
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Heureux qui comme un Danois...![]() La première carte du monde du bonheur vient d’être publiée. S’appuyant sur la synthèse du Pr Adrian White de l’Université de Leicester en Grande-Bretagne, cette carte tendrait à confirmer une rumeur déjà persistante : l’argent ne ferait pas le bonheur. Des centaines d’études statistiques réalisées de part le monde et des dizaines de milliers d’individus interrogés ont contribués à la réalisation de cette carte, chargée de représenter le niveau de bonheur subjectif moyen de 178 pays. On apprend ainsi que le Danemark, la Suisse et l’Autriche seraient les 3 pays les plus heureux du monde. Arrivent en 4° position l’Islande, en 10° le Canada, en 28° la Belgique, en 35° l’Allemagne, en 41° la Grande-Bretagne et en 62° La France. Le Burundi ferme la marche, mais on retrouve des pays comme le Bhoutan, le Brunei et les Bahamas (rarement considérés comme des pays riches) dans le top 10. Aux Etats-Unis, 23° pays de ce classement, le professeur Daniel Kahneman et ses collègues de l’Université de Princeton ont interrogé plus de 3 000 américains afin de déterminer si leur niveau de vie avait rapport avec leur "impression d’être heureux" (appelée aussi bonheur subjectif, à mettre en parallèle avec le bonheur effectif décemment non évaluable). Sur les 1 500 Américains vivant au-dessus du seuil de pauvreté, on voit que quelque soit le salaire, la proportion de personnes très heureuses et moyennement heureuses semble être la même (moins de 10 % de différence quelque soit la tranche salariale des interrogés). L’argent rend la vie plus facile mais pas l’individu plus heureux. En effet, à l’heure actuelle, un salaire important va de paire avec une importante charge de travail (et donc un temps de travail et un stress conséquents) et donc moins de temps laissé au loisir et à la détente. Quant à l’idée reçue "Acheter donne le sourire", chacun s’adaptant au niveau de vie qu’il a acquis, les petits plaisirs de la consommation ne dure qu’un temps. En-dessous du seuil de pauvreté, on s’étonne de trouver à des proportions presque égales des personnes pas très heureuses (17.2% des interrogés) et très heureuses (22.2%). Les analyses du professeur White montrent une forte corrélation entre le bonheur subjectif à l’échelle nationale et la santé, le niveau de vie et l’éducation. Malgré cela, trop de variables persistent dans la détermination des raisons du bonheur à l’échelle de l’individu. On n’est pas prêt d’avoir le secret de la recette universelle du bonheur. Bien entendu, tout cela reste à considérer avec un oeil sceptique. Il y a une trop grande différence entre "se dire heureux", "se croire heureux" et "être heureux" pour se fier aveuglément à cette carte. Carte du bonheur disponible ici : Voir photo
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