Le don du sang : Un geste d'utilité publique
Curieusement sa vue fait tourner de l’œil aux plus sensibles. Pourtant, sans lui aucun d’entre nous ne survivrait bien longtemps. Il est bien évidemment question ici du sang, cet étrange liquide rouge qui parcourt nos veines, chargé de cellules (plaquettes, globules blancs et rouges) et de plasma (composé principalement d’eau, de sels minéraux, de protides et de glucides). Artificiellement impossible à fabriquer, la seule façon de venir en aide à un individu ayant besoin de « sang neuf » (riche en cellules et en plaquettes) est un moyen préventif : Le don.
Il faudrait 8 000 dons de sang journaliers pour pallier aux besoins de la France. En effet, les accidentés de la route ne sont pas les seuls pour lesquels ce liquide s’avère d’une importance capitale. Désormais, quand on effectue un don de sang, celui-ci peut également être utilisé pour traiter des hémophiles, des grands brûlés ou encore des patients atteints de maladies graves (comme des leucémies ou des cancers). C’est donc une réalité : Donner son sang n’est pas simplement un « geste branché » mais bien un acte citoyen et nécessaire. A titre indicatif, un accidenté de la route peut avoir besoin des dons de 25 personnes pour être sauvé !
Il existe trois types de dons : Le don de sang total, le don de plasma et le don de plaquettes.
- Le don de sang total en lui-même dure moins de 20 minutes. On prélève entre 400 et 500ml de sang que l’on recueille dans une poche spéciale ainsi que quelques tubes servant à réaliser des contrôles biologiques afin de s’assurer de la bonne santé du donneur.
- Le don de plasma dure quant à lui entre 30 et 45 minutes, cela dépend de la quantité prélevé au donneur (pouvant aller jusqu’à 600ml).
- Le don de plaquettes (elles permettent le maintien du sang dans les vaisseaux) dure un peu plus longtemps. Comme le don de plasma, il consiste en un prélèvement de sang total, une séparation des différentes molécules contenues dans celui-ci et une restitution de celles qui ne sont pas conservées. Cette opération de tri sélectif est réalisée par une machine placée au côté du donneur et se révèle totalement indolore.
Petite information : Le matériel de prélèvement est stérile et à usage unique et toute personne ayant donné son sang et présentant des symptômes de maladies telles une grippe ou un rhume après le don est tenue d’en avertir le centre où son prélèvement a eu lieu.
Le don en lui-même ne constitue qu’une étape. En effet, que l’on se rende dans un des sites de collecte mobiles ou dans un des établissements hospitaliers considérés comme un « site fixe », avant un prélèvement de quelque nature qu’il soit, le donneur se doit de passer au préalable devant un des médecins du centre pour une visite de contrôle (placé sous le sceau du secret médical, cet aparté permet au médecin de collecte de poser quelques questions au donneur et de le mettre à l’aise avant l’apparition des très TRES grosses aiguilles).
Après le don, c’est une collation qui est proposée aux courageux citoyens. Cela dépend bien sûr du lieu de votre prélèvement mais cette collation (gracieusement offerte avec le sourire) peut être constituée d’une boisson chaude et d’une viennoiserie comme d’une entrée, d’un plat chaud et d’un dessert. Un espace de repos est toujours aménagé, que vous vous rendiez dans un site mobile ou un site fixe. Ces deux étapes font monter votre temps de présence sur place de 20-25 minutes suivant le taux d’affluence et la vitesse à laquelle vous vous remettez (autrement dit, la vitesse à laquelle vous mangez).
Conditions du don :
- Etre âgé de plus de 18 ans et de moins de 65 ans
- Respecter les délais d’incubation standards (8 jours pour une petite maladie, 10 jours pour des soins dentaires, 3 semaines pour un vaccin, 1 mois pour une gastroentérite, 4 mois pour un tatouage, une opération chirurgicale ou un voyage à l’étranger, 1 an pour une mononucléose, ...) et les contre-indications (pas de don de sang en cas de grossesse, d’allergies, en cas de rapports sexuels avec plus d’un partenaire en même temps ; pas de don de plaquettes en cas de prise d’aspirine ou d’autres médicaments anti-inflammatoires, ...).
- Peser plus de 50 kilos
- Passer haut la main la visite avec le médecin de collecte
Si cela vous intéresse, sachez que l’on peut donner son sang jusqu’à 5 fois par an pour un homme et 4 fois pour une femme (en respectant une durée minimum de 8 semaines entre chaque don), et que 5 dons de plaquettes sont possibles par an (délai minimum entre chaque don, 4 semaines).
Quelque soit son groupe sanguin, donner son sang est un acte utile et solidaire. Si voue êtes O négatif (donneur universel), votre sang est d’autant plus précieux qu’il est compatible avec presque la totalité des malades. Pensez-y !
Vous pourrez trouver davantage d’informations ainsi que la liste des sites fixes et des rendez-vous des collectes mobiles ayant lieu non loin de chez vous en vous rendant sur le site de l’Etablissement Français du Sang (EFS).
Par infirmier le 10/10/2006 à 03h48
Je suis
J'ai fais un don de sang à cette occasion(le 3octobre) et je fais un don de sang quand je peux par solidarité envers les autres malades et je me dis que si un jour, je le devenais, j'aurais aimé pouvoir bénéficier de sang si besoin.
Par hombre27 le 09/10/2006 à 20h35
ha quand je serais plus grand je tiendrai vraiment à le faire ce don, je serais bien content de voir que des personnes me donnent leur sang si je suis malade un jour (ce que je n'espère pas)
Par flo24 le 07/10/2006 à 22h26
Bravo ! C'est bien de rappeler qu'un petit don de soi est très utile, et ça prend tellement peu de temps dans une journée.
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