- One shot- Poupée de sang sale
Pourquoi, je suis seule ?? Pourquoi je me sens si sale ?? C'est normal ???
J'ai besoin de toi, viens me sauver !
J'ai si peur...
J'attends, je suis seule dans le noir, j'attends. J'ai que trop l'habitude. La porte s'ouvre, C'est encore lui, lui et sa lame folle. Il avance vers moi, avec cette lueur perverse et ce sourire cruel.
Il commence déjà à détruire mes pauvres guenilles, mes vêtements, qui cachent ses œuvres passées. Il s'attaque à ma peau, s'amusant à la déchiqueter et l'arracher. Mes cris le font sourire, il s'extasie.
Me blesser au paroxysme de la douleur l'excite intensément. Les plaies s'entassent, se rajoutent, se ré-ouvrent un peu plus, s'approfondissent.
Chaque soir, je vis le même enfer.
Je veux le voir, lui et son sourire rassurant, je veux voir son air joyeux. Un sourire involontaire m'est provoqué par sa pensée.
Mon tortionnaire enrage de cet acte. Les lacérations de ma peau redoublent. Il eut un rictus diabolique, saisit mon poignet et commence à s'attaquer à mes tendons.
Mais, heureusement pour moi, quelqu'un toque à la porte. Il me regarde, me dit de tout nettoyer. Il dit au visiteur d'entrée, il part, me laissant seule dans une flaque de sang en train de se former.
Je pleure. Je hurle. J'entends la personne qui vient ici dans cette chambre, pendant qu'il nettoie son arme. C'est lui, la personne que je voulais tant voir, avant mon dernier souffle.
Il me voit à moitié morte dans ce sang, nue, ma peau blanche déchiquetée, je ne suis plus qu'un morceau de chair sanguinolent. Son regard nacré est choqué, il s'approche doucement pose une main sur ma joue saignante, ça me fait mal, mais ça me rassure.
J'ai si mal, mais, je m'en fiche, il est là, même si je sais que bientôt je ne le verrai plus, cette fois mon tyran s'est attaqué à mes yeux. Ma vue diminue, je le regarde pour me rappeler à quoi il ressemble, je veux me souvenir de lui dans l'obscurité où je vais vivre. Je me sens soulevée et trimballée. Je n'ai plus la force à faire quoi que ce soit, alors je ferme les yeux. Je l'entends ouvrir la porte, je sens le vent parcourir mon corps nu et blessé, c'est agréable.
- Merci beaucoup...
C'est tout ce que j'arrive à dire, il se crispe je sais que son visage reflète le remord de rien avoir vu avant. Il marche, fait attention à moi, me rassure.
Le seul geste que je fais est celui de poser ma main en sang, avec difficulté, sur sa joue. Le seul rictus que mon visage peut produire est un sourire calme. Il me serre contre lui, il veut me protéger, je le sens.
Il se met à courir et on arrive, quelques minutes plus tard à l'hôpital, je suis aux urgences. Je ne sens plus sa chaleur contre moi. Il m'a confiée à des médecins, ils font leur possible pour me sauver.
Je sais que je suis en train de tomber dans le sommeil. À mon réveil, ils me soignent. Je reprends des forces. Je pourrais aller en cour demain. Mais je me sens si sale, j'ai si peur.
Il vient me chercher. Il m'aide à avancer. Je lui souris et le remercie, je n'avais pas l'habitude encore de marcher à l'aveuglette. J'arrive au Lycée, je le sens. Elle se jette sur moi, ma meilleure amie, mais j'ai mal, la peur au ventre, comme un aigle qui fond sur sa proie.
- Aie !
- Désolée, j'ai eu si peur, il m'a raconté...
Elle se met à pleurer dans mes bras. Par geste de compassion, je la prends dans mes bras, mon amie. Je sais que mon petit blond, nous regarde, mon meilleur ami, mon confident. Il m'a comprise, et lui dit de venir.
Lui, aussi est là, je tremble, je souhaite qu'il ne s'approche pas de moi et qu'il laisse mes précieux êtres en paix. Je veux que ce psychopathe meure.
Je ne veux pas rentrer chez nous, je ne veux pas encore être dans cette froide pièce. Il le sent encore, demande à sa cousine, qui est ma meilleure amie.
- Invite là à la maison ce soir, je te laisse le droit.
- Merci !
- Et moi j'accepte, c'est plus proche du centre-ville et de l'hôpital.
Ils rigolent de bon cœur et mon petit blond me porte mon sac. Elle me propose de passer aux toilettes avant que ça sonne. On y va et on va en cours, je m'arrête cinq minutes, quand on m'attire ailleurs, lui, mon tortionnaire, il a sa lame froide, il l'a toujours, je la sens pénétrer en moi, cette fois il veut ma mort, il veut en finir, trouver un autre jouet. Et je sais qu'il vise, il vise elle, mon amie, celle qui m'accompagne toujours.
Mon sang coule encore, encore, il s'écoule, mais il ne m'a rien touché de vital. Mais je sens sa lame sortir, entends sa voix injurier. On vient me sauver, je ne suis pas encore morte, pas encore du moins.
- Comment peux-tu lui faire ça ???
- Je fais ce que bon me semble sur mes jouets.
Mon sauveur, lui qui a arraché cette lame meurtrière de mon corps. Le tyran qui hante mon cœur et mon esprit, il vient de lui transpercer le cœur avec sa lame. La personne qui m'a faite tant souffrir, la personne qui me disait que j'étais une poupée.
Une simple poupée belle à regarder. Une simple poupée de chiffon qui lui appartenait. Cette personne est morte. Je marche vers lui, qui m'a sauvée, mon corps devient de plus en plus lourd et lui tombe dans les bras.
C'est ici que je veux éteindre mes souffrances. Il arrache la lame du corps pourrissant déjà et la place dans ma main. Il sait que j'ai compris. Il s'empara de mes lèvres, j'enfonce la lame dans son cœur. Et moi, je me laisse mourir en me vidant de mon sang.
Cela fait longtemps qu'on savait que ça finirait comme ça. Et ça fait aussi longtemps qu'on avait écrit notre lettre d'adieu. Maintenant. Il faut juste qu'ils réussissent à comprendre nos actes.
Je suis qu'une simple poupée de sang sale...
Histoire publiée le 03/08/2010 à 22h21.
Thèmes : Amitier, Amour, Compation, Désolation, Lame, Larme, Meurtre, Poupée, Sang, Violence
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Par okayokay le 02/01/2012 à 22h15
C'est vraiment très beau :o !!! 5*
Par vampire-dead le 19/11/2010 à 21h16
me donnerais-tu ton sang ??
Merci ='D
Par alexia4ever le 11/08/2010 à 13h34
J'adore aussi!

5 n'étoiles!
Par dead-rose le 05/08/2010 à 10h22
J'adore... 5*
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