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à la recherche du bonheur

Elle voulait à tout prix arrêter tous ses cauchemars, elle en avait assez de revivre chaque nuit ce qui l'avait déjà détruit. Elle n'avait plus que de la froideur ancrée dans son cœur qui grandissait jour après jour. Elle se sentait vide d'émotion à force de souffrir en silence. Avant, elle savait garder espoir même si elle était bombardée de problèmes, mais un jour, elle a tout abandonné, elle a ouvert les yeux sur la dure réalité… il lui avait fait si peur qu'elle en pleure encore. Elle se repassait en mémoire ces douloureux moments et n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi lui avait il fait ça. Elle ne faisait que pleurer, elle était toute déprimée. Mais personne n'avait remarqué son état, elle n'avait personne pour la consoler, elle était perdue et sa seule consolation était la mutilation. Même si elle essayait d'en parler personne ne voulait essayer de l'écouter et de faire l'effort de la comprendre.ils disaient qu'elle était trop sensible, souvent colérique. Ils la rejetaient tous disant que ses pensées ne correspondaient pas à leur gout et qu'elle était beaucoup trop réservée. Mais avant de la juger il aurait fallu la comprendre. Ils s'amusaient tous à la traiter de tous les noms et à la détruire en lui ordonnant toutes sortes de choses.
Simplement ce besoin de se défouler, pendant que les autres l'insultaient elle préférait se couper même si en dépendait sa vie. Ca n'avait pas une si grande importance car elle souhaitait vraiment cesser, peu lui importait le prix que ça coutait.
Son petit secret lui prenait beaucoup de place, elle aurait bien voulu l'effacer mais elle ne savait comment. A cause de ce qu'elle subissait tous les jours sa vie était noire, elle cherchait le bonheur désespérément, elle voulait comprendre pourquoi tout le monde profitait de sa vie rose alors qu'elle elle en avait une noire… la pauvre sombrait dans le désespoir et personne pour la sauver. Elle se sentait seule, elle se sentait mal, plus rien n'avait de sens, tout allait de travers.
Elle aurait voulu partir loin, très loin, mais ses parents plus stricts que jamais la surveillaient de près, elle n'aurait jamais pu quitter ca monde tranquillement sans qu'ils n'interviennent. La vie ne lui disait plus rien, pour elle ce n'était qu'une corvée. Elle avait la forte impression d'être inutile, de n'avoir aucune place dans la société. Il lui arrivait trop de malheurs sans compter son lourd secret qu'elle n'arrivait pas à oublier…
En voyant l'état de ses bras mutilés, ses parents ont du la punir en la privant de sa liberté et de tous moyens d'expression. Ils croyaient qu'ainsi elle trouvera le « droit chemin » mais ce qu'ils ne savaient pas, c'est qu'ils empiraient sa souffrance en la traitant comme ceci, pensant tout savoir que ce qui était bien pour leur fille. Ils ont nié ses sentiments et refusé de voir qu'ils étaient une partie la cause de ses actes. Ils lui ont offert plusieurs punitions sans penser que derrière le plus beau sourire pouvait se cacher la pire souffrance. Même les rêves qu'elle n'avait jamais eu ont étés perdus à jamais.
Elle en avait marre d'affirmer partout qu'elle allait bien en riant. Elle n'avait une seule envie quand elle voyait tout le monde la rejeter et la maltraiter : pleurer. Elle ne savait pas quoi dire quand ils lui demandaient hypocritement si elle allait bien. Elle savait que si elle répondait non ils lui joueront de mauvais tours… elle ne savait pas comment résister à la tentation de se planter cette douce lame bien aiguisée dans son corps… et pourtant il fallait résister, car sinon elle aurait droit à un nouveau cauchemar avec ses parents
Elle allait mal, sa vie ressemblait à un tombeau où régnait l'intolérance, où se nourrissait la douleur… elle se sentait comme une cigarette que l'on fumait et qui se consumait petit à petit. Elle était incapable de montrer aux autres que ce n'était pas leur attention qu'elle voulait attirer mais leur aide qu'elle demandait. Ses pleurs étaient semblables à des couteaux à double lame qui transperçaient son âme la détruisant au fur et à mesure que le temps s'avançait.
Quelques fois même, elle imagine sa 1e sœur assise près d'elle, la serrant fort dans ses bras, la réconfortant, puis elle se rendait compte qu'elle l'avait perdue depuis longtemps… ça lui faisait le même choc chaque fois qu'elle y repensait…
Chaque nuit elle faisait le même cauchemar. Elle le sentait près d'elle, sa peau gelée près de la sienne, entrain de l'attraper violemment sans lui laisser aucune chance de fuir, entrain de la toucher, il lui prenait la main et la baladait sur son corps pendant qu'elle essayait désespérément de s'échapper… et à ce moment précis elle se réveillait en pleurs, essayant d'oublier en vain. Depuis le jour de son viol, tout était noir. Elle essayait de faire comme si de rien n'était et de continuer à vivre normalement mais c'était impossible.
Et lorsqu'elle regagnait son chemin vers l'école c'était un autre obstacle insurmontable. Tous ces gens croyaient réels ses sourires mécaniques sans douter une seule fois que son état était bien pire que l'on pouvait imaginer. Elle en avait marre de leurs harcèlements acharnés, et leurs insultes tranchantes. Elle se sentait si rejetée qu'elle commettait le pire. Elle fumait, buvait, et allait même jusqu'à abuser de somnifères et de toutes sortes de médicaments. Petit à petit son état s'aggravait. Quelques gens disaient qu'elle faisait semblant d'aller mal pour attirer toute l'attention vers elle. Mais elle n'avait pas le courage de les rendre à leur place.
Tout lui faisait mal, elle n'en pouvait plus, la vie l'offensait et elle était seule à devoir affronter tout ce que la vie lui présentait comme problème. Elle ne connaissait plus le mot passion, elle n'avait plus de gout aux jeux, elle avait oublié ce que voulait dire le mot joie. Elle ne cessait de se demander pourquoi ca lui est arrivé, mais aucune réponse ne lui venait à l'esprit. Elle se demandait pourquoi le monde ne pensait qu'à sa petite personne sans penser à aider les autres… rares étaient les gens dotés du don de l'écoute. Elle savait écouter les gens elle, mais savait on l'écouter ?
Partout où elle allait on la traitait comme une pauvre ordure sans intérêt. Jusqu'au jour où elle eut l'impression que quelqu'un lui ouvrait une porte, que quelqu'un voulait bien l'écouter. Ils devinrent plutôt proches même si quand il n'était pas seul il l'ignorait. Il lui avait demandé les raison qui l'avaient poussé à l'automutilation. Elle lui raconta alors ce qui la tracassait le plus, mais elle ne lui avait pas précisé son viol…elle était persuadée qu'il ne s'intéressait pas à ce qu'elle disait et elle n'avait pas tout à fait tort. Mais une autre partie d'elle la poussait à prendre le risque de s'accrocher à lui, cette partie était le désespoir… elle avait tellement ce besoin de s'exprimer, de parler avec quelqu'un qui puisse l'écouter qu'elle s'isola du monde et se faisait des illusions sur lui. Elle le prenait pour un ami avec sa gentillesse. Elle était si désespérée qu'elle décida un jour de lui parler de ce qu'elle avait vécu avant. Mais au moment où elle voulut tout lui raconter, il la rejeta. Elle se dit alors qu'elle avait raison de douter… elle avait compris sa réaction, sa gentillesse temporaire. Il savait qu'en lui donnant ce qu'elle voulait, de l'écoute, il réussirait à profiter d'elle. Et c'était plutôt réussi.
Alors la pauvre se relança dans la drogue, la cigarette, la bière… elle ne s'arrêtait plus, cette fois ci d'une façon plus intense… elle ne savait plus ce qui la retenait dans cette vie, persuadée que personne ne se rendrait compte de son absence elle se mit à penser à ce « pourquoi » qui la gênait tant… pourquoi vivait elle ? Aucune réponse ne lui vint. Le soir, elle prit sa douce lame à rasoir, quand son père l'appela pour le dîner. Elle ne savait que faire, se l'enfoncer tard la nuit ou maintenant ? Alors elle le reposa sous son lit, s'essuya les larmes, et descendit. Encore une fois une nouvelle engueulade avec ses parents. Ce fut alors qu'elle pensa à sa sœur disparue, qu'auraient étés les choses si elle était encore là ? Des larmes chaudes traversèrent ses douces petites joues, son cœur était complètement déchiré… son père lui demanda soudainement si elle s'était encore mutilée… elle l'avait fait, oui, mais avait elle le courage de l'avouer ? Intimidée par le regard de son père elle essaya de changer de sujet tout en riant cachant sa douleur profonde. Mais il ne céda pas, il la prit par le bras, lui remonta le pull et vit toutes les écorchures… au lieu de la prendre dans ses bras et la consoler, il la frappa, frappa, augmentant chaque fois la dureté de ses coups. Elle n'en pouvait plus, elle versa plusieurs larmes, elle pleura sans cesse. Elle ne pouvait pas prononcer un mot, sa gorge était nouée. Puis il a commencé à la bombarder de questions auxquelles elle ne pouvait répondre. Elle était forcée de lui inventer plusieurs excuses, elle était traumatisée par la peur. Son père aurait du la consoler délicatement en la câlinant, oui, il aurait du…
Depuis, elle ne cesse de pleurer, pendant toute la nuit elle pensait à toutes les horreurs qu'elle avait subit et qu'elle subissait jour après jour partout où elle allait, seule, déprimée. Troublée de chagrin, elle voulu en finir une fois pour toute, mais elle se demandait ce qui allait se passer si sa tentative échouait. Ses parents seront sans doute furieux et la puniront encore plus… elle était perdue. Elle ne savait plus quoi faire. Si triste, tellement vide… elle ne savait pas ce qu'elle avait fait pour mériter cette vie… tout ce qu'elle voulait c'était un minimum d'affection, quelques instants de bonheur…
Le lendemain matin, à l'école, elle sentait sa tête exploser, elle était privée d'ami qui pourrait la comprendre et la consoler, elle se mit donc à parler à un nuage qu'elle apercevait à travers la fenêtre en cours de physique chimie. Elle avait la tête ailleurs. Elle était perdue dans ses pensées. Elle se laissait aller, elle subissait sa vie sans la vivre réellement, elle était entre la vie et la mort. Sa vie sociale ne s'était pas améliorée, elle était obligée de tout laisser faire craignant le pire... les gens qui la critiquaient d'un coté et de l'autre ceux qui lui faisaient faire ce qu'ils voulaient.
Pour elle, la seule qui comprenait ce qu'elle subissait, la seule qui la serrait fort dans ses bras quand elle en avait besoin, la seule qui la regardait pleurer jour et nuit était sa petite peluche qui ne la quittait pas à la maison…
La pauvre petite fille était dotée d'un don incroyable, très rare en ces temps, elle avait le don de l'écoute. Elle savait écouter les autres, elle savait comprendre la moindre chose même les plus inimaginables. Mais elle qui l'écoutait ?qui était là pour la consoler ? Qui était la pour la réconforter ? Personne… elle était prisonnière de sa propre vie. Elle se répétait tout le temps. Elle ne savait plus comment exprimer sa douleur. Elle avait juste envie de disparaître, c'était son désir le plus cher. Sa disparition ne dérangera personne, personne ne s'en rendra compte de toute façon… personne ne verra qu'elle n'était plus là, personne ne la pleurera. Elle aurait voulu avoir de la valeur aux yeux de quelqu'un, un simple ami. Elle n'était plus capable de survivre. Elle cherchait à fuir désespérément. Mais elle n'a jamais pu lutter. Son âme était emplie de peur et de tristesse intense. Elle avait besoin d'être heureuse. Elle attendait son sommeil infini.
Alors chaque seconde qui passait elle essayait de recommencer à zéro, de faire comme si de rien n'était. Mais elle savait bien que ce genre de choses ne s'effaçait pas si facilement.
Comme elle se sentait mal ! Tout ce qu'elle disait, tout ce qu'elle faisait n'était qu'erreur. Alors elle ne disait plus rien, elle ne faisait plus rien. Elle laissait la dépression prendre le dessus. Son cœur était en morceaux. Le seul moyen de tenir était de se renfermer. Ses pensées naviguaient à droite, à gauche… un coup elle était remplie d'espoir, un autre elle sombrait dans le noir. Son esprit était envahit de pensées négatives. Il y avait en elle ce mal être grandissant. La peur lui vrilla le ventre. Il ne fallait pas, il ne fallait pas y penser. Ses yeux s'embuèrent, ses poings se serrèrent. Sa mâchoire se crispa. La douleur était présente. Ne pas oublier de respirer. Les larmes commencèrent à couler, pleines de rage, de désespoir, de souffrance. Un sanglot s'échappa. Un autre suivit. Son visage était couvert de larmes. Plusieurs choses occupaient son esprit, elle ne se retrouvait plus. Aussi longtemps que pouvait durait une vie, aussi longtemps que pouvaient durer 2 vies, aussi longtemps que pouvait durer une infinité, il n'en était jamais assez pour apaiser toutes ses peines… elle avait calculé, il lui fallait quelques secondes pour arriver en bas, quelques secondes pour accomplir son dernier plongeon, quelques secondes pour embrasser sa mort, quelques secondes pour voire la vie défiler devant ses yeux… est ce que quelqu'un se demandait où elle était ? Ce qu'elle faisait ? Elle n'en savait rien. Elle se mit au bord de la fenêtre, pensant à tout et à rien. Puis elle sauta, un parfait plongeon, les bras en avant. « SPLASH » l'eau gicla sous elle, le silence se fit entendre. Elle était inconsciente… quelques minutes passèrent, et elle entendit un craquement. Était-elle morte ? Hélas, non. Par contre elle eut un mal incroyable à se relever. Son dos lui faisait mal et son bras droit encore plus… elle ne pouvait plus bouger mais elle était forcée. Elle remonta dans sa chambre en murmurant, la gorge nouée, quelques mots exprimant son énorme déception et sa tristesse intense. Elle se coucha sur son lit en pleurant. Pourquoi ? Pourquoi n'avait elle pas droit au bonheur ? Pourquoi n'était elle acceptée ni par la vie ni par la mort ? Tout n'était que noir. Une nouvelle larme coula sur sa joue. Elle avait l'impression de se déchirer en deux. Quelque part dans sa tête une nouée de cloches sonnait à toute volée se fracassant sur son crane comme une hache sur une buche. Elle cherchait un sens à sa vie mais elle n'en trouvait pas...
Mais elle gardait espoir, elle ne céda pas. elle se prépara un bain, alluma des bougies, mit sa musique préférée (du gothique metal). puis elle prit deux ou trois somnifères et se glissa dans l'eau chaude. elle prit la lame à rasoir posée sur le rebord de la baignoire. la lame entra en contact avec sa peau. elle ne perdait pas son temps, elle plongea vite ses poignets dans l'eau et se laissa couler. le sommeil la gagnait...

Histoire publiée le 19/07/2009 à 16h05.
Thèmes : Désespoir, Drogue, Mutilation, Pleurs, Solitude, Suicide, Tristesse, Viol

Rappel : Ce contenu est protégé par le droit d'auteur. Toute reproduction, même partielle, est interdite sans le consentement de l'auteur.
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Commentaires

Avatar de lafillepitoyable

Par lafillepitoyable le 03/08/2009 à 13h36

Je croix que c'est vécu en faite ... :s Tout au long de cette histoire, les yeux mouillés et fatiguées de la lumière de l'ordi j'ai lu ton histoire .. Je me suis dit" pauvre conne que je suis !!!" SI tu veux je veux bien t'écouter ^^ je croix que c'est un peux tard et que je ne te servirais pas a grand chose je te souhaite d'être heureuse ou que tu sois

Avatar de x3-mavieamoi-x3

Par x3-mavieamoi-x3 le 01/08/2009 à 13h20
La vie est injuste

Ton histoire ma fait monté les larmes et m'a donné des frissons... C'est vrément triste d'où t'ai venu cette histoire. J'attend une réponse sincère. Merci.

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