Adieu papa
Adieu Papa
Tout a commencé à partir de ces quelques mots que le jury à prononcé : « accusé jugé coupable ! ».
Depuis ce jour, moi Elisa Primons, je vis dans une pension pour jeunes adolescentes sois disant perturbées, alors que moi je suis une fille normale ! Enfin presque vu que ma mère est morte quand j'avais 5 ans et maintenant que j'ai mûris et que je vais passer la quinzaine, mon paternel est condamné à mort pour avoir assassiné le 8 mars 2007 un homme qui l'avait regardé un peu de travers… Oui, mon père est un tordu et un tordu fini ! Je ne suis pas fière de lui évidemment, et je n'ai jamais eu de liens solides envers sa personne. Cela dit c'est mon père et tout au fond de mon cœur je me dis que dans 2 jours exactement, le 17 juillet 2007, il sera là au milieu de cette salle appelée « chambre du bourreau » a exprimer ses dernières volontés puis, après m'avoir dit adieu…
C'est le grand jour, ce jour que j'attendais avec dégoût et remord, celui de son exécution. Tout se déroula comme me l'avait expliqué la psychologue que je voyais depuis le décès de ma mère. En commençant par l'arrivée de mon père, puis le juge se leva et cita :
-Mr. Primons ici présent, déclaré coupable par la justice depuis son arrestation le 9 mars 2007 pour avoir égorgé froidement Mr. Franner, sera lui aussi ajouté à la liste de nécrologie du pays dans une heure précisément, après avoir fait ses au revoir à ses proches…etc.
Dès que le terme « égorgé froidement » fut mentionné, je fus pétrifié ! Certes, on m'avait expliqué les évènements mais jamais en détail, tout le monde me disait trop jeune pour comprendre et accepter les faits et qu'il fallait mieux en rester à l'explication la plus facile à retenir, l'assassina. Et ils avaient raison, égorger quelqu'un de ses propres mains sans qu'il ne puisse se débattre ! Lors de ma convocation pour aller voir celui qui m'avais élevé quasiment toute ma vie, j'étais encore sous le choque et sans réfléchir je me réfugie dans une salle sombre dont la porte était entrouverte, sans doute un placard à ballais puisqu'il en dégageait une odeur de produits de ménages, ceux qu'utilisent les concierges au collège que je fréquente. Une voix douce se mit à teinter dans mon oreille, c'était celle de ma psychologue, je pourrais la reconnaître à des kilomètres :
-Elisa, tu vas bien ? Questionna-t-elle gentiment en tapotant sur la porte en bois.
-Mon père est un assassin, ma mère n'est plus là pour prendre soin de moi alors comment voulez-vous que sa aille bien !
-Viens, tu ne verras pas ton père sinon et je sais que tu le regretteras toute ta vie de ne pas l'avoir vu une dernière fois. Déclara-t-elle en faisant comme si elle n'avait pas entendue se que j'avais dit.
Je me leva du coin où j'étais assise et déverrouilla la porte. Elle m'enlaça dans ses bras pour me rassurer et m'emmena voir mon paternel.
Tout de suite, en entrant dans la salle, mon père m'enlaça si fort comme si il voulait me dire quelque chose comme : « je regrette » ou un simple « désoler »…mais non, à la place il me dit des mots qui dépassait toutes mes attentes, les seuls mots que je rêvais d'entendre mais que j'avais entendu si rarement de sa part :
-Je t'aime.
Son regard croisa le mien, une larme coula sur mon visage pâle. Il se rapprocha de mon oreille et me chuchota délicatement une phrase en me mettant la main sur le cœur :
Je serais toujours là dans ton cœur, adieu Elisa…
Histoire publiée le 05/11/2007 à 00h46.
Thèmes : Adieu, Mort, Papa, Tristesse
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