Actualité Cinéma Photos Fonds d'écran Vidéos 3B Poèmes Histoires
Séries TV Musique Sondages Citations Blagues Jeux Blogs t'Chat Forums
Rechercher

Dernière lutte

"On se battra jusqu'au bout!!"
Cette voix résonnait dans toute la maison. John était dans le salon, en face d'un soldat se battant pour le camp adverse, un pistolet à la main. Mary, sa femme, courut à l'étage, pour cacher les enfants :
"Amy? James? Où êtes vous?"
Elle murmurait pour qu'aucune personne ne puisse deviner la présence des enfants. Au bout d'un certain moment, deux enfants de douze et treize ans apparurent :
"On est là maman"
Mary se retourna et poussa un soupir de soulagement. Elle s'approcha des deux enfants, les serra dans ses bras et leur donna un manteau à chacun, puis elle les fit sortir par une fenêtre et déposa un baiser sur chacune de leurs joues. Elle les regarda et sourit :
"Je vous aime, susurra-t-elle."
Un coup de feu retentit en l'arrêtant net dans sa phrase. Une larme de sueur roula sur son front. Transie par la peur, elle regarda furtivement derrière elle puis se retourna aussitôt vers les enfants :
"Courez mes chéris ! Partez le plus loin possible."
Elle ferma la fenêtre et accourut au rez-de-chaussée. Un petit cri strident se fit entendre, ainsi qu'un deuxième coup de feu. Dix minutes plus tard, le soldat sortit de la maison et les deux gamins étaient maintenant sur le carreau, immobiles, comme pétrifiés par ce que venait de se produire. Il se passa une bonne vingtaine de minutes avant qu'Amy se tourne vers son frère pour prononcer des mots:
"On va où maintenant James?
-On court, on part le plus loin possible"
Ses mots firent naître en Amy une certaine peur, une certaine crainte, cependant, la confiance absolue qu'elle portait en son frère lui permit de masquer cette peur. Elle le suivit et le regarda : son regard était implacable, il regardait à l'horizon, calme. Observer était un don et il le savait. Les portraits et les natures mortes qu'il faisait étaient très ressemblants pour quelqu'un de son âge. Observer n'était pas un souci à ce moment-là.
Amy l'admira. Au fond, elle n'avait pas le choix. A présent, c'était juste sa seule famille. Dans ses yeux noirs régnait une expression dure ; il n'avait que douze ans, et voilà qu'il se trouvait avec une vie à protéger, avec DEUX vies à protéger. S'il mourait, sa sœur l'aurait sûrement suivi, il le savait. Ses cheveux bruns mal coiffés lui retombaient sur les yeux, et ce regard de glace dans des yeux d'ébène donnait un caractère à son visage, en simplement quelques minutes il venait mentalement de vieillir de dix ans, en seulement deux coups de feux.
"James, murmura Amy, on court où?"
Il regarda sa petite sœur, lui prit la main :
"J'en sais rien, on court c'est tout"
Il commença à marcher d'un pas pressé. Toute sa famille se retrouvait maintenant simplement dans le creux de sa main. S'il existait un mot pour le sentiment qu'il ressentit à ce moment -là, il l'aurait crié, mais comment exprimer le tourbillon qui se produisait dans son estomac, toutes ses idées qui se bousculaient dans sa tête : la peur qu'il gardait au fond de lui et qui grandissait sans cesse, et puis cet espoir, ce tout petit espoir de s'en sortir, qu'il gardait au fond de lui. Oui, s'il existait un seul mot pour exprimer cela, il l'aurait dit. Il se contenta de regarder aux environs et, quand la peur était trop forte, de serrer la main de sa sœur aussi tremblante que la sienne.
Il connaissait son voisinage, la moitié qui partager la position de sa famille avait été décimée par les soldats, et l'autre moitié avait rejoint le mouvement. Cela ne servait à rien de rester ici, personne n'aurait pu les aider, personne n'aurait voulu le faire et ça n'aurait fait qu'aggraver leur cas. Il décida de partir, il avait entendu qu'une résistance au combat s'était organisée au sud de la ville, sans position, neutre, secrète, mais il en avait entendu parler. Peut-être que c'était faux, il fallait y aller pour vérifier. Alors, il décida de partir au sud de cette fichue ville mise à feu par les ennemis en se cachant à chaque fois qu'ils se rapprochaient du moindre soldat. Les montées d'adrénaline, les coups de feu de ses mitrailleuses et des fusils, rares, mais bruyants.
Ils arrivèrent en centre-ville. Etonnamment, il y régnait une atmosphère calme, calme mais sinistre, les marchands avaient baissés leur rideau, et pas une seule personne n'aurait osé pénétrer dans les rues. Ils passèrent dans une ruelle, la plus cachée et la plus sombre qu'il connaissait, puis réussirent finalement, par transformer un parcours habituel en véritable labyrinthe pour sortir du centre-ville sans avoir été vus, et puis, c'était presque fini.
Il y avait une très faible lumière qui vibrait dans un dépôt abandonné. James tira sa sœur dedans. Tout ce qu'ils y virent c'est une bougie. Ils s'en approchèrent. Amy prit peur : un toussotement assez fort venait de résonner dans ce fichu dépôt abandonné.
"Il y'a quelqu'un? murmura James,
-Ben non gamin, tu vois bien que la lumière s'est allumée toute seule"
C'était une voix grave et rauque ; celle d'une personne âgée sûrement. Le petit garçon agrippa la bougie et la déplaça. A quelques centimètres se trouvait une personne sale, tachée de boue et de bière, habillée chaudement, bien que les vêtements chauds fussent déchirés. L'homme avait un menton qui n'avait pas du être rasé depuis plusieurs jours. Il rumina quelques paroles insensées et leva la tête vers les jeunes enfants :
"Qu'est-ce que vous fichez là vous?"
Amy se cacha derrière son frère. Petite fille fragile et calme, elle trembla dans le dos de son frère, qui, lui, toujours au regard impassible se contenta de répondre :
"On cherche le clan des résistants aux envahisseurs
-Quels résistants? Quels envahisseurs?
-Ceux qui croient encore à notre nation monsieur.
-Pourquoi on y croirait plus?
-Les envahisseurs, les ennemis, ceux qui font la guerre
-Ah! Ceux-là ! T'en fais pas. Avant que tes "envahisseurs" nous envahissent, il se sera écrouler un bon nombre d'années. Ici se trouvent les chevaliers de la reine et les combattants restent à l'arrière. Aucun de ces barbares ne viendra dépouiller quoi que ce soit ici.
-Je ne comprends rien, nous sommes à trois ou quatre kilomètres de la guerre, et ici…rien?
-Tu comprends vite mais il faut t'expliquer longtemps…
-C'est irréel!
-Oh oui, ça se voit…petit, ici, on se fiche du réel ou pas. On a déjà fait la part des choses. Les "ennemis", comme tu dis, sont à quatre kilomètres, mais ces kilomètres-là, sont bien suffisants. Ici se trouvent les chevaliers de la reine, les amiraux, et quelques soldats. Il y a environs deux mille habitants par ici, et sûrement pas loin d'un bon millier de combattants, et je ne compte pas l'arrière ; je ne pense pas que l'adversaire soit suicidaire."
James sourit. C'était l'opportunité parfaite : il suffisait de se cacher dans la première maison qui les accueillerait. Au fond, personne ne laisserait deux enfants dans la rue. Le petit garçon plongea ses yeux dans ceux de sa sœur. Elle aussi avait compris. Ils étaient pleins d'espoir. Tandis qu'au clochard qui ruminait encore dans sa barbe, il ne pouvait rien faire pour lui. Il s'adressa à lui et lui adressa un simple merci, c'était tout ce qu'il avait à offrir ; ses poches étaient vides.
Ils sortirent de l'usine à moitié en ruine, et allèrent frapper à la première porte venue, le poing ferme en trois coups. Au bout d'une dizaine de minutes, la porte s'ouvrit, et c'était une femme, qui les fit rentrer aussitôt. Les enfants gelés et tremblants furent installés près d'une cheminée. La femme qui les avait accueillis était une femme seule apparemment. Elle ne portait ni de bague de mariage, ni de fiançailles et sur la cheminée ne se trouvait que des photos d'une vieille femme ainsi qu'une photo d'elle recevant un diplôme. Pendant que James regardait ces photos, Amy était au fond d'un fauteuil très confortable. La jeune femme, quant à elle, n'était pas dans la pièce. Quand elle revint, elle avait dans chaque main une tasse de chocolat chaud qu'elle donna aux enfants en leur souriant. Elle toucha ensuite le front de James puis celui d'Amy et elle soupira :
"Dites-moi, les enfants; comment vous appelez-vous?"
Amy gardait son chocolat chaud dans ses mains et le but lentement, doucement. Elle ne parlait pas, elle n'en avait pas envie. Alors c'est James qui prit la parole:
"Je m'appelle James, ma petite sœur s'appelle Amy"
La jeune femme se tourna vers Amy
"Tu vois ma chérie, tu es brûlante ; tu vas donc me suivre, d'accord?"
Cette fois Amy enleva la tasse de ses lèvres et la regarda puis murmura :
"Et qu'est-ce que vous comptez me faire?
-Juste te faire prendre un bain.
-Pourquoi?
-Pour faire baisser ta température.
-Un bain peut enlever la fièvre?"
Alors, la jeune femme rit tout doucement et se tourna vers James :
"Dis-moi, ta petite sœur n'a jamais été malade?
-Si, mais il y a bien longtemps, elle ne se souvient pas des bains glacés."
L'adulte reposa ses yeux sur Amy :
"Alors tu me suis? Tu sais, tu peux me faire confiance ; je suis infirmière"
Cette enfant se tourna vers James, attendant son accord, quand il acquiesça du menton. Alors, elle se laissa glisser tout doucement du fauteuil et prit la main de l'infirmière. James l'intercepta quand elle allait "disparaître" de sa vue :
"Eh!"
La jeune femme se tourna vers le jeune garçon, intriguée :
"Oui?
-Vous vous appelez comment au fait?"
Un sourire tendre se dessina sur le visage de l'infirmière
"Je m'appelle Anna"
James fit un simple "oui" de la tête pour montrer qu'il avait compris et Anna se dirigea vers la salle de bain avec Amy dans sa main.
C'est ici, dans cette maison, avec cette jeune femme seule qu'ils grandirent calmement pendant près de cinq ans. Le conflit avec les rebelles n'avait jamais cessé. Amy, très intriguée, avait appris à soigner avec tout ce qu'elle pouvait trouver sous la main. Elle s'était endurcie. A présent, elle avait la même force de caractère que James mais d'une tendresse infinie. Elle avait en elle une volonté de comprendre, si forte, qu'avec elle, elle aurait pu soigner la terre entière. Elle avait dix-sept ans et elle avait pour mentalité celle d'une fille de vingt ans. James quand à lui en avait dix-huit maintenant ; une simple année de différence qui ne se voyait pas ni dans leur cœur ni dans leur tête. Depuis un an, le combat avait réussi à atteindre la partie sud de la ville, cependant les chevaliers de la reine avaient largement réussi à les repousser. Depuis plusieurs jours, on entendait dans la rue les cris de ces résistants qui mouraient et parfois même ceux des soldats de la reine. Cela faisait un an que Amy, James et Anna ne sortaient plus de la maison.
Les résistant avaient réussi à recruter énormément de personne et pas seulement en Angleterre. Les soldats et les chevaliers de la reine furent "décimés" en plusieurs mois. Au dernier chevalier qui tomba dans leur camps, les résistants comprirent qu'ils venaient de réussir à conquérir le sud de la ville; il sautèrent de joie, crièrent, chantèrent, quand un homme prit la voix bien plus forte que tous et cria :
"Résistants! Ce n'est pas fini ! Nous devons anéantir toute forme de résistance, tous doivent nous suivre, compris?"
Pour acquiescer, les résistants avaient juste crié. On ne pouvait pas distinguer ce qu'ils avaient dit ni ce qu'ils disaient maintenant, on ne pouvait rien comprendre. Puis, on entendit des martèlements à la porte. James dit à Amy et à Anna d'aller se cacher malgré leur désaccord. Il se dirigea vers la porte qu'il ouvrit, de façon calme posée. Il demanda juste ce qu'il se passait ; alors un homme d'une quarantaine d'année lui pointa un fusil sous la gorge et lui demanda dans quel camp il était. Avec un sourire, James répondit lentement, sa voix était sereine :
"Vive la reine !"
Il prit le canon du fusil pendant qu'il prononçait ces paroles et bouscula le résistant, s'empara du fusil et le tua, puis ferma la porte, une troupe alliée n'allait pas tarder à les suivre. Il se dirigea vers les cachettes respectives des femmes et prit Amy, donna le fusil à Anna et prit dans sa dernière main la sienne, puis il sortit par derrière.
"Faut qu'on se tire d'ici!" s'exclama le jeune homme.
Anna enleva la main de la sienne et cria:
"T'as tué un homme!
-C'était lui ou moi !
-T'aurais pu lui foutre un pain, ç'aurait été lui et toi! Imbécile on ne tue pas un homme!
-Tu crois que ça m'a fait plaisir?
-Si ça t'as tant déplu il te suffisait de ne pas le tuer !
-Tais toi!
-Suis-moi!
-Non!"
Amy écoutait et s'interposa :
"Vos gueules! On se calme, ok? Anna tu vas nous suivre, il est hors de question que tu crèves! James, fais plus attention la prochaine fois. Evite d'exterminer des vies pour rien. J'ai été claire?"
Des coups de feu interrompirent ces paroles, alors James reprit la main d'Anna :
"On bouge!"
Il ne savait pas où aller, où se diriger, mais une chose était sûre: il y allait. L'infirmière ne parlait plus, cependant comme elle avait la main de James, il lui était facile de diriger la petite troupe. Elle avait été comme une mère pendant cinq ans. Il lui était interdit de laisser mourir ses enfants, même si l'un d'eux avait tué une personne. Aussi résistant fût-il, il n'était pas question de tuer. C'était inacceptable mais elle le faisait parce ils étaient comme ses enfants, parce que ils étaient deux êtres qui avait sonnés dans un froid d'hiver et parce qu'elle les avait aidés et aimés comme tels. Elle regarda James. Au fond, sous ces muscles, il était tendre, et Amy, cette petite fille qui avait une force mentale énorme et qui, à présent, connaissait aussi bien le métier d'infirmière qu'elle-même. C'était dans sa maison qu'ils avaient grandis, non? À présent, où allaient-ils? Elle ne le savait pas, voulait-elle le savoir?
Un coup de feu retentit plus proche que jamais. James se retourna. Anna s'écroula à terre. Il l'avait touché ! Ce maudit coup de feu venait de la toucher ! Après ses parents c'était au tour d'Anna. Amy qui pensait ne plus revivre ça accourut vers la jeune femme tremblante. Ce fichu coup de feu resterait dans sa tête, à coté des deux autres. Celui-ci se gravera aussi. Elle s'approcha, regarda la plaie. La balle n'avait pas été tirée de dos mais de face, pas très loin du cœur, mal visé mais visé quand même. Anna saignait plus que tout. Des larmes commencèrent à naître dans les yeux de cette jeune femme de dix-sept ans, elle regarda si la plaie était profonde pendant que James lui suppliait de se dépêcher et de partir, que s'il le fallait il emporterait le corps, mais qu'il valait mieux le laisser sur le champ de guerre, qu'il était sûrement trop tard et que ça ne valait pas la peine de sacrifier leurs vies. Les yeux d'Anna, toujours ouvert, regardaient la scène. Elle pensa qu'il avait raison. Ces paroles lui firent mal, certes, oser dire devant elle qu'il fallait l'abandonner, dites par une personne qu'elle considérée comme son fils lui firent encore plus mal, il avait raison certes, mais comment pouvait-il dire ça lui? Ce garçon qu'elle avait abrité et qu'elle avait aimé? Comment pouvait-il penser l'abandonner, cependant elle ne voulait pas tuer Amy, et le seul moyen de la protéger était de lui demander de fuir, dans tout ce bruit elle arriva tout de même à articuler quelques paroles
"Vas-t-en Amy, ma chérie, pars
-Non, non, non, si je pars, tu viens avec moi c'est clair?
-Amy, tu m'aimes
-Amour maternelle oui, pourquoi?
-Si tu m'aimes barre-toi, je vais forcément crever, me suis pas dans ce chemin là, continue à vivre, s'il te plait, fais-le pour moi
-Non me demande pas ça"
James arriva en courant, prit Amy par le bras se tourna vers Anna
"C'est pas contre toi, mais je veux la protéger. Je veux qu'elle vive. J'aurais voulus ça pour toi aussi"
L'infirmière acquiesça de la tête. Elle n'avait aucune force, ne serait-ce que pour articuler, pour parler. Fermer les yeux fut son dernier effort. On ne voyait plus ses yeux verts et dans sa tête, il ne devait plus qu'y avoir de noir, parce que c'était fini. La fin du parcours pour l'infirmière qui avait sauvée des vies, elle que personne ne viendrait sauver maintenant. Là-haut, elle n'aurait plus qu'à espérer que les deux personnes de sa vie vivront toujours, en sa mémoire, qu'ils ne pleurent pas, surtout pas Amy, cette fille non cette femme de dix-sept ans, ce petit ange de douze ans qu'elle avait connu, là sous son portique, là sous la pluie, et qui avait voulu la sauver, qui pleure sûrement encore, qui devra pleurer dans son cœur encore toute sa vie.
James vit d'où il était une maison, grande maison, dans un état pitoyable et apparemment assez reculée de toute civilisation. Il en prit la direction. Il était évident qu'ils ne seraient pas les seuls à débarquer ici, mais qu'importe? Arrivés dans cette maison en ruine, le jeune homme poussa la porte. D'autres personnes se trouvaient ici, c'était joué d'avance remarque, la plupart avec une couverture, d'autres avec une bouteille de vin.
"Heps!! Un nouveau, et une nouvelle, mais dis-moi, elle est jolie ta protégée!!"
C'était les seules paroles qu'avait réussit à sortir un vieillard avant de s'endormir d'un seul coup, plutôt louche le vieillard.
"Tsss, Amy se tourna vers la maison entière et cria assez fort, alors c'est là dedans qu'on est tombé? Dans une vieille petite maison de clochards lamentables? Regardez-vous un peu, avec votre vocabulaire vulgaire et vos envies dégoûtantes! C'est tout ce que vous à sortir? Des phrases ridicules pour des hommes ridicules?
-Arrêtes tes grandes phrases ma jolie et viens me faire plaisir"
Un homme situé en hauteur n'avait trouvé que cela à dire, Amy était écoeuré, comment pouvait-on demander ça à une jeune fille de dix-sept ans? Elle ne faisait pas partie de ces filles qui ne pensent qu'à ça et de plus ces hommes étaient absolument répugnants. Le clochard d'en haut reprit
"Et bien, que ton cher ami ne soit pas le seul à profiter de toi au moins, l'escalier se trouve sur ta droite.
- Vous ne pouvez pas plutôt nous dire comment se barrer de cette guerre? Demanda James
-Accepte que ton amie me paye en nature et aucun problème je pourrais te dire ce que tu voudras. Je me plierais même à tes ordres si elle m'en promet plus"
L'homme commença à rire. Il se sentait drôle. Apparemment cet humour, plus désespérant que marrant, était très contagieux :
"Ferme-là Lloyd ! Toi le grand richissime qui s'est retrouvé clochard du jour au lendemain n'as aucune moral à donné à un jeune homme, encore pire: comment oses-tu demander ça à une gamine? Es-tu trop aveugle pour voir qu'elle n'est même pas adulte ! Toi clochard regrettant tout le temps ta richesse ! Regardez-vous pitoyables petits hommes qui pensez imposer le respect avec vos mètres soixante quinze, qui pensez-vous impressionner?"
Un homme sortit tout droit d'un coin sombre, devait avoir un charisme extraordinaire pour dire cela à un homme qu'il ne voyait même pas, et qui, de plus était sûrement deux fois plus grand que lui. La silhouette, à peine distincte, bougea. Elle se redressait. Cette silhouette était en réalité bien ahurissante, une carrure extraordinaire. Amy regarda cet homme se lever dans l'ombre comme l'aurait fait un démon enragé, imposant, comme un de ces héros qu'on voit dans les films de guerre et qui se révèlent n'être que chiffes moles et amoureux. Il approcha un petit peu de la lumière, cette silhouette imposante, cet être qui devait être sûrement massacreur et qui devait sortir d'un film, au moment où tout va mal et où il était bon de le faire rentrer dans le scénario. Arrivé à la lumière on put distinguer son visage et sa taille impressionnante, parce qu'il était en réalité un minuscule petit homme prit dans une ombre gigantesque, un homme accourut vers lui, prêt à le massacrer en hurlant :
"J'en ai marre de toi!"
Le petit bonhomme se tourna, se décala un petit peu, et l'autre clochard s'écroula à terre. Ce petit bout d'homme sortit un pistolet, loin d'être en plastique et le braqua sur ce fichu clochard un pied l'empêchant de bouger
"Tu veux que j'abrège mon cher?
-Lâche-moi!"
Il rangea ce pistolet libéra le clochard et se tourna vers James
"Il y a parfois quelques tensions entre nous, rien de grave. Je suis navré pour ta petite amie qui doit être obligée d'entendre ces idiots.
-C'est ma sœur
-Oh désolé"
Il prit la main d'Amy la serra, se tourna vers James et en fit autant :
"Si tu tiens à le savoir, les résistants ont conquis ce pays mais pas l'Ecosse. Tu seras très bien accueilli là-bas. Si tu as fait quelques études, au moins tu seras au chaud et, encore mieux tu n'entendras plus parler de cette maudite guerre, vu quelle ne concerne que l'Angleterre et la reine. Enfin ce qui me fait bien marrer c'est que les résistants ne s'attendent pas au coup de chapeau que leur prépare la reine!
-Hein?
-Ne trouves-tu pas qu'avoir gagné une guerre avec des pioches, des pelles, et des fusils pris aux soldats était trop facile?
-Si
-En réalité, la reine a donné l'ordre à ses soldats d'éviter de se battre et de rejoindre les rangs des résistants pour éviter les effusions de sang et celle du peuple. Elle ne veut tuer que les résistants et non son peuple. Elle attend le jour où les résistants croiront avoir tout gagné et atteint le trône de la reine, alors, elle pourra donné l'ordre à ses soldats de tuer les résistants bien plus nombreux qu'eux évidemment.
-Il est inutile que l'on parte?
-Bien sûr que si, si vous ne voulez plus entendre parlez de cette guerre. Mais si vous voulez servir les rangs de la reine, rejoignez les résistants et une fois que vous arriverez au trône prenez les fusils et tuez les résistants.
-Comment allons-nous faire pour les reconnaître?
-Vous tenez à y aller?"
James se tourna vers Amy, cette dernière avait l'air bien décidée à donner une leçon à ceux qui avaient tué ses parents et par la même occasion Anna, et puis, ça n'était pas vraiment risqué au fond non?
"Oui, moi je tiens vraiment à y aller.
-Alors nous irons.
-Bien bien, si vous voulez les reconnaître il vous suffira simplement de ne pas tuer ceux qui ont des écussons d'une croix verte brodés sur leur épaule gauche.
-C'est tout? Et comment on fait pour se procurer un de ces écussons?
-Pas bien compliqué, vous devrez vous engagez, auprès de soldat qui l'ont, à toujours servir la reine et ils vous la donneront
-Vous me paraissez un peu trop au courant de tout non?
-Exact"
Il montra son épaule gauche, une croix verte y était cousue
"Moi j'en ai eu marre, je me suis tiré, mais si vous tenez à y aller, allez-y"
James et Amy quittèrent cette maison en ruine et arrivèrent près des résistants. Ils leur avouèrent être de leur coté et suivirent les instruction que leur avait donné le petit homme. Ils réussirent à obtenir une croix verte cousue sur leur épaule gauche. James eût une arme mais pas Amy, son seul rôle fut d'aller retrouver celles qui servaient la soupe et qui soignaient les militants.
A chaque instant, elle en sauvait, en laissant mourir quelques résistants. Tout ceux qu'elle soignait d'ailleurs, qu'elle devait soigner, elle servait son pays c'était tout. Ce rôle fut joué pendant plus de cinq ans et les résistants et les soldats arrivèrent au trône de la reine après avoir subi les attaques Ecossaises, Allemandes, Hongroises. Pour permettre de retarder l'arrivée des résistants à ce fichu trône où tout aller s'accomplir. Les quelques gardes qui gardaient l'entrée rejoignirent les rangs et ils arrivèrent tous devant la reine, qui souriait, là sur son trône, elle les attendait, elle ricana et lança :
"Et bien dites-moi, vous en avez mis du temps!"
Cette parole n'étonnait pas le meneur, après tout, on en parlait à travers tout le pays non? Mais le fait qu'elle soit aussi détendue, le fait qu'elle sourit le surprit. Il lança :
"Mais, dis-moi, tu es bien détendue pour l'heure de ta mort ?
-Regarde-toi et dis-moi, combien de morts as-tu fait, toi et tes hommes combien de personne avez-vous tués? Une centaine? Un millier, combien dois-je comptais d'hommes en moins? Dans mon pays, combien de personnes ont péris? Combien de personnes périront encore? J'aime mon pays, alors dis-moi combien de personnes je dois pleurer?
-Pleurerais-tu par pitié? Oh il est beau ton pays! Dévasté par la misère de ceux qui ne peuvent s'offrir le luxe de goûter à la joie de se faire entendre!
-C'est ce que tu penses? Oh tu me fais bien rire, toi l'inconnu qui débarque dans mon entre, et qui me tutoie, moi qui suis et qui resterai ta reine jusqu'à ma mort? Connais-tu le respect?
-Pas envers les dictateurs!
-Moi? Dictatrice? Je t'aurais tué depuis longtemps dans ce cas ! J'aurais visé le chef de cette rébellion et j'aurais fait tuer tout les autres, ceux qui ne m'obéissent pas, ceux qui s'oublient en sombrant contre les lois de MON pays, parce que n'oublie jamais ça, c'est mon pays!
-C'est fini, ils m'ont tous rejoint, tu sais, tous tes fabuleux soldats qui te protégeaient"
A ce moment, la reine laissa exclamer son rire. Elle s'était donnée pour son pays, et ses soldats avaient obéi à ses ordres. Ils s'étaient laissés faire. Il lui suffirait de faire un signe de tête pour que tous les soldats de le reine tuent leurs voisins, ça aurait pu être si facile, oh tellement facile que ça en devenait fascinant. Quand elle s'arrêta de rire elle le regarda et tourna autour de lui.
"Dis-moi, tiens-tu à la vie?
-Autant que je tiens à mon pays
-Alors tu ne tiens pas à ton pays. As-tu un soupçon de jugeote?
-Autant que je veux te tuer.
-Alors je suis bien rassurée, ce n'est pas de ta main que je mourrai.
-Qu'insinues-tu?
-Avec un soupçon de jugeote, tu aurais compris… Ne penses-tu pas que c'était si facile d'amener vers toi toutes ces personnes qui t'ont suivi ? N'as-tu donc vraiment jamais pensé que tous ces signes sur les épaules des personnes qui te rejoignaient voulait signifier quelque chose? N'as-tu donc pas pensé un seul instant que les soldats qui s'étaient engagés à mes côtés n'auraient pas pu me trahir si facilement? Penses-tu vraiment qu'ils se seraient jetés corps et âme dans la rébellion et qu'ils auraient reniés ce pour quoi ils se sont toujours battus? Tenais-tu vraiment à ta vie quand tu as monté cette révolte? Y tenais-tu vraiment, quand tu es descendu dans la moitié sud, là où se trouve le plus de soldats qui me servent? Y tenais-tu vraiment, quand tu es rentré dans mon pays avec une victoire si facile? Regardes-les maintenant, ils sont faciles à reconnaître tes résistants avec leurs bâtons et si facile à reconnaître mes soldats, dans tout ce troupeau aveugle qui est prêt à me tuer pour ton plaisir, la moitié de ces brebis ne sont pas égarés et n'ont pas besoin d'un berger, la moitié de ces brebis se sont toujours battues pour ce qu'elles défendaient, mon trône.
-Qu'est-ce que tu me chantes?
-Haha! Imbécile, il me suffit d'un simple geste pour t'exterminer et exterminer ceux qui t'ont suivi, pour combattre cette révolution, regardes-les, ils sont là, la moitié sont prêts à frapper à tout moment, à prendre les fusils, et à tirer. Tente simplement quoi que ce soit et on te tirera dessus.
-Et tu penses que je vais te croire? Toi là dans ton délire, je sais que si je prends un fusil je peux te tuer.
-Tu es admirable, quelqu'un d'autre aurait déjà perdu son sang froid, et de la sueur coulerait sur ses tempes. Mais non, pas chez toi, je n'en vois pas une seule goutte, pourtant tu as laissé ta femme et tu es parti. Peut-être avais-tu des enfants, que sont-ils devenus, maintenant? Huit ans après? Quand on leur annoncera ta mort, qu'est-ce que ça leur fera? Est-ce qu'ils te considéraient encore comme leur père? Est-ce qu'ils seront tristes? Est-ce qu'ils pleureront? Est-ce qu'ils ont un autre père? Au final, des hommes vont êtres tués et toi avec, mais moi je serais toujours reine, à quoi aura servi ce manège ?"
Des gouttes de sueur apparaissaient enfin sur les tempes de cet homme. Sa famille. Mais il ne disait rien, il ménager sa colère, peut-être avait-il simplement peur qu'elle ait raison. La reine avait atteint son but, elle avait réussi à lui faire perdre son sang froid, elle n'était donc pas loin du point où elle ferait comprendre à tous ce qu'elle pensait. Peut-être arriverait-elle ainsi à limiter les dégâts, cependant il ne devait pas l'attaquer. Si il le faisait, ce ne serait qu'un facteur déclencheur, et tout serait fichu, elle aurait perdu un grand nombre des habitants qu'elle voulait protéger. Au fond, elle y était presque. Au moment où elle toucha son front pour essuyer cette sueur, pour voir ce résultat, l'homme de rébellion se jeta sur lui, Amy retint son souffle. Elle avait compris le manège de la reine, et elle savait que ça allait être trop tard. Durant ces deux dernières années, elle avait même sauvé les vies de tous les résistants qu'elle voyait venir. Elle en avait assez laissés mourir ils avaient payés leur dette. Elle les soignait tous. Elle remplissait ses missions, partagée entre celle de son pays de tuer les résistants et celle de son métier d'infirmière de les sauver. Elle avait à présent vingt-deux ans. C'était une belle femme. Cette rébellion avait durée dix ans maintenant et toute la ville était envahie de rebelles, et elle, elle était au premier plan pour voir le massacre. Quand l'homme qui menait cette révolution s'approcha pour tuer sa reine de ses propres mains, un coup partit et il s'écroula à terre, du sang roulant sur ses habits tachés et troués ; ce n'était qu'un trou de plus maintenant…C'était son dernier souffle, le fusil se baissa et tout le monde se tourna vers cette homme. Sur son épaule gauche il n'y avait pas de croix verte. Lui, il avait compris, mais pas les autres. C'était évident. Le second coup de fusil mit quelques secondes avant de partir pour tuer cette personne. Deux résistants avaient eu dans leurs mains deux fusils pour la dernière fois, parce qu'ils venaient de déclencher à eux trois la véritable guerre. James attrapa la mains d'Amy et l'emmena ailleurs, il avait vingt-trois ans c'était lui aussi un bel homme maintenant, avec ses yeux noirs et ses cheveux un peu ébouriffés mais c'était toujours sa sœur qu'il protégeait. Elle avait vingt-deux ans mais pendant dix ans, il l'avait protégé et il l'avait aimé. Il avait jeté son arme ; il ne pouvait pas combattre, mais elle ne le pouvait pas non plus et ils se feraient forcément tuer. De loin, ils suivirent la reine qui partait pour se mettre à l'abri. C'était tellement logique, tellement évident ; elle avait échoué. Mais que pouvait-elle faire maintenant? James entra dans une pièce, Amy au bras et lui dit :
"J'ai pas voulu ça
-Non je sais, c'est moi qui l'ai voulu, c'est moi qui ai voulu venir ici
-T'étais qu'un pion, on est tous des pions
-Je sais, on est à l'abri, ici?
- Je ne pense pas, mais à mon avis quand on sortira ça aura déjà fait quelques ravages
-Ah parce qu'on pourra sortir d'après toi?
-Espérons"
La porte était fermée et il était contre cette dernière. Elle se trouvait à l'autre bout de la pièce qui n'était pas vraiment petite. Il se laissa glisser jusqu'en bas, et ils restèrent ici pendant plus de vingt minutes. Après dix minutes sans bruit, ils sortirent. Dans cette grande salle régnait une odeur désagréable ; mélange de sang et de poudre de canon, mélange de souffre et de haine, mélange de révolution et d'alliance, une odeur fétide qui reste pendant des jours, pendant des nuits. N'y avait-il plus personne ? Enfin ? Est-ce que c'était enfin fini? James ramassa un fusil sur le sol et s'aventura. Amy restait derrière lui. Dehors il pleuvait, une pluie chaude qui vous pénètre à l'intérieur, un soleil, derrière les nuages, certes, mais un soleil quand même, et après? Est-ce que c'était fini trois coups de fusil éclatèrent. Tous les trois atterrirent directement sur le corps d'Amy qui s'écroula à terre dans un bruit sourd, par un réflexe meurtrier, James se tourna et à chaque personne qu'il vit, il tira. Il réussit. Les pieds dans des petites flaques de sang, il lâcha le fusil, oui maintenant c'était fini, bien fini. Fini pour lui peut-être car une marre de sang bien plus grande lui arrivait désormais à ses pieds et quand il baissa la tête, c'était le sang de sa sœur qui gisait au sol, il se jeta à terre et la prit avec ses mains. Elle était touchée près du cœur, une balle dans le ventre et une dans la jambe droite, et il la prit dans ses bras…
A présent elle était là, dans ses bras et nageant dans son propre sang. Elle pouvait à peine parler mais continuait à murmurer pour qu'on la rassure, pour qu'il la rassure, et puis il la serrait si fort, il se tachait mais qu'importe… Ce sang, c'était celui de sa sœur. Ce bel être de vingt-deux ans, ce visage doux, c'était son sang. Il la serrait si fort, comme pour retenir son âme pour éviter qu'elle ne parte, la tâche sur sa chemise s'agrandissait, cette tache vermeille qui venait de sa sœur, de ce corps qu'il serrait fort, si fort…
"Dis, j'ai rempli ma mission? Je les ai sauvés les résistants après, j'ai fait mon boulot non?
-Evidemment"
Elle sourit. Son visage devenait progressivement blanc mais qu'importe si la mort devait la prendre, elle la prendrait avec son sourire aux lèvres :
"Dis-moi, j'étais sage quand j'étais petite?
-Oui
-Alors durant toute ma vie j'ai fait des faux pas, mais sans gravité c'est ça?
-Oui
-Donc je peux partir tranquille tu crois?
-Qui t'as dit de partir? Tu vas rester là bien en vie!
-Mais je veux partir
-Non, non….dis pas ça, tu veux? Non…
-Pourquoi tu ne veux pas
-Parce que je t'aime
-C'est ridicule, Anna, tu l'aurais bien laissé sur le carreau elle et pas moi!
-Imbécile, si tu crois que ça me faisait plaisir, j'ai juste voulu en sauver au moins une, et j'ai voulu sauvé celle que j'aimais le plus, toi…
-Plus personne n'a besoin de moi maintenant…
-Et oh, m'oublie pas tu veux, j'ai besoin de toi, moi ! Qu'est-ce que je ferais sans toi, je suis rien, pars pas, pars pas…
-Tu tiens vraiment à ce que je ne parte pas?
-Oui, tu vas rester en vie, je te le promets"
Des simples paroles, inutiles, et impossibles, ce qu'il disait ne servait à rien. À quoi servait de donner une promesse qu'il ne tiendrait pas? Il l'aimait c'est tout, il l'aimait plus que tout. Il la serrait, la berçait calmement, doucement, tendrement, en lui déposant un baiser sur le front de temps en temps, puis et elle susurra :
"Il fait chaud dehors, n'est-ce pas ?
-Oui, il fait très chaud
-Alors dis-moi pourquoi j'ai froid, si froid"
Elle connaissait la réponse évidemment. Une fausse question de plus, envoyée en l'air, pour perdre quelques instants. La peur envahit James. Il la serra plus fort, posa sa main droite sur sa joue en la frottant doucement, pour la réchauffer et pourtant… De minute en minute on pouvait voir une petite marre vermeille s'agrandir autour d'eux, au fur et à mesure elle devenait encore plus pale, encore plus blême, elle regarda une dernière fois son frère qui avec son regard noir avait les yeux pétillants, et ne retenait plus ses larmes, elle lui murmura:
"Dis tu m'aimes?
- Quelle question conne! Bien sûr que je t'aime
-Moi aussi, mais alors, si vraiment tu m'aimes, laisse-moi partir. Tu sais je suis désolée mais je vais vraiment partir. Tu ne m'en veux pas hein?
-Imbécile je t'aime trop pour ça, je serais triste, trop triste.
-Il ne faut pas. Là où je serais, je les rejoindrais, je leur dirai que tu les aimes, qu'ils te manquent. Je suis sûre qu'ils t'aiment aussi. On te surveillera. Tu vas me manquer, tu sais, parce moi aussi je t'aime.
-Non! Ne pars pas! Reste là!"
Les paroles s'envolèrent, les yeux d'Amy se fermèrent et dans les bras de James ne restait plus qu'un corps, seul, sans âme et sans vie, dans son dernier adieu, dans son dernier soupir, elle lui avait dit qu'elle l'aimait :
"Parce que je t'aime"
C'était cette dernière phrase, ce petit bout de phrase qui allait rester dans sa mémoire, on dit que le temps efface les mots, mais le temps n'efface jamais les soupirs prononcés par ceux qu'on aime. Elle était toujours dans ses bras, blanche, comme la mort, morte de toute façon, comme si…comme si elle lui avait dit adieu pour toujours…Mais non, elle resterait dans son cœur, cette âme et ce visage, si pur…il resterait dans sa tête cette dernière phrase :
"Parce que je t'aime"

Histoire publiée le 12/06/2007 à 22h12.
Thèmes : Combat, Fraternité, Guerre

Rappel : Ce contenu est protégé par le droit d'auteur. Toute reproduction, même partielle, est interdite sans le consentement de l'auteur.
Dernière visite hier à 12h28

Dernière visite hier à 12h28 Shamiru Dernière visite hier à 12h28 - Voir ses histoires
 

Ajouter aux favoris
Ajouter aux favoris
Envoyer à un ami
Envoyer à un ami
Attribuer une note
Note 1Note 2Note 3Note 4Note 5
Moyenne (5 votes)
Note 1Note 2Note 3Note 4Note 5

Commentaires

Avatar de shamiru

Par shamiru le 07/01/2008 à 19h30
veut devenir peter pan

Ok N'hésite pas à me dire ce que tu en pense quand même

Avatar de nickvalensi

Par nickvalensi le 18/11/2007 à 22h09
Clorazepate dipotassium

J'aurais bien voulu me dire :

Bon j'vais lire ça, dans 5 minutes j'ai fini.

Mais c'est impossible^^
Bon j'repasserai quand j'aurai un peu plus de temps.

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire, inscrivez-vous gratuitement !