Discours d'un dieu déchu
Mon souffle vous glace le sang, mon haleine putride fane vos fleurs. Lorsque je vois la clarté de votre vie, je l'assombris de mes ailes osseuses. Lorsque je vois la joie sur votre visage, cela me blesse comme une lame brûlante enfoncée dans ma chair maudite. Mes joies sont les pleurs, ma volupté sont les cris, mon extase est la douleur. Le seul rire que je tolère : le mien et celui de l'assassin. Il fut un temps vous me vénériez, maintenant vous me dédaignez. Maudite soit la race humaine ! Maudite soit la joie, malédiction sur le bonheur. Qu'un vol de corbeaux vous arrache petit à petit votre peau jusqu'à ce que je puisse voir votre chair et votre sang ! Je ne supporte plus mon existence, et je ne peux me détruire.
Car je suis un dieu, dans lequel vous ne croyez plus.
Vous avez découvert votre liberté, ce qui causa ma chute du paradis vers l'enfer. Je vous suis soumis : la haine m'emporte!
Si un jour vous retombez dans la vénération de mon culte, je ferai de votre monde un abîme de souffrances, un océan de sang, une cathédrale d'os humains en putréfaction. J'attends ce jour... Ayez confiance en vos prêcheurs, il vous apporterons le bonheur... Du moins le mien...
Histoire publiée le 23/05/2011 à 21h57.
Thèmes : Haine, Liberté, Malheur
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