Elle n'acceptera plus qu'on l'arrache de son rêve!
Elle était là, allongée sur le sable dans un silence parfait. Elle sentait la fraîcheur du vent matinal qui soufflait dans ses cheveux. La douceur des vaques emportait à chaque reflux toutes ces maladresses, tout ce qui la blesse, et revenait en reflux pour purifier son esprit et noyer son âme de bonheur. Des graines de sables frôlait son visage, emportant les traces de ses larmes... et une lueur d'espoir jaillissait de ses yeux.
Le soleil se réveillait là-haut, à l'horizon, là où la terre et le ciel se touchent, là où le rêve et la réalité se fusionnent.
Et subitement, tout en douceur, un bruit s'infiltrait. Elle connaîssait ce bruit parfaitement.C'était son réveil qui sonnait.
Tout cela était juste un rêve, juste une illusion. Un mirage qu'elle s'inventait chaque nuit.
Ce maudit réveil l'arrachaît de ce paysage chaque matin à 6 heures.
Elle ôta alors cette couverture qui abritait ses rêves et ses illusions, regarda d'un oeil d'gouté le grand bordel qui régnait sur sa maison, qui reflétait ce grand désordre au fond d'elle: Toutes ses idées qui vont de travers, tous ses sentiments indécis...
Elle mit ses vêtement noirs et froissés qui cachaient la beauté de ses formes. Elle sorta de la maison, quittant ainsi son seul abri et son unique échapatoire.
Elle avança difficilement dans ce grand marché de chair humaine, et jetta un coup d'oeil sur cet enfer autour d'elle. Elle aimerait tellement faire arrêter ses sens d'agir, pour ne plus entendre ces bruits, ces cris, ces mots qui blessent, ces mots qui carressent.
Ne plus sentir l'odeur gerbante de ces fumées, de tout ce qui transpire, les murs, les gens, l'air...
Ne plus voir ces regards brisées qui criaient en silence leurs haines. Ne plus voir ces sourires narquois, parfois ironiques qui surgissaient à la surface pour cacher la profonde tristesse qui persiste au fond.
Ne plus sentir ces corps qui la bousculent ni ces épaules qui la heurtent.
Elle arrive enfin à son travail, en retard, comme elle l'a toujours été. Puis bossa pendant plus de dix heures comme une chienne.
Il est 18 heures. Elle prit le chemin du retour, erra dans les rues, trébucha sur les murs.
Elle mangea une pauvre pomme et rejoigna son lit.
Le matin à 6heures, le réveil sonna mais cette fois, elle ne l'entendit pas . Le soleil ne s'était pas encore levée dans son rêve. Peut-être ne se lèvre-t-il jamais?....
Histoire publiée le 30/12/2006 à 19h54.
Thèmes : Mort, Nouvelle, Réalité, Rêve
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Par outcasta le 09/04/2007 à 16h39
mononeuronaire deneuronée!
pas mal du tout!
j'aime bien
Par kelkune le 29/01/2007 à 17h01
Il est tout pourri...
Pas mal... une 'tite lecture sympa
Par laura0603 le 15/01/2007 à 14h46
chocolat-colat.skybl og.com
mai trooo coool tite soeur continue
Par ptiteprincezz52 le 05/01/2007 à 23h26
<3
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