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Entre Folie et Raison

Je peins du bout des doigts pour mieux sentir mon éloignement, Ma toile ne me ressemble pas, Comme toutes celles déjà autour de moi. Les couleurs sont ternes, mais ais-je déjà été tristre ? D'aprés lui, on m'avait tout donné et j'avais su poirtant le retenir. M'as t'on jamais blessée ou fait du mal ? Je ne peux le savoir, persuadée que mon esprit m'a caché les tortures intérieures, a diminué les grands transports de desespoir en chagrins enfantins, dissimulé les évements qui aujourd'hui font sûrement de moi, esprit-corps-mode de pensée, un être qui se veut fort et conquérant.
Réflexion acquise au ryhtme des gens rencontrés, au détour d'une chanons, d'un air à présent oublié, d'une peinture, d'un livre, d'un mot. Les auteurs m'ont éduquée, pourrais-je un jour le lui rendre ?
La toile sous mes doigts m'insupporte: j'ai envie de me jeter dessus, de la lacérer, de salir mes mains de la peinture rouge que j'avais déposé. Un meurtre: j'ai tué ma toile. Elle est morte et gis désormais sur le sol. La moquette est alors sale. Je cache le corps dans l'armoire. J'entends des bruits: il a du rentrer, entendre du bruit. Mes pieds vont instantanément se poser sur lâ tâche. Il ouvre la porte et regarde la salle. Pas de question. Il sort. Je me rapproche de la fenêtre et l'ouvre : l'air. Seule source de bonheur instantané et immédiat. Respirer. Prendre conscience des mouvements pérpétuels de ma poitrine, de l'activité incessante de mes poumons. C'est frais. J'ai froid à présent. "Referme cette foutue fenêtre!" a t-il dit rageusement en entrant dans la piéce. Je lance un regard apeuré et je m'assoie à terre. Je me recroqueville, entend avec horreur le bruit de la fenêtre qui se ferme. Je pleure. Il sort à nouveau. Mes pleurs devaient être feints.
Je me sens abandonnée. Pense t'il que je suis folle d'aimer le froid ? Sait il combien je hais le chaud ? Combien le soleil me débecte, que le chaleur m'assaille au moindre rayon sur ma peau, et que je brûle, oui, je brûle de l'intérieur comme si mon corps était un brasier. Peut être parce que je suis terriblement vide et qu'il me semble que je suis depuis si longtemps si seule ?
Mes pleurs étaient feints car je m'arréte instantanément. La porte se réouvre une nouvelle fois et c'est un petit bout de truffe qui fait irruption. Merci ma grande boule de poils, merci d'être toujours là quand j'étouffe un cri, une plainte...

Histoire publiée le 20/08/2006 à 14h03.
Thèmes : Folie, Peinture

Rappel : Ce contenu est protégé par le droit d'auteur. Toute reproduction, même partielle, est interdite sans le consentement de l'auteur.
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Commentaires

Avatar de lilnao13

Par lilnao13 le 23/05/2007 à 17h39
Ainsi est fait...le monde.

Triste histoire...mais très belle malgré tout. On ressent bbien les émotions du personnage à travers ton texte.

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