Entre la vie et la mort...
Entre la vie et la mort : un long couloir noir et blanc.
Installée sur mon lit, je sanglote. Je ne fais plus que ça depuis quelques temps. Sangloter pour désapprouver une chose, approuver une mutilation bénite. Depuis trois mois, je me scarifie, je me brûle avec la cendre des cigarettes que j'allume. Je sais que j'ai un problème.
Mais personne ne peut m'aider. Je cherche, par persuasion, que je rencontrais une personne qui saura m'aimer pour ce que je suis et qui pourra m'aider.
Mais pourtant, je ne sais pas pourquoi je m'abstiens à ces pensées. Je sais, comme tout le monde, que je mourrais un jour. Et ce jour-là, je sais qu'il est venu. Ce n'est pas pour rien que je me suis scarifié « Aide-moi » sur le bras droit.
Je peux sentir la lame glaciale du rasoir, que j'ai posé sur mon lit. Cette lame de rasoir est ma seule amie. Je n'ai jamais eue une personne en qui j'aurais put avoir assez confiance pour lui parler de tous mes problèmes psychologiques.
Lorsque mes parents ont appris que j'avais des problèmes « mentaux », ils se sont empressés de m'emmener voir un spécialiste. Mais je n'ai jamais rien dit. Je n'ai pas eu le courage de lui avouer se que je faisais, dans l'intimité de ma chambre.
Et maintenant, je vais faire une erreur irréparable que personne ne pourra m'enlever. Je me redresse quelque peu et je fais glisser la lame de rasoir sur mes veines apparentes. C'est tant mieux que j'ai la peau diaphane, je peux mieux voir mes veines bleutées. J'enfonce de plus en plus profondément la lame de rasoir.
Le sang commence à s'écouler lentement sur le drap. Ne souffrant pas assez, je passe à mon poignet gauche. Je reproduis la même action que pour mon poignet droit, labourant consciencieusement mes poignets déjà zébrés de multiples cicatrices ensanglantées ou presque refermées.
Un petit frisson me parcourt tout le corps. Je suis enivrée par cette douce sensation, qui me parcoure. Ma tête commence à tourner violemment. Je m'allonge doucement sur mon lit et je me laisse emporter par ma propre mort.
Mais pourtant, je distingue une violente lumière blanche, qui ne cesse de m'éblouir. Mes paupières sont trop lourdes et je n'arrive pas à distinguer ce que les voix environnantes hurlent ou chuchotent. Je n'arrive pas à distinguer les odeurs qui m'entourent.
Mais pourtant, je sens qu'une personne quelconque, qu'elle soit de mon entourage ou inconnue, serre doucement ma main dans la sienne. Sa paume est chaude et elle me procure beaucoup de confort. Mais pourtant, je sais que je suis morte.
La jeune fille, emmenée aux urgences, mourut quelques heures après son arrivée. Leïna Collins était âgée de vingt ans. Elle décéda à la suite d'un terrible accident. Aucune personne ne vint rechercher le corps. Cette dernière fut enterrée dans la fosse commune, après avoir disparue de l'hôpital St Matthew, New-York.
Histoire publiée le 06/11/2007 à 17h36.
Thèmes : Accident, Amour, Confidence, Oubli, Suicide
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Par missangiedevilish le 22/11/2007 à 19h42
† Abandon, absence, mort...†
Mais t'es flatteur aujourd'hui enfin hier ! Merci beaucoup mon cher Mimi ! ^^
Par mihawk le 21/11/2007 à 23h51
=)
arf...
je retrouve bien les histoires de ma lina...
c'est clair que l'on a des frissons en lisant cette histoire...
mais vraiment!
ton écriture est toujours aussi remplie d'emotions, de sentiments!
Superbe histoire encore de ta part ma Lina!!
Par missangiedevilish le 11/11/2007 à 19h41
† Abandon, absence, mort...†
Merci beaucoup pour vos commentaires !
Par x-pink-dr3am-x le 09/11/2007 à 20h03
Vraiment bravo c'est vrai que ça en donne des frissons (comme disait eternal-loner) et ça parle des problèmes des jeunes aujourd'hui
+ 5 étoiles !
Par eternal-loner le 07/11/2007 à 01h32
done waiting ...
j'en ai des frissons, ce n'est pas facil de faire passer ce genre d'émotions
bravo
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