Actualité Cinéma Photos Fonds d'écran Vidéos 3B Poèmes Histoires
Séries TV Musique Sondages Citations Blagues Jeux Blogs t'Chat Forums
Rechercher

Et c'est dans ses bras qu'elle finit. (Inventé)

"Maroussia, c'est en comprenant la profondeur de ta souffrance que je décide d'y mettre fin. Je vais me retirer, non ce ne sera pas pire, écoute-moi bien. Lorsque nos mains se seront lâchées, je vais disparaître. Dans une profonde amnésie tu plongeras, effaçant tout ce qui concernait notre histoire. Tout cela ne sera qu'un mauvais rêve. Tu te réveilleras et ta vie reprendra son cours normal. L'amour tu reconnaîtras une seconde fois, tout de moi tu oublieras. Ta force tu retrouveras. Et lorsque tu entendras le nom de "Thomas H******" autour de toi, un vague souvenir d'un ancien compagnon de classe te reviendra, rien de plus. J'use de tout mon pouvoir pour faire en sorte que cette souffrance soit abattue à jamais. Ton visage rayonnant tu récupéreras et ta joie de vivre reviendra. Plus jamais la moindre larme pour un garçon tu verseras, et c'est eux qui à tes pieds s'inclineront. De corps je ne serai plus là, mais d'esprit je le serai toujours, promis. Ne pleure pas, je frotte tes petites larmes chaudes et régulières. Ta bouche et tes mains tremblent au moindre de mes gestes ou à la moindre de mes paroles. Et ton corps se refroidit. Mais... Mais que t'arrive-t-il ? Tu blanchis et ton corps se fige. Je n'ai pas encore mon diplôme de médecin, mais je sais qu'il est trop tard pour te sauver. Ton rêve se réalise : tu meurs dans mes bras. Et je sens les battements de ton petit coeur diminuer sous mes mains. Et tes respirations s'affaiblissent, j'espère que tu n'as pas mal. Je n'aurais jamais cru... Mon dieu. Ne pars pas. Tu es si douce. Je te parle. Tu ne me réponds pas. Tu ne bouges plus. Ton coeur ne bat plus du tout (mais donc, je suis la dernière personne pour qui il a battu ?) C'est trop tard, tu nous as quittés. Non ce n'est pas une larme qui coule de mon oeil. Ah si, je crois... Maintenant que je sais que personne ne m'entend, je peux le dire : il y a eu des sentiments dans le passé, et là des regrets. J'ai mal agi. Je ne voulais pas en arriver là. Je suis désolé. Je crois que je m'en veux... Toute ma vie je reverrai cette image... C'est vrai que tes sentiments étaient abusés. Je n'ai pensé qu'à ma gueule, je n'ai pas imaginé ce qu'il y avait à l'intérieur de toi. Comment vais-je vivre avec ça dans ma tête maintenant ? Tu es toute mimi... Ca va me manquer tes petites allées et venues à l'école et tes petits regards. Et ne plus rien recevoir de toi. Ca va faire vide. Et ton coeur se détache du mien. Et tous tes rêves sont réduits à néant. Et tout ce que tu as vécu t'a condamnée. Et tu es morte d'amour. Je ne sais pas quoi faire ni quoi dire. Mon angoisse s'amplifie avec les minutes. L'impression d'avoir tout raté me fait face. Je n'ai pas envie de te lâcher, de t'abandonner. J'ai bien souvent utilisé des mots qui ont dépassé ma pensée. Je n'ai pas toujours employé les bons termes. Et je te promets de ne pas oublier un seul centimètre carré de ta petite personne tellement grande à l'intérieur, c'est ce que tu aurais voulu. Je ne sais pas si quelqu'un portera encore autant d'intérêt pour moi, sera capable de m'aimer au delà de tout, sacrifier sa vie pour moi. Je sais que ta vie n'était pas facile, et je n'ai rien fait pour t'aider. Et je n'aurais jamais su te dire tout ça lorsque tes yeux étaient encore ouverts. Je regretterai toute ma vie de ne pas avoir été plus présent, plus compréhensif. C'est quand les personnes sont parties qu'on se rend compte de qui elles étaient. J'aurais dû t'analyser à ta juste valeur. Et je sais que tu m'entends toujours parler. Mais il est trop tard. Je ne serai plus jamais le même. Je ne me suis rendu compte de rien, tout est passé si vite. Je ne serai plus jamais digne de confiance. Dans la rue, je baisserai la tête, je sais qu'une ruée de problèmes m'attend. A chaque coin de rue j'aurai peur qu'on me réserve le même sort que le tien. Mais je dois l'admettre, c'est de ma faute. J'ai trahi la confiance que je t'ai demandé de me redonner. Je voulais juste être tranquille. Je suis perdu. Je me sens sale, j'ai du sang sur les mains. Je réalise enfin l'immense douleur que j'ai engendrée et qui va continuer. J'imagine les gens qui vont pleurer à la découverte de cette triste nouvelle. Tous me regarderont de travers, personne ne me pardonnera. Cette situation est sans retour. Je n'ose imaginer la difficulté que tu as surmontée, ou du moins essayé. Les litres de larmes et les kilos de mouchoirs, les heures d'insomnie et tes bêtises... Et j'étais ta source de vie, ta raison d'avancer sur ce dur et long chemin. Je culpabilise, c'est horrible. Je tremble. Je t'ai tué, indirectement. Oui, tu m'aimais, je parle au passé. Au fur et à mesure du temps, tu as trop changé, je ne t'ai plus reconnu. Non, reviens, je t'en prie. Redis-moi toutes les petites choses que tu me disais. Ta peau est encore douce, mais froide. Ton sang se glace. Le poids de ton corps n'est pas lourd. Tu avais un si beau corps. Certes, tu étais fort mince, mais avec des formes irréprochables. Je n'oublierai jamais ce dernier regard que tu m'as adressé, totalement désespérée, avant de t'en aller. Tu ne m'as même pas dit "je t'aime", à croire que ça me manque ? Il me faudra du temps pour réaliser. Ta bouche pâlit au fur et à mesure des minutes, mais elle a toujours les traits aussi beaux. En fait, je viens de me rendre compte que le dernier chapitre de ta vie porte mon nom, de surcroit qu'il est beaucoup plus long que les autres. Je pourrais fuir en ce moment, mais non. J'assume. Je vais faire sourire ta bouche pour me remémorer nos souvenirs. Halala, je parle beaucoup hein... J'ai la "t'chatch" comme tu disais... C'est peut-être parce que j'ai enfin compris... A l'école, je m'apprête à vivre l'enfer. Tout le monde me fera la guerre, tout le monde me détestera. Excuse-moi de ne pas avoir pu t'aimer identiquement que toi. Je te demande pardon, même s'il est trop tard. Je suis con. Je n'ai jamais su quoi dire."
Alors, il se pencha sur elle et la regarda, ce fut la dernière fois d'ailleurs. Il saisit son portable d'une main tremblante et appela les secours qui arrivèrent très rapidement. Ensuite, il prévint ses parents, et pour finir, la maman de l'adolescente. Le corps fut transporté à la morgue, nettoyé, habillé, et quelques jours plus tard, fut exposé au funérarium à cercueil fermé. Ce cercueil à l'esthétique très simple n'était pas bien grand. Il y avait beaucoup de monde autour. Tous pleuraient, car personne ne comprenait comment cette histoire avait pu en arriver là... Oui, toutes et tous pleuraient, sauf un... Celui qui avait engendré cette situation ne pleurait pas. Il restait là, stoïque, observant l'assemblée. Il était seul, personne ne voulait lui parler... Il avança discrètement vers ce cercueil et l'effleura d'un doigt, s'assurant que personne ne l'avait vu. Il examina chaque bouquet et montage de fleurs qui se trouvaient autour de celui-ci et se rendit compte qu'elle avait beaucoup plus d'amis qu'il ne l'aurait imaginé. Après cela, il quitta la chambre mortuaire, sans dire au revoir à personne, sans un mot. Il rentra chez lui, perturbé. Il faisait froid et sombre, c'était à la tombée de la nuit. Sa culpabilité était palpable. Le jeune homme s'assit dans le noir sur son lit, la tête enfouie dans les mains. Il se mit à penser, longuement, et toujours sans la moindre larme. Il ne dormit d'ailleurs pratiquement pas de la nuit. Le lendemain, à ses cours, il ne fit rien. Il resta seul toute la journée sortant son portable sans cesse de sa poche s'impatientant d'entendre retentir la sonnerie de la fin de la dernière heure de cours. Une idée lui vint à l'esprit. Lorsque cette sonnerie de délivrance se fit enfin entendre, il demanda à sa maman de l'arrêter devant le funérarium où se trouvait la dépouille de son ancienne amie. Celle-ci, compréhensive, s'exécuta et l'arrêta devant la porte de ce grand et triste bâtiment qu'elle n'aimait pas fréquenter, comme personne n'aime d'ailleurs... Il rentra et se dirigea vers la chambre mortuaire. Il n'y avait personne. Pas l'ombre d'un ami, d'un membre de la famille, rien. La chambre était vide, il y restait simplement le cercueil et les décorations florales. D'un pas tremblant et lent, il s'avança. Il avait l'impression que le sol tremblait sous ses pieds. Il posa ses deux mains sur cette grande boîte de bois et dit simplement ces trois mots à voix basse : "je suis là."
Ensuite, il esquissa un léger sourire, ayant l'étrange satisfaction d'avoir accompli son devoir. Pendant trois jours, jusqu'au jour de l'enterrement, il reproduit cette action. Toujours de la même manière et à la même heure, car en général, dans ces eaux-là, il n'y avait personne. Après ces trois jours accomplis, ce fut donc le jour de l'enterrement. C'était le matin. Il faisait sec, mais froid, très froid même. Tous les amis et toute la famille de l'adolescente étaient là, ainsi que les élèves et responsables de son école. Pas un bruit. La délégation suivait le corbillard, lentement. Arrivés à l'emplacement choisi pour que la jeune fille reste à jamais inoubliable de tous, les croque-morts sortirent lentement le cercueil de la voiture et le firent descendre doucement et délicatement dans le trou qui lui servirait de demeure. Le jeune homme tourna la tête en direction de la maman de son amie, qui était abattue, détruite, mais il baissa alors aussitôt les yeux ainsi que la tête. Le trou se ferma, petit à petit, éloignant un peu plus à chaque seconde cette jolie demoiselle que la vie n'avait pas épargnée... Contre toute attente, il s'avança seul à la vue de tous, se plaça devant la pierre tombale, enleva son gant droit, ouvrit sa veste, et en sortit une rose blanche qu'il déposa délicatement sur la pierre. L'assemblée resta bouche bée, il recula et partit, sans rien déclarer. Le vent souffla alors trois fois. Deux petites, et une plus forte, qui laissa apparaître un détail que nulle n'avais remarqué : un petit ruban blanc en soie flottant au vent, où il était inscrit en lettres dorées "Tu resteras à jamais dans mon coeur."

Histoire publiée le 28/03/2010 à 11h13.
Thèmes : Aimer, Amour, Mort, Passé, Passion, Souvenirs, Suicide, Texte, Thomas, XMarouu

Rappel : Ce contenu est protégé par le droit d'auteur. Toute reproduction, même partielle, est interdite sans le consentement de l'auteur.
Dernière visite le 25/04/2012 à 20h17

Dernière visite le 25/04/2012 à 20h17 Xmarouu Dernière visite le 25/04/2012 à 20h17 - Voir ses histoires
 

Ajouter aux favoris
Ajouter aux favoris
Envoyer à un ami
Envoyer à un ami
Attribuer une note
Note 1Note 2Note 3Note 4Note 5
Moyenne (6 votes)
Note 1Note 2Note 3Note 4Note 5

Commentaires

Avatar de xmarouu

Par xmarouu le 14/05/2010 à 11h34
In love.

Merci !

Avatar de algym

Par algym le 10/05/2010 à 05h43
Je l' aime (L)

Ces vraiment bien <3

Avatar de xmarouu

Par xmarouu le 31/03/2010 à 20h18
In love.

Merci, merci les gens lol

Avatar de dead-rose

Par dead-rose le 31/03/2010 à 14h50

zadore plus qu'elle <3

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire, inscrivez-vous gratuitement !