Folie suicidaire
Lundi matin, je suis seule à la maison. Je me lève, une boule au ventre. La journée sera longue, je le sens mais je ne dis rien. Je fais confiance à la routine.
Je chante, j'essaie de chasser mes idées noires. Mais elles demeurent et elles sont lourdes à porter. Je tourne en rond, je revisite chaque pièce. J'ai l'air d'attendre quelque chose ou quelqu'un, je n'en sais trop rien.
Je regarde mon portable, un nouveau message de toi : « soit tu me pardonnes, soit tu m'oublies ».
Comment tu peux me dire ça ? Les deux choix sont impensables… Je te réponds par un adieu. Tu ne réponds pas, apparemment tu l'as mal interprété. Peu importe, si vivre est trop dur, je ne demande qu'à mourir. Je cours aux toilettes, je vomis. Je recrache le peu que j'avais avalé la veille. Je ne me suis jamais faite autant vomir, à en recracher mes organes. Cette mort doit être rapide mais douloureuse. Maintenant que mon estomac est vide, il pourra travailler plus vite. Je vais dans l'armoire à pharmacie. Je prends tous mes médicaments, des calmants, du magnésium, des dolipranes, des somnifères… tout ce qui me passe sous la main.
J'en ai marre d'attendre. C'est bien trop long ! Je tends mon bras, j'attrape la bouteille de vodka. Je ne sais plus quelle quantité je me suis enfilée. Tout est devenu si sombre d'un coup, je me suis évanouie. Les quelques heures qui suivent, j'en ai aucun souvenirs. Puis il y a eu cet horrible mal de crâne, cette voix lointaine et mon corps que l'on tentait de soulever. Elle m'est apparue tel un ange. Je ne sais même pas comment elle est entrée. Elle m'a sauvée la vie, m'a aidée à me relever. On a parlé, très longtemps. Elle est repartie, la lune était déjà levée. Et de nouveau j'étais seule. J'avais peur. Et toi, tu ne revenais toujours pas. Cette solitude me pèse.
Je prends ma lame, vais dans la salle de bain, remplis la baignoire à ras bord. Je m'ouvre les veines, ça fait mal mais je continue, dans quelques minutes, je ne ressentirai plus aucune douleur. Ton absence m'est plus qu'insupportable. Si au moins tu avais été là pour me retenir… Je pleure, je ne m'en étais pas rendue compte. Je me plonge entièrement dans l'eau. J'ai perdu trop de sang, je m'évanouis une fois de plus. Je suis morte… noyée dans un bain de sang pour ne plus entendre ce silence si pesant.
Histoire publiée le 19/05/2010 à 11h48.
Thèmes : Ange, Sang, Suicide, Toi
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Par ziiidoune le 28/04/2011 à 17h48
J'ai essayé de rester éveillée dans un monde où il
C'est très touchant.
Par smartiies le 20/05/2010 à 06h15
- Je t'aime.
pas mal du tout

Je préfère quand même le premier paragraphe que je trouve mieux écrit.
En effet le thème est très souvent reprit mais si c'est bien écrit, ça va !
Bravo !
Par mywonderwall le 19/05/2010 à 17h55
A défaut de ses bras elle s'endort dans ses mots..
Mouais.
Pas mal écrit mais thème trop souvent repris, lassant.
Et juste une petite faute:
"Comment tu peux me dire ça ?" -> Comment peux-tu me dire ça?
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