Forteresse familiale( suite et fin.)
Il lui fallait un plan.
Rester un jour de plus, subir les humiliations, les sévices sexuels et autres non merci. Rester entre les griffes de son bourreau de père et de ces chiens de garde. La petite famille ne survivrait pas longtemps. A l'égard, elle était pour l'instant des attouchements, cela ne lui semblait plausible, pourquoi elle ?
S'enfuir sans attirer l'attention.
Le nez dans les choux, une idée germait en elle. Attendre avant d'agir. Attendre. Attendre. Seule elle n'aurait aucune chance. Il fallait prévenir les autres, son frère sa mère. Mais pas tout de suite pour n'alerter personne.
Les jours passèrent, tous identiques. Ratisser, entretenir l'herbe, planter, se soumettre aux ordres, aux avances des hommes, manger la maigre bouillie identique chaque jour. Une semaine passa sans que les domestiques ne s'aperçoivent de rien. La petite fille avait réussi à communiquer avec les autres membres de sa famille. Comme personne ne pouvait parler ils avaient instauré un code qu'eux seuls comprenaient. Son frère était très excité par ce plan, sa mère, impassible tentait de le rassurer sur l'éventualité d'un échec. Depuis qu'ils étaient en vase clos, leurs comportements s'étaient modifiés. Un jour alors qu'il pleuvait, leur père s'était emmuré dans sa propriété, les domestiques se tenaient à l'écart, les enfants coupaient des branches, la mère tentait de dissimuler sous ses haillons un couteau qu'elle avait réussi à prendre. Sous les grands arbustes, ils marchaient le long du sentier, tout en continuant comme si de rien n'était leurs travaux. Il fallait faire disparaitre les domestiques. Sans attirer l'attention du bourreau. Le fils bricoleur avait réussi à subtiliser quelques outils, pouvant ralentir les deux chiens de garde.
Pendant la nuit, en ayant que peu dormi, le fils avait confectionné des pièges, dans sa paillasse. La petite fille quand à elle tissait des mailles dans le noir, à l'aide de déchets verts, dans le but de recouvrir les caméras de surveillance. La mère ruminait.tant qu'au sort qu'elle réserverait à son mari. Il fallait faire vite, très vite.
Elle avait pu voler quelques bouteilles (désherbant et autres toxiques) qui trainaient ici là.
Dès l'aube ils furent réveillés comme tous les jours d'ailleurs, une cuvette d'eau pour eux trois.
Dehors il pleuvait fort. Peu importe le temps, il fallait se soumettre. Le frère peu à peu posa ses pièges pour les chiens, éloigner ces Bêtes, une bonne chose, puis après s'occuper des Hommes. Les pièges fonctionnaient à merveille les domestiques intriguaient par le bruit des chiens approchèrent et c'est là que la mère cachée derrière un arbuste lança du désherbant, de l'acide, à la tête des deux hommes. Ceux-ci furent secoués de spasmes, et tombèrent tous deux. Le frère ligota les deux grands Hommes, les chiens furent tués à coups de couteau. En une heure quatre morts. Belle affaire, beau coup de maître. Le plus dur restait à venir. Le patriarche....
La pluie drue ruisselait sur eux. Agir avec plus de minutie. Il allait sûrement venir aux nouvelles. Il fallait faire vite. Plus vite.
L'ombre du père était visible depuis le jardin.
Les trois comparses trempés, réfléchissaient. Que faire ? Un plan.
La petite fille se désigna d'elle même. Elle serait la séductrice. Elle devait faire boire un breuvage au père. L'attirer à elle, par des avances sexuelles. Mais comment ?
Bonne question, au moyen d'une flèche.
La petite fille s'avança lentement vers la maison, le père curieux lui demanda ce qu'elle faisait là, elle lui répondit qu'elle s'était faite charmée et qu'elle avait répondu oui aux invitations cependant il fallait informer le patriarche. Le père se frotta les mains et l'invita à l'intérieur. Dans la chambre à coucher, il lui ligota les membres et lui arracha ses haillons. Il dévora sa fille des yeux, il se déshabilla. La petite fille terrifiée, ferma les yeux. Elle gémit quand il l'a pénétra. Pendant ce temps la mère et le garçon avait réussi à rentrer dans la maison et étaient à deux pas de la chambre à coucher. La petite fille devait gémir, hurler de façon à ce que ses cris couvraient leurs entrées. La porte n'était pas verrouillée avec chance. Ils purent s'y introduire. Le père sur sa fille derrière la mère et le fils à terre. Avançant en silence. Le frère planta la flèche qu'il avait confectionnée contenant le poison dans la cuisse du père. Il hurla, fut pris de convulsion et tomba raide, inconscient. La petite fille libérée, pris le couteau des mains de son frère et l'égorgea.
Se débarrasser des corps. Ils trouvèrent dans le manoir de l'essence, ils mirent le feu. Les trois comparses s'éloignèrent de la villa, ils étaient libres, libres...
L'enquête piétina, fut classée sans suite. Passa dans le journal sous le titre, un crime barbare eut lieu, des corps calcinés, aucune trace des bandits.Sûrement une histoire familiale qui a mal tourné. Sûrement.
Histoire publiée le 10/03/2010 à 23h03.
Thèmes : Chiens, Enquête, Evasion, Famille, Fin, Hommes, Meurtres, Plan
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