Free Hugs (Dernier Chap)
Certains appellent cela le coup de foudre. Pourquoi pas ? Tout ce que je sais, c'est qu'en la regardant dans les yeux, j'ai su que je l'avais trouvé l'inspiration, et pour de bon cette fois.
On aurait dit un ange. Oui voilà c'est ça, il ne lui manquait que l'auréole au dessus de son charmant minois. Elle avait encore ce petit côté enfantin, cette chaleur spontanée et ces espoirs invisibles qu'on les enfants. On voyait aussi qu'elle débordait de tendresse, de bienveillance, et qu'elle était sensible à tout ce qui l'entourait. Les passants auraient vu tout cela s'ils l'avaient regardés; mais non, il ne l'a voyait même pas. Pour eux, ce n'était qu'une étrangère parmi d'autres; pour moi, elle représentait mon bonheur, l'espoir, l'amour partagé. Et nos âmes continuaient à se parler, en silence, à distance.
Soudain, je me dis: « -Zut, elle m'a vu dans un moment de désespoir, les yeux dans le vague, pas très séduisant tout ça. Bon allez, on essaye de se rattraper mon grand, fais un effort, tu ne peux pas le laisser filer ce bel ange. Allez souris, fais quelque chose bon sang ! Ne reste pas comme ça ! Prend un air séduisant, fais un sourire charmeur, je ne sais pas moi, débrouille-toi ! »
Je saurai plus tard qu'elle avait entendu ces craintes, et qu'elle les avait trouvées attendrissantes. Elle dira aussi que je ne l'avais pas séduite en faisant mon sourire de la pub de dentifrice (pourtant je l'avais longtemps étudié, devant mon miroir), mais quand elle m'avait vue moi-même, mon âme nue, dans cette rue froide et neutre. Elle dira qu'elle avait été submergée d'émotions en me voyant, qu'elle m'avait aimée au premier regard. Bon, la leçon est retenue, il vaut mieux être soi-même, j'aurais dû m'en douter. Mais comment vouliez-vous que je sache qu'elle préfèrerait un pauvre mec avec son désespoir à un bel homme avec un sourire l'invitant ?
Bref, elle s'avança vers moi, lentement, et pour continuer dans la comparaison avec l'ange, elle était si légère, elle touchait à peine le pavé humide qu'on aurait dit qu'elle volait, elle était presque irréelle. Et alors là, comme un idiot je me suis dit « Et voilà, elle marche ta fameuse technique, regarde-la, elle accoure presque. » Pour le coup, j'étais fier de moi, on aurait dit un coq. Je ne vis pas qu'elle cachait un fou rire. Mais mes yeux prirent un autre éclat quand nos souffles étaient si proches qu'ils pouvaient s'enlacés. Les battements de mon cœur de fusain (qui sera bientôt un cœur de couleurs pastel) s'accélérèrent. Moi qui aime avoir tout contrôle, c'est vraiment raté. C'est elle qui avait mon être à ses pieds. Je posai ma pancarte encombrante. Quand je relevai mes yeux vers elle, il me semble avoir discerné de la peur dans ses beaux yeux, comme si elle s'était dis « je vais enlacer un homme qui m'est étranger, mon Dieu je suis folle d'agir ainsi ! » Mais je la vis se rassurer quand nos yeux furent de nouveau ensemble. Nos gestes furent tremblants, hésitants, de peur de tout gâcher. Mais tout fut parfait, comme dans un rêve. Nous nous enlaçâmes, sa tête au creux de mon cou. Mes mains, elles, effleuraient doucement ses hanches. Nous restâmes pendant de longues minutes, les yeux fermés, heureux, savourant les miettes de bonheur que le ciel nous donnait enfin. Sa respiration était calme, je l'écoutais et elle m'apaisait. Pour ce qui est de son parfum… un délice. Un parfum sentant à la fois les forêts, l'herbe mouillée, les fleurs, la fraîcheur, mais aussi la chaleur, le soleil, avec une touche orientale et sucrée. Elle me révéla plus tard avoir cru qu'elle n'avait pas d'odeur. Comme un rire, son parfum dans ma mémoire j'ai enregistré, et le sens parfois, quand je suis seul, toujours avec le même plaisir, avec le même bonheur. Cet instant fut comme une caresse dans mon existence. Et alors, spontanément, tendrement, elle me dit : « - tout va bien, pleure un bon coup, je suis là maintenant ». Je la regardai, et compris sa sincérité. Je lui mis un doigt sur sa bouche et dis « Chut, moi aussi je vais prendre soin de toi, mon ange… » Et alors, je l'embrassai, tendrement, et nos larmes de bonheur coulèrent ensemble, libérées. Et parfois, je murmurais « Merci, mon ange… ».
FIN
Merci à tous ceux qui ont suivi mon histoire
quotidiennement. J'espère qu'elle vous a plu.
Histoire publiée le 04/09/2007 à 14h33.
Thèmes : Amour, Bonheur, Coup de foudre, Free hugs, Rencontre
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Par by-love-of-rock le 13/06/2009 à 19h29
j'ai addoré cette histoire franchement elle est tres belle bravo....
Par quandm-aime le 25/05/2008 à 21h02
**Kelkune fanclub** !
eh bien! splendide histoire qui m'a bcp touchée.. félicitations!
Par morganne21 le 16/10/2007 à 18h55
sourire à la vie, renouveauaccepter sans oublier
et vien c'est magnifique il faudrait que tu le fasses lire à Kazan, je pense qu'il aimerait. bisous je t'envoie un MI
Par milly54 le 29/09/2007 à 17h04
de retour :p
toujours autant magnifique. J'adoore dommage que ce soit la fin
Par helene9292 le 27/09/2007 à 18h51
Elle est trop bien ton histoire!!
j'ai des larmes dans la gorge
Par kanemg le 23/09/2007 à 22h27
Alors là je suis partagé entre deux:
-Triste que ce soit fini car c'était magnifique comme histoire.
-Hébahi devant la beauté de ta plume pour écrir.
Encore bravo pour cette fabuleuse histoire pleine de reve , d'espoir et d'amour.
Jespere qu'il y en aura d'autre des comme ça ; je sais je me répete mais vraiment un grand BRAVO a toi soeurette.
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