Idées noires
Il est 6 heures du matin,je me lève de ce matelas miteux dans cette chambre qui s'effondre,j'en sors tout en évitant les paquets de clopes,les fringues et les quelques cafards qui trainent sur le sol. Arrivé dans la salle de bain, nez à nez avec ce reflet censé me représenter, je m'ébouriffe les cheveux, me rase, on se lavera ce soir ce matin je suis à la bourre. J'avale ce qu'il reste dans mon garde-manger, la fin du mois approche, heureusement je n'aurais pas encore supporté de manger une triste pomme ce soir.
6h45, le bus bondé, les gens qui vous scrutent, cette tristesse dans la plupart des regards me stresse, je ferme les yeux mais mon nez me titille cette odeur de sueur, de communauté qui flotte à l'intérieur du transport en commun me dégoute un peu plus de minute en minute. Mon arret arrive enfin, je n'aurais supporté cette puissance nauséeuse une minute de plus. Il fait encore noir quand j'entre dans les batiments de l'usine et la paleur de la lune reflète les grandes cheminèes qui crachent déjà sans relache de la fumée.
Après une matinée éprouvante, je sors pour ma demi-heure de pause, pour manger c'est trop court, pour ne rien faire c'est trop long alors je sors mon paquet de clopes, il ne m'en reste que 2, j'allume la première et fume l'autre juste avant de retourner travailler.
L'après-midi, la même routine que le matin sauf que mon supérieur m'a pris en grippe car je n'ai pas pu lui donner une malbo donc j'ai été roué de sermonnage en tout genre toute l'aprem comme si ça ne suffisait pas.
La sonnerie retentit avec le son de la délivrance, nous avons tous le ton maussade en sortant, un peu plus souriant que d'habitude, nous venons de recevoir notre paiye, assez pour survivre encore un mois. Je loupe mon bus de peu mais il ne s'arrêtera pas pour moi, pas cette fois en tout cas. Dépité je me tape les 10 kilomètres d'ici à chez moi sous une pluie torrentielle. C'est décidé demain sera un autre jour, demain je m'en vais, demain je pars pour un monde meilleur, la France ou l'Espagne peut-être mais j'en peux plus de ces conditions. Arrivé chez moi, je monte dans ma chambre sans manger, me couche et remet mon réveil pour 6 heures. Demain sera-t-il un autre jour ? Espérons.
Histoire publiée le 24/10/2006 à 20h50.
Thèmes : Difficulté, Travail, Tristesse
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Par meghem le 06/05/2007 à 04h27
How can love be so cruel
triste vie, malheureusement ça existe vraiment et y a pire
j'aime bien
Par foulonus le 03/11/2006 à 16h59
HK ça vous gagne [ou pas]
Tout va toujours bien si on le veux c'est ce qu'il faut se dire^^ merci de t'inquièter pour moi
Par lazagnette le 25/10/2006 à 12h53
écrire c'est hurler en silence...!!.
Bel exemple de très mauvaise journée. Il y a des jours comme cela ou il ne vaut mieux pas se lever..
En espérant que tout va bien...
Bonne continuation a toi !
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