Il l'avait retrouvée
On m'avais toujours apris à être bien élevé.
J'étais devenu un garçon convenable, de bonne fréquentation mais dont les gens ne préféraient pas s'approcher. Jamais un mot de trop, jamais un mot déplacé. Mes parents étaient fières de moi, ils m'avaient bien éduqué. Enfin, ce qu'ils croyaient.
Tout commença ce beau jour de fin d'été quand le soleil commençait à perdre déjà un peu de son zèle. J'étais assis contre un arbre comme à mon habitude et relisais ce livre de poème qui me plaisait tant. Alors que j'étais plongé tout entier dans ces écritures qui valsaient devant mes yeux je vis une ombre s'abattre sur mon recceuil. Géné de ce dérangement je levai la tête pour voir qui osait troubler ce moment de bonheur. Quelle ne fut ma surprise quand je vis ma soeur devant moi sortie tout droit d'un conte fée. Je n'osais pas y croire. Ma soeur, je n'avais pas pu m'empécher de remarquer la vive ressemblance qu'elle avait avec ma mère, enfin notre mère. Et sa tache de naissance, celle qu'elle avait sur le bout du nez, toujours au même endroit. Je n'en croyais pas mes yeux. Mais c'était impossible, elle ne devait plus être de ce monde. Elle était morte, ils lui avaient tous dit, ils l'avaient enterrée. Alors elle lui raconta tout, elle lui raconta la vérité.
"Alors que j'avais 16 ans je me suis enfuie. A cette époque tu ne devais qu'avoir 10 ans tout au plus. J'étais amoureuse. Quand je dis amoureuse ce n'est pas la petite aventure non, c'était le grand amour, le plus beau et le plus dur. Tu as du toi aussi tater des idées de "tes" parents, ce qu'ils pensent de ces gens. J'en étais amoureuse, oui, d'un juif. D'un côté j'avais toujours vécu avec cette idée, j'avais honte, et de l'autre je l'aimais. Et puis je voyais qu'il n'avait rien de différent, qu'il était même meilleur. J'ai du faire un choix, et c'est lui que j'ai choisi. Ils m'ont portée disparue. Ils ne voulaient plus me voir, je crois qu'ils m'auraient tuée. Mais c'est toi qui m'a le plus manqué. J'ai enfin réussi a te trouver."
Cela faisait 5 ans que l'on ne s'était pas vus. Cinq ans et j'avais déjà quasiment son age quand elle nous avait quittés. Je n'avais jamais iméginé cela, jamais un mensonge aussi énorme, aussi dur. Tout ce que l'on m'avait appris en 15 ans venait de s'éffacer et heureusement quelque chose l'avait remplacé: une fraternité retrouvée. J'étais peu être pour la première fois heureux et libre. Pour la première fois j'avais quelq'un qui m'aimait.
Histoire publiée le 15/11/2006 à 19h51.
Thèmes : Amour, Fraternité, Mensonges
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