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In Memoriam

Le test se passait à merveille. Le ciel était bleu, et il n'y avait pas un seul nuage qui pourrait dissimuler les rayons éclatants du soleil. Rien ne pouvait interrompre le silence qui régnait pendant que tout le monde était occupé à répondre au questionnaire, jusqu'à ce que le surveillant général M. Bernard vint interrompre le calme qui dominait dans la salle. Il s'adressa d'abord au professeur Chouvin et lui marmonna quelque chose dans l'oreille, puis appela :
- Marie Ducks !
Au bout de la salle, une jeune fille leva son doigt. Âgée de treize ans, Marie était une belle jeune fille, blonde avec des cheveux châtains et de beaux yeux verts. Elle était vêtue d'une ravissante jupe rose et d'un magnifique pull en blanc. Des vêtements assortis à la douce saison et au beau temps qu'il faisait.
Elle se leva, pris sa feuille avec elle et se dirigea vers le surveillant général. En passant, elle entendait des élèves qui chuchotaient en se demandant qu'est-ce qui peut bien pousser M. Bernard à venir interrompre le test.

Quand elle fut arrivée auprès du surveillant général, elle fût surprise à sa vue. Il n'avait pas l'air sévère comme d'habitude, mais une profonde tristesse apparaissait sur son visage ridé. Il demanda à Marie de le suivre sans rien ajouter d'autre. Elle posa sa feuille sur le bureau du professeur Chouvin et suivit M. Bernard tout aussi surprise que ses camarades de classe.
Arrivée au bureau de la surveillance générale, elle fut choquée et abasourdie. Son père était là. Il pleurait à chaudes larmes. Marie s'avança et balbutia :
- Qu'est-ce qu'il y a ?
Son père continuait à pleurer sans répondre à Marie.
- Mais bon sang, que ce passe-t-il ici ? Répondez-moi… Papa, pourquoi tu pleures ainsi ? cria Marie
M. Ducks se décida enfin à parler :
- Ta mère… est… m..m..morteeeee !!!Elise est mooooorte…….
Tout devint sombre. Marie n'entendait plus les cris et les pleurs de son père. Elle ressentait une sensation forte de crier, de hurler, de dire que ce n'était pas vrai, que sa mère ne pouvait pas mourir. C'était impossible. Elle qui était tout pour elle. Soudain, elle ne sut pourquoi, elle se rappela ce qu'elle lui avait dit lorsqu'elle était tombée une fois et s'est fait mal au bras :
- Ne t'inquiète pas, je suis là. Et je serais toujours auprès de toi !
Elle l'avait dit avec un magnifique sourire. Ses yeux qui contemplaient le visage de sa petite fille étaient d'un bleu aussi clair que le ciel sans nuages.
Puis, un bruit lointain la fit sortir de ses souvenirs. Elle ne se trouvait pas dans le bureau de M. Bernard, mais dans une chambre d'hôpital. Elle se leva et vit son père couché au pied du lit. D'après ce qu'elle a conclut, après qu'on lui ai annoncée la mort de sa mère, elle s'était évanouie. Elle sortit de son lit, en prenant la peine de ne pas réveiller son père. Le bruit qu'elle avait entendu n'était que de l'effet de son imagination.
Elle sortit de la chambre, traversa le couloir et alla à la terrasse pour prendre un peu d'air.
Quand elle y fut arrivée, Marie s'assit et commença à contempler le ciel. Elle y voyait les yeux de sa mère. Puis, et tout d'un coup, une silhouette apparue au loin. Elle s'approchait de plus en plus, et Marie reconnut sa mère. Elle était vêtue de blanc. Ses cheveux noirs et soyeux descendaient jusqu'à sa taille. Elle souriait.
- M…. maman ! bredouilla Marie
- Oui, ma chérie ! C'est moi…
- Pourquoi tu es partie sans me le dire ? Pourquoi tu nous as quittés ?
- C'est la volonté divine, et je n'y peux rien, répondit Elise. Mais souviens-toi que je suis toujours là. Promets-moi deux choses !
- Oui m'man..
- Promets-moi que tu t'intéressera à tes études plus que tout autre chose, et que tu t'occupera de ton père.
- C'est promis...Mais reste un peu avec moi, supplia Marie
- Je suis toujours là, à côté de toi. Souviens-toi.
Et la silhouette disparut.

Dix années passèrent. Dix longues années pendant lesquelles Marie essayait de tenir la promesse qu'elle avait faite à Elise, sa mère. Et elle avait réussi. Marie depuis était l'élève la plus brillante de sa classe. Et à la fin de ses études secondaires, elle reçut une bourse et partit finir ses études en Angleterre. Elle s'occupa de son père qui ne se remaria plus et consacra sa vie à sa fille unique… Et ainsi, malgré la mort de sa mère, Marie a pu surmonter cette douloureuse épreuve et a réussi à vivre normalement.

Tout est bien, qui finit bien !

Histoire publiée le 06/07/2008 à 23h53.
Thèmes : Amour, Mère, Mort

Rappel : Ce contenu est protégé par le droit d'auteur. Toute reproduction, même partielle, est interdite sans le consentement de l'auteur.
Dernière visite le 09/11/2011 à 21h38

Dernière visite le 09/11/2011 à 21h38 Sarita-cool Dernière visite le 09/11/2011 à 21h38 - Voir ses histoires
 

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Commentaires

Avatar de miss-selinia

Par miss-selinia le 06/09/2008 à 18h17
Fairy Land !!

J'aime bien ton histoire ..

[ passante au hazard ]

+5 NitOualzZ'
Kiss

Avatar de petit-ange17

Par petit-ange17 le 30/07/2008 à 10h13
www.Et-Les-Mots-Sont -Perdus.skyblog.com

J'aime bien, c'est bien écris !
Continue à en écrier d'autres !

+5*

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