J`avais ton corps, elle avait ton coeur.
Tes yeux. Voilà ce que j’aimais le plus chez toi. Pas seulement pour leur merveilleuse couleur bleue azur ; surtout pour ce qu’ils me transmettaient. Tu as toujours été un merveilleux acteur, et ton insondable visage m'a de nombreuse fois laissée septique. J’ai cherché à te connaitre, te comprendre. T’aimer tel que tu es, avec tes défauts et tes qualités. Apprendre tes faiblesses, t’aider à surmonter tes soucis. Je t’ai tellement observé, tellement épié. Mais tu ne laissais jamais rien transparaitre. Cependant, tu n’as jamais su cacher l’éclat qui résidait dans tes iris. Il me suffisait d’y plonger pour y deviner tes états d’âme. Y découvrir ce que tu ne me disais pas, ce que tu ne me disais plus. Ces maux que tu me cachais. Cette souffrance qui te bouffait littéralement de l’intérieur. Celle qu’elle t’affligeait. J’ai toujours su que tu ne m’aimais pas. Que tu ne te donnais pas complètement à moi. Tous tes gestes étaient calculés. Incroyablement bien calculés. Personne n’aurait pu démasquer la supercherie. Personne ne l’a d’ailleurs, jamais fait. L’illusion fut parfaite. De tes regards furtifs, tes frôlements, en passant par tes caresses, tes baisers jusqu’à cet air béat que tu prenais soin d’afficher lorsque tu nous racontais. J’y aurais moi-même presque cru. Presque. Car lorsque tu la voyais, ton masque s’effondrait. C’était plus fort que toi. Plus fort que tout. C’était cette façon d’humer son parfum, lorsqu’elle passait près de toi. Ces regards amoureux, lorsqu’elle était à portée de vue. Cette félicité qui t’envahissait, lorsqu’elle venait à rire ou sourire. Ce même rire que tu écoutais en fermant les yeux, profitant jusqu’au dernier instant de cette douce mélodie. Cette haine que tu refoulais, lorsqu’un garçon se faisait trop proche. C’était ta façon de chérir tout ce qui lui appartenait. De vouloir l’aider et la protéger envers et contre tout. Malgré tout. C’était tous ces petits gestes incontrôlés, ces preuves d’amour que tu ne m’as jamais donné. J’avais ton corps, elle avait ton cœur. Alors un jour, je t’ai quitté. "Je ne veux que ton bien. Pars, laisse-moi. Rejoins là. Oublie-moi, si tu le veux. Mais ne nous oublie pas. ", t’avais-je difficilement lancé. Oui, car c’était ton bonheur, au détriment du mien. Ca l’a toujours été. Et ce soir là, tu m’as chérie comme jamais tu ne l’avais fait. Tu as pris soin de remercier chaque parcelle de ma peau, la goûtant, l’idolâtrant comme si ta vie en dépendait. Ce soir là, tu t’es abandonné à moi. Tu as quitté la scène pour m’adorer. Ce fut la seule fois où ma passion a reçu un écho. La première fois où je n’ai pas eu besoin d’aimer pour deux. La première, et la dernière fois. Cette nuit là, j’ai su. J’avais fait le bon choix. Malgré toute la souffrance qui allait suivre. Tu en valais tellement la peine. Et puis dans un ultime effort, une ultime étreinte, je t’ai perdu.
À jamais.
Histoire publiée le 24/01/2010 à 02h23.
Thèmes : Amour, Bonheur, Peine, Résignation
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Par lonelybratja le 29/01/2010 à 22h04
Il faut se relever maintenant...
C'est vraiment sublime...
Par bast52 le 24/01/2010 à 20h34
C'est du Gucci, c'est du goût de chiotte
vraiment génial. J'adore!
Par andrea1 le 24/01/2010 à 19h16
Jusqu'à hier.
Magnifique... c'est impressionnant...
J'adore.
Par smartiies le 24/01/2010 à 15h56
- Je t'aime.
C'est vraiment magnifique, si touchant, triste et à la fois merveilleux....J'adore.
Par xx-souchis-xx le 24/01/2010 à 14h42
Courage- Superchick.
C'est... Juste tellement magnifique, superbement écrit. J'aime j'adore.
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