Je vivrai toujours pour toi.
D'amours futiles en solitude. D'espoir en larmes inutiles. Je me sentais si faible. J'œuvrais sans but, réalisant encore et toujours que l'époque où les hommes romantiques étaient au sommet aux goûts des femmes n'était pas révolu, mais n'avait en vérité jamais existé. Les hommes forts même stupides passaient en priorité, peut-être pour l'impression de sécurité qu'un homme fort peut procurer.
Je ne suis donc pas prêt d'être une cible de premier ordre pour la gente féminine... Je suis grand, je suis maigre, je ne suis pas réellement courageux, et pas vraiment fort non plus. Je suis le stéréotype même de l'homme pouvant finir seul.
Mais quand je dis que je manque de courage, tout est relatif. Pour une fille, je serais prêt à tout. Je ferais les pires des sacrifices pour une femme aimée si je peux être sûr qu'en échange je puisse lui apporter du bonheur et qu'elle m'en apporte en retour. Mais à quoi me sert ce courage si il doit rester étouffé car je suis et risque de rester seul encore un bon moment.
Je me souviens de ce jour où, cette demoiselle aux origines latines m'a rajouté dans sa liste d'amis sur un grand réseau social. Mes premières pensées ont été : "Mais pourquoi une jolie jeune fille comme elle aurait pu me rajouter dans ses amis alors que nous ne nous connaissions même pas ?".
Puis abaissant légèrement les yeux je pus constater qu'elle était déjà en couple, et d'après les messages déposés récemment par ses soins, elle devait être amoureuse de celui-ci. Comme je n'ai rien d'un homme masochiste, j'ai préféré éviter de me faire mal en l'oubliant sans vraiment faire connaissance. Puis il y a trois semaines de cela, je vois dans les actualités qu'une de mes amies est récemment redevenue célibataire. Je clique sur son nom, ne voyant plus de qui il s'agissait, admire ses photos, commente quelques-unes de celle-ci en la complimentant sur le charme fou que dégageait chacune de ses photos, tout en sachant éperdument que les photos sont parfois trompeuses. Mais tout a ensuite changé.
La première fois que je t'ai réellement aperçue, j'étais à Stalingrad. Tu avais beau être assise sur un banc à l'abri de l'arrêt du Tramway, le soleil venant de la grande avenue avoisinante rendait tes cheveux véritablement éblouissants. Je t'ai aperçue quelques secondes durant l'arrêt du tramway, secondes qui me parurent des heures.
Je ne pourrais pas l'expliquer, mais je pense que si ce n'était pas le mythique coup de foudre digne des plus grands scénarios, alors c'est que le tramway a eu une panne et que je suis bien le seul à m'en être rendu compte. Mais je ne m'en plaindrai pas, car j'ai pu t'admirer. J'ai pu regarder ses lèvres parfaites, n'attendant plus que les miennes. J'ai pu regarder ce corps magnifique, pas bien grand, juste comme il faut. Chaque battement de mon cœur semblait s'intensifier et résonner dans ma tête.
Puis le tram s'est légèrement avancé histoire de bien se mettre en face de l'arrêt du tramway. Je t'ai alors perdue de vue un instant, afin de rechercher les gens que je devais rejoindre. Mais même après m'être assis à leurs côtés, je ne pus m'empêcher de te fixer du coin de l'œil. Une obsession était née. Chacun de tes mouvements était si gracieux, tu me semblais être d'un autre monde que le mien, et je n'osai même pas venir te voir...
"Personne ne saura mieux te protéger que moi." Cette phrase est celle que j'ai le plus voulue lui dire depuis le jour où j'ai eu la chance de voir son visage. Je serai peut-être pris pour quelqu'un de trop puéril, je ne la connais que depuis trois petites semaines, mais je n'ai pas de doute sur ce que je ressens. Chacun de mes sens me pousse vers elle, seul le toucher et l'odorat attendent encore leur chance.
Chaque nuit, ce même rêve qui revient, il fait nuit, je marche dans une petite ruelle dont la seule lumière se situe au croisement final de la rue. Alors, elle apparait sous ce grand lampadaire. La lumière de celui-ci éclaire son visage, fait briller sa peau, et sans aucun mot, je lui saute dans les bras, puis la sert contre moi. Mais ce rêve est court, s'il pouvait durer des heures, je serais le plus heureux des hommes, mais ce n'est qu'un rêve, un mirage dans l'obscurité, et le matin elle est toujours aussi loin de moi.
Je ne sais pas réellement ce qui fait que je n'ose pas aller la voir puis lui avouer simplement ce que je ressens pour elle. De la timidité, ou peut-être de la peur d'un rejet et que mon rêve devienne un cauchemar. Même si je l'invitais à passer une après-midi à mes cotés, saurais-je quoi dire ? Oserais-je approcher mes lèvres des siennes ? Je ne suis même pas sûr que j'oserais toucher cette peau qui me semble pourtant si douce.
Une chose est sûre, je regrette de ne pas être allé la voir ce jour la...
Histoire publiée le 26/07/2010 à 13h40.
Thèmes : Amour, Elle, Espoir, Rencontre, Solitude, Timidité
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Par perce-neige-x3 le 24/05/2011 à 09h47
L'amour est aveugle, rendons le Sourd.
Oui.
Par andrea1 le 31/07/2010 à 17h25
Jusqu'à hier.
J'adore... C'est si sincère. 'Histoire réelle ?
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