Jusqu'à tout perdre.
Mon lutin,
Mon âme,
Ma vie,
Une simple lettre après tant de mots étouffés avant d'être dits, après tant de pensées mortes avant d'être nées. Une simple lettre pour t'avouer aujourd'hui mon amour, cette force puissante qui emporte tout dans son sillage, mes rires, mes pleurs, les autres et le monde. J'ai lutté, je me suis battue, mais je suis tienne, éternellement tienne. Nous sommes l'un pour l'autre, l'un à l'autre et jamais, à jamais je ne cesserai de t'appartenir. Quand les autres m'intiment d'oublier, je dis oui, à ceux qui ne souffrent plus d'entendre ton nom franchir mes lèvres, je laisse la paix, à ceux qui ne croient plus en nous, je ne dis rien. Je continue de t'aimer avec cette force désespérée, avec cette énergie destructrice qui stagne et m'enlise. J'ai besoin de toi, je te serai fidèle jusqu'à me perdre, jusqu'à tout perdre. Et que le monde s'écroule si l'on ose dire que je ne t'ai pas aimé corps et âme. Qu'on me réveille de la mort, qu'on me maudisse avant que j'erre à jamais si on l'ose seulement remettre en doute cette joie, cette euphorie, cet immense honneur que j'ai de t'avoir aimé et de n'aimer toujours que toi. Je te sacrifierais tout sur un seul mot de toi, un seul geste, sur le moindre indice de ton affection; tu fus le premier et resteras le seul dans mon cœur. Des autres viendront encore sans laisser trace de leur passage, insignifiantes feuilles d'automne dans le vent de ma mémoire. Tu fus le premier et seras le dernier, je le jure, à manquer à mon âme, à tarir, et à nourrir enfin mes larmes.
On dit de moi que je deviens folle, et que ton image m'obsède. Que je vois ton fantôme et veille ton souvenir comme un vestale, son feu. On me montre du doigt sans me comprendre et sans savoir. Mais personne ne peut comprendre, et encore moins savoir. Personne n'a jamais su, personne ne saura jamais combien je me meurs loin de toi. On dit que je suis la plus grande obstinée que la terre ait portée, peut-être, je me pense être seulement la femme qui t'aura chéri comme aucune autre ne le pourra jamais. Aucune autre ne sera jamais capable de te donner cette magie avec autant de ferveur que moi, avec cette violence qui fait tout trembler, et qui soulève mon cœur.
Je suis brisée, pas seulement triste et mélancolique mais brisée, anéantie. Je titube et babille tel un corps inutile et creux, sonore des échos des autres mais sans langage propre, mon regard même est vide. Je te suis destinée, je suis la vie que tu as emportée dans la mort.
Histoire publiée le 10/11/2008 à 18h20.
Thèmes : Amour, Lettre, Passion
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Par andrea1 le 25/11/2008 à 21h39
Jusqu'à hier.
Magnifique...
Une petite larme me glisse sur la joue, tant ce texte ressemble à un morceau de mon journal intime...
Par lilnao13 le 16/11/2008 à 01h46
Ainsi est fait...le monde.
Encore très joli... tu écris vraiment bien
Par imagix le 11/11/2008 à 20h10
All I Think About Is You.
Très beau texte, en dépit du sujet dont il traite..
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