Kora partie V
PDV Kora.
Les souvenirs revenaient par vagues, se brisant inlassablement sur son cœur. Le cœur au bord des lèvres et puis les paupières en mode essuie-glaces, comme dirait Anna Gavalda. Kora serra longuement sa fille contre sa poitrine. Elle l'aimait tellement, sa petite Elena qui n'avait pas de père. Ou plutôt si, elle avait un père mais ce dernier ne reconnaissait pas sa paternité. Raphaël. Son Raphaël, l'être qu'elle avait aimé passionnément, désespérément, même. Celui qui lui avait appris à être heureuse. Celui qui avait lui avait redonné le sourire et refait briller ses yeux de bonheur.
Elena lui ressemblait tellement. Le même joli petit menton légèrement carré, les mêmes yeux d'un vert profond, les mêmes boucles brunes. Comment aurait-elle pu anéantir cette minuscule vie qui croissait alors en elle, comme il le lui avait ordonné ? Non, cela était trop demandé. Même à 16 ans. Même orpheline et pour toute famille, Raphaël. Alors il l'avait quittée. Comme ça, sans dire au revoir. Même après la lettre qu'elle lui avait en envoyée. Elle comprit qu'elle ne comptait aucunement à ses yeux. Elle comprit que ce n'était pas l'orgueil qui l'empêchait d'exprimer ses sentiments, mais plutôt le fait, qu'il n'en ressentait pas vis à vis d'elle. Raphaël, le beau parleur, qui ne désirait que le magnifique corps de Kora. Pas son âme, pas son cœur, non. Juste son corps.
Deux larmes roulèrent, l'une après l'autre sur la joue de la jeune fille devenue mère trop tôt. Elle se sentait seule. Terriblement seule. Et rien ni personne ne pourrait jamais arranger cela.
PDV Stanislas, [Flash back.]
« Non, Stan' mon pote fait pas ça, j'te filerai toute la came que tu veux mais me bute pas ! J'ferai tout ce que tu voudras... ! Pitié ! » Bredouilla le dealer, que Stanislas avait acculé dans l'angle de la pièce, le couteau au poing.
Muet, Stanislas se rapprocha encore, bien déterminé à le liquider.
«Tu n'es qu'un sombre imbécile. Tu croyais que je ne m'en apercevrai pas, hein ? Tu pensais à quoi, en allant chercher les flics ? J'les ai bien vus, les deux, là, en planque devant ma baraque. Pas bien fins, ces deux là, soit disant passant. Je t'avais dit qu'au moindre faux pas je te buterai, j'te l'avais promis. Alors, chose promise chose due. Tu vas crever, sale balance.» rétorqua le mac, un sourire sadique étire sur ses lèvres.
Le malheureux dealer n'eut pas le temps d'esquiver le coup. L'arme blanche s'enfonça violemment dans sa chair, par cinq fois. La douleur le cloua sur place. Puis, il s'écroula, le sang s'écoulant en flot épais par sa bouche.
«Voilà une bonne chose de faite.»
Histoire publiée le 05/03/2010 à 16h46.
Thèmes : Abandon, Enfant, Mère-ado
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Par dead-rose le 09/06/2010 à 18h03
J'adore =)
(oui je suis très très en retard désolée x) )
Par bast52 le 08/03/2010 à 21h37
C'est du Gucci, c'est du goût de chiotte
génial ....Mais comme d'habitude quoi
Par netami le 07/03/2010 à 18h21
je vois tous les regards vers l'éphémère
Sa se pense avant l'article de journal???
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