L'enfant perdue
Les cieux s'ouvrirent pour se déverser sur ce paysage chaotique. Les habitants de ce village couraient en s'époumonant ou plutôt ils fuyaient leurs cases en feu. L'horreur pouvait se lire sur leurs visages.
On avait du mal à croire qu'il y a quelques instants, tout était au plus calme. Désormais, tous cherchaient dans la nuit un moyen de se protéger de... Ils ignoraient de quoi.
Donc ils ne remarquèrent pas la fillette égarée. Elle était jeune, six ans et ignorante. C'est vrai, elle ignorait tout sur la scène qui se déroulait à ses côtés.
Les cendres lui brûlaient la gorge, l'empêchant de respirer normalement. Elles se mélangeaient à ses larmes qui continuaient de perler sur ses joues infantiles.
Elle ne se rappelait plus de la cause de ce désastre comme tout le monde présent ici. Mais qui était le voire les responsables ? Qui pouvait être assez cruel pour faire une telle chose ?
- Maman, cria-t-elle. Papa. Où êtes-vous ?
Personne ne lui répondait, trop occupés par leur propre survie pour s'intéresser à cette pauvre petite fille. Voyant que personne ne lui répondait, elle décida d'avancer pour retrouver ses parents.
Ses pieds nus s'enfonçaient dans la boue créée par la pluie, lui rendant son parcours encore plus difficile. D'ailleurs, comment une averse comme celle-ci n'arrêtait pas les flammes qui rongeaient leurs maisons ?
Se frayer un chemin dans cette cohue n'était pas simple, sans doute une des raisons qui la fit tomber.
Elle se mit à genoux pour tenter de sécher ses larmes de peur. Oui, elle avait peur. Peur de la scène qui se déroulait. Peur d'être seule, perdue sans ses parents. Elle ne voulait pas être seule.
- Ils viendront se dit-elle. Ils ont toujours été là.
Comment cet Enfer avait pu débuter sans qu'elle sans souvienne ? Sa dernière image était celle de sa mère en train de finir de lui conter une histoire. Sa plus récente se situait il y a quelques minutes.
- C'est de ta faute, l'accusa une voix.
Un frisson lui parcourut le dos. Le ton utilisé le lui glaçait le sang. Elle chercha un propriétaire à cette phrase, même si elle ne voulait en aucun cas se retrouver face à lui.
- C'est de ta faute, An-gé-lie, répéta la voix détachant les syllabes de son prénom.
Histoire publiée le 06/02/2012 à 20h45.
Thèmes : Douleur, Enfer, Perdu
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Par as-de-pic55 le 26/02/2012 à 17h31
J'écris pour ne pas pleuré sur ma solitude.
J'adorre !!
C'est vraiment bien, continue comme çà.
J'ai trop envie de lire la suite.
Par anarchiste le 07/02/2012 à 16h26
Pas mal, même si cela s'enchaîne un peu rapidement, mais j'attends la suite
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