L'espèce humaine est ainsi faite
J'ai trop de regrets quand je vois ce que j'ai accomplis jusque là. On n'a qu'une vie et pourtant on l'utilise comme des immortels. On n'en profite même pas. J'ai vu le temps filer, je l'ai laissé couler, je l'ai regardé passer. Lentement, les saisons se sont enchainées. Les jours ont défilé et se sont transformés en années. C'est une ronde infinie, une danse éternelle qui ne connaitra jamais de début et jamais de fin. Nous ne sommes que des figurants, des personnages de passage qui se prennent pour les maitres du monde. Comme si notre présence sur cette Terre avait un quelconque impact. Comme si notre existence avait une quelconque importance. Nous ne sommes que des pauvres créatures en voyage, des vulgaires touristes condamnés à se remplir la tête de souvenirs. L'Homme détruit la planète qu'on lui prête car elle n'est pas sienne. C'est bien connu, on ne prend soin que de ce qui nous appartient. Alors il saccage, car au fond l'espèce humaine s'ennuie. Elle s'invente des problèmes pour qu'on s'intéresse à elle. Elle ne veut pas qu'on l'oublie, jamais. Elle se rabat sur la nature, le seul dommage à ses blessures. Elle la blesse, elle laisse sa trace. Elle veut qu'on remarque qu'elle est là.
« C'est humain d'agir comme cela… ». Combien de fois, on a pu la dire ou l'entendre cette expression. C'est vrai qu'elle facilite tout. On l'utile pour réparer nos torts, pour se consoler, pour se faire croire qu'au fond, on n'est pas si mauvais. On est né Homme, il est donc tout à fait normal d'agir comme tel. On n'est fait pour cela, pour faire le mal, pour détruire l'univers qui nous entoure. On nous a donné le don de la pensée, un cadeau merveilleux. On se croit supérieurs, mais nous ne sommes que des bêtes. On s'appuie sur le reste. On ne vaut pas mieux puisque l'on ne sait vivre seul. Mais quel est cet étrange besoin ? On tient notre pouvoir du mal que l'on cause. En rabaissant les autres, on pense s'élever. L'Homme tire sa fierté de sa méchanceté. Le sadisme et l'idiotie sont devenus des valeurs. On parle bien de la bêtise humaine, n'est-ce pas ? Ne serait-ce pas un pléonasme ? En séparant ses torts de sa situation, il pense pouvoir se les ôter. Il n'est bon qu'à se définir lui-même, son égoïsme le veut ainsi. Il trouve des consolations dans la distraction. Il fait sa « Bonne Action » du jour pour se donner bonne conscience. C'est le début de la déshumanisation…
Histoire publiée le 17/06/2010 à 11h53.
Thèmes : Homme, Mal, Terre
|
| Ajouter aux favoris |
Envoyer à un ami |
Moyenne (6 votes) ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |



Par xx-souchis-xx le 20/06/2010 à 12h55
Courage- Superchick.
Un texte plein de vérités. +5
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire, inscrivez-vous gratuitement !