La drogue nous a détruit
Explique-moi pourquoi j'ai si mal quand je pense à toi, quand je me dis que tu es loin et que tu ne reviendras pas. J'ai fait le faux-pas de trop, celui qui nous a tué. Nous étions si beaux pourtant. On s'aimait à n'en plus finir, un peu plus chaque jour et sans y réfléchir. Comment ais-je pu nous consumer ? J'ai brûlé les liens qui nous unissaient, je nous ai détruits et j'ai peur maintenant, je doute de ce que tu vas devenir, m'oublieras-tu ? Est-ce que je te manque autant que toi ? J'aimerais dire que je t'oublie mais ça m'est impossible, toutes mes pensées me ramènent vers toi. Dans tes bras, j'avais trouvé mon petit coin de paradis mon ange. On m'avait dit que le bonheur était éphémère mais je t'aimais et je ne les écoutais pas tous ces jaloux. Ils nous enviaient, c'était certain, ils en voulaient à notre amour passionnel, à cette joie qui nous transportait dans un monde parallèle, loin de tout mais trop près pourtant… J'étais sur mon nuage mais la descente fut bien trop brutale. Je me suis retrouvée seule et je le demeure. Je fais semblant de rire mais mes amis savent bien qu'il sonne faux, tout n'est que mensonge, même mon sourire n'est plus qu'une illusion. J'aurais tant aimé que tu reviennes mon amour, tant désiré te serrer une dernière fois contre moi, pouvoir entendre ce rire infime qui fait que la Terre tourne si vite lorsque nous sommes ensemble, tu t'en souviens, n'est-ce pas ? Tu ne peux pas avoir effacé si vite tout ce qui constituait le « nous », tous ces rêves, toutes nos folies. Car oui je suis folle, folle de toi mon chéri, malade d'amour.
Mais explique-moi pourquoi je ne meurs pas si mon cœur saigne à n'en plus finir ? Si tu veux revenir, sache qu'il est ouvert, peut-être pour laisser s'échapper les restes de toi pour qu'enfin mon âme puisse cicatriser. Toi et moi, ce n'était pas que du bonheur, loin de là mais c'était tellement beau, je nous croyais invincible, j'ai eu bien tort. La drogue a été plus forte que le reste, elle nous a séparé, si seulement tu savais à quel point je regrette, je n'aurais pas dû, j'en ai conscience aujourd'hui, j'ai agi sur un coup de tête et involontairement, je t'ai perdu. Je t'en veux de me faire du mal alors qu'au fond je suis l'unique fautive. Donc c'est normal que tu te venges sur moi, mais je n'ai pas besoin de cela, je n'ai besoin que de toi. Et je suis certaine que tu ressens les mêmes choses, les mêmes sentiments. Je le sais car je te sens si près de moi à des moments. La nuit, quand tout est noir, il m'arrive d'entendre ta voix, de sentir ton souffle contre mon cou. Tu me murmures « je t'aime pour la vie » mais trop vite je me réveille et bien évidemment, tu n'es pas là et ça me fait mal de constater que ce n'était qu'un rêve, le reflet de mes désirs perdus. Je pleure en écrivant ces quelques lignes, les peines sont tellement dures à retranscrire mais elles sont pourtant si violentes. Les autres m'abandonnent, ils en ont marre que je ne pense plus qu'à toi, mais qu'importe, tu serais le seul à pouvoir sécher mes larmes mais c'est toi qui les as faites naître et c'est pour célébrer ton absence qu'elles coulent. Mais je vous en supplie, parlez-moi, dites quelque chose, prouvez-moi qu'il n'y a pas que lui…
Histoire publiée le 07/07/2010 à 18h45.
Thèmes : Amour, Drogue, Illusion, Lui, Pleurer, Rupture
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