Le Mal Partout
Je vous mets ici le début d'une histoire que j'ai écrite, n'hésitez pas à me contacter sur lexode si vous voulez lire la suite...
Elle est touchante, elle est sensible, elle est généreuse.
Elle est belle. Sa peau mate en été comme en hiver est douce et belle. Son visage est fin, son sourire beau et sincère. Quiconque croise son regard, n'oublie jamais ses yeux sombres et mystérieux remplis de tristesse. Son regard est triste mais elle sourit. Elle sourit pour ne pas montrer qu'elle a mal. Elle sourit sans se forcer, d'un sourire si touchant qu'on n'aimerait que jamais il ne s'éteigne. Ses cheveux sont longs et lisses, d'un brun sombre et beau. Quand on commence à caresser ses cheveux, on n'aimerait ne jamais s'arrêter tellement ils sont doux et glissent entre les doigts. Son corps est parfait, ses courbes sont fines et belles, ses mains sont douces...
Elle est simple et vraie. Elle illumine la vie de ceux qu'elle aime, elle illumine ma vie...
Elle rend mes jours si beaux alors qu'au fond elle souffre.
Elle était si heureuse et est devenue si triste soudainement.
Peut-être n'avait elle pas ce regard triste avant, peut-être était-elle pleine de vie et heureuse... Je n'ai jamais connu cette fille. Celle que je connais n'a jamais eu de regard heureux, mais des regards amoureux depuis quelque temps...
Les larmes sont souvent dans ses yeux, hélas...
Ne pas la connaître c'est ne pas connaître la beauté du coeur, la beauté de l'âme et la beauté tout court... Car L est belle en touts points...
Un ange...
MON ange...
Florian
Lundi 26 janvier 2003. 20h30.
Cher journal, j'ai décidé de commencer à écrire sur ce cahier, car ma vie a pris une tournure qui n'est pas très rose, une tournure qui fait mal … Pour l'instant je n'ai que ce cahier auquel me rattacher, à qui raconter ce qu'il m'arrive et ce que je ressens… Alors j'écris … Même si c'est maladroitement, j'écris et qui sait, peut-être qu'un jour quelqu'un lira ces lignes et comprendra le mal que j'ai au fond de moi …
Je n'ai pas compris ce qui m'est arrivé, et que je vis encore hélas... J'ai beau chercher, je ne comprends pas. Comme si le mal avait décidé de s' acharner sur moi, encore un peu plus chaque jour, alors que je n' ai jamais rien demandé à personne... Vous ne devez pas tout comprendre, alors je vais vous expliquer du début...
Tout a commencé il y a 3 semaines… Tout allait bien, j'étais tranquillement installée devant la télé. C'était un jour de vacances, je m'ennuyais mais j'allais bien. Le 1er malheur arriva quelques minutes après que je me sois installée. Je commençai à boire mon jus d'orange, lorsque quelque chose d'inexplicable arriva: c'était comme si ma gorge était bloquée, comme si quelque chose de trop gros pour passer venait d'y pénétrer. Je fus prise d'un moment de panique et je n'arrivais plus à respirer. Je ne contrôlais plus rien, ni mon corps ni ma tête. Je me sentis devenir toute rouge, je ne sus pas quoi faire, tout tournait autour de moi. Je souffrais. Je réussis à faire entendre un grognement. Assez fort pour que ma mère l'entende et arrive dans le salon où je me trouvais. Elle avait l'air paniquée, elle non plus ne savait pas ce qui m'arrivait. Malgré que tout était flou autour de moi et que je n'avais plus aucune notion de rien, je l'entendais crier au-secours et pleurer de peur et d'incompréhension. Elle finit par essayer de prendre la situation en mains. Elle me hissa avec peine dans la voiture et m'emmena le plus rapidement possible à l'hôpital. Le trajet qui dura sans doute quelques minutes, me paru interminable et je crus vivre les dernières secondes de ma vie. La suite de la journée, je ne m'en souviens plus. Je devais être endormie. Je me souviens juste d'une piqûre et d'une larme sur ma joue...
Le lendemain matin, quand je me réveillai, j'avais plein de fils partout autour de moi, dans le nez, dans la gorge... Ma mère était là, assise sur le lit d'hôpital, les yeux rougis d'avoir sans doute passer la nuit à mon chevet à pleurer. Elle essaya de me faire un grand sourire mais je voyais bien qu'elle se forçait et qu'il m'était arrivé quelque chose de très grave. Au moins, elle décida d'être franche et m'expliqua que les infirmières lui avaient dit que j'avais frôlé la mort, mais que j'avais eu beaucoup de chance. Elle me dit aussi qu'on ne savait pas encore exactement ce que j'avais car les médecins de l'hôpital n'avaient encore jamais rencontré ce genre de problème. Un problème respiratoire, ça je l'avais compris. Elle resta près de moi toute la journée, à me rassurer. Des infirmières venaient toutes les demi-heures pour me faire soit une piqûre, soit pour me prendre la température, ou encore pour me donner des médicaments. J'avais mal mais j'évitais de me plaindre et je gardais cette souffrance pour moi. Une gentille infirmière qui venait souvent me voir, Mathilde, me dit avec regrets qu'elle voyait que je souffrais mais qu'on ne pouvait pas m'empêcher d'avoir mal, malgré tous les médicaments que j'avais avalé. Ça m'a fait encore plus mal après avoir su ça. J'appris également par Mathilde que je resterais à l'hôpital environ 2 mois, si tout allait bien, car les médecins qui ont trouvé mon cas très suspect, veulent s'assurer que je vais vraiment bien avant de quitter l'hôpital. Elle ne devait pas me dire tout ça, mais moi je voulais tout savoir, tout ce qui m'arrivait et tout ce qu'on disait sur moi et ma « maladie ».
La semaine passa. On n'avait toujours pas trouvé ce que j'avais mais on savait à peu près me guérir. Je souffrais de plus en plus et ça, ce n'était pas normal. Je m'inquiétais et parfois je me demandais si j'allais rester en vie. Parfois je me demandais aussi si je n'avais pas plus mal à l'intérieur qu'à l'extérieur. En fait, j'avais mal au coeur dans les 2 sens: physiquement et moralement.
Ça faisait maintenant 2 semaines que j'étais ici et j'en avais plus que marre. Je ne me sentais pas du tout bien et en plus je m'ennuyais à mourir.
Un jour, quand j'étais en train de regarder pour la 30ème fois une bande dessinée, on frappa à ma porte. Je ne pouvais plus parler donc les personnes sont entrées d'elles-mêmes. Il y avait ma mère accompagnée de mon meilleur copain de tous les temps: Thomas. J'étais vraiment très heureuse et d'un coup, c'était comme si j'avais un peu moins mal. Ma mère me dit:
" Alors comment va ma courageuse petite Laura? Regarde qui je t'amène! Il voulait vraiment te voir tu sais, tu lui manquais beaucoup. Je vais vous laisser quelques minutes tous les 2 pour que vous soyez plus tranquilles."
En temps normal ça m'aurait vraiment énervée que ma mère me parle comme à une petite fille mais... La situation était loin d'être normale! Je regardai un instant ma mère et je réalisai à quel point j'avais de la chance de l'avoir. Elle est encore très belle pour son âge; quelques rides ont pris place sur son visage et ses cheveux ne sont plus vraiment bruns, mais je trouve qu'elle a gardé la beauté de ses vingt ans. (Bien que je n'ai pas connu ma mère à cette époque!). Elle est là quand j'ai besoin d'elle et me laisse tranquille quand elle voit que ce n'est pas le moment de parler et de m'embêter! D'ailleurs, elle avait directement compris que rester seule à seul avec Thomas me ferait sûrement beaucoup de bien! Elle s'en alla donc, après un dernier sourire, et Thomas s'approcha doucement de mon lit. Ses cheveux blonds étaient en pagaille et ses yeux bleus toujours autant irrésistibles! Il n'avait pas trop l'air dans son assiette lui non plus et il ne savait pas trop quoi me dire. Ses pommettes blanches devinrent légèrement rouges puis il se lança:
"Salut Laura. J'espère que ça ne va pas trop mal. C'est vrai que t'es super courageuse de te battre comme ça. Tu m'as super beaucoup manqué et à toutes tes copines aussi. On pense tous très fort à toi et on espère que tu nous reviendras bien vite."
Encore en temps normal, j'aurai éclaté de rire en voyant Thomas débiter son texte d'une traite, comme si il l'avait répété des heures et des heures devant sa glace! Mais là, je n'avais vraiment pas envie de rire. Son geste me touchait énormément et j'eus envie de lui sourire. Mais... Impossible! Rien que le fait d'ouvrir la bouche me faisait atrocement mal. Comme je ne pouvais pas parler, je pris une feuille de papier et un crayon et je lui écrivis: "ça me fait très plaisir que tu sois venu. Tu es vraiment un super copain. A vrai dire je ne pense pas revenir bientôt du tout car je ne vais vraiment pas bien." Après ça, il avait l'air tout retourné. Mais 2 minutes plus tard, il ne pouvait plus s'arrêter de parler! Il me raconta tout: ce qui se passait à l'école, comment allaient les copains, comment son équipe avait gagné la dernière coupe de football... ça me faisait réellement du bien qu'il me parle et quand il du partir, ce fut vraiment une déchirure pour moi comme pour lui. Il me promit de revenir très bientôt et ça me remonta déjà un peu le moral. Décidément, il m'avait beaucoup manqué!
Laura
Histoire publiée le 08/03/2007 à 08h02.
Thèmes : Amour, Mal, Peur
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