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Les cendres du Phoenix - Partie I

- BELEN ! Bouge-toi tu vas finir par être à la bourre !

Un homme d'une quarantaine d'année grimpa les quelques marches des escaliers de sa demeure, puis tambourina à la porte de la salle de bain.

- Je te signale que tu devrais être partie depuis déjà 15 minutes !

Il alla de nouveau frapper contre la porte, lorsque celle-ci s'ouvrit devant sa fille.

- Ça va je suis prête, pas la peine de t'exciter comme ça, lui répondit-elle.

La jeune femme attrapa son sac à dos qui traînait près de la porte, se hissa sur la pointe des pieds, déposa un léger baiser sur la joue de son père, puis dévala les escaliers à toute allure.
Après avoir attrapé un reste de gâteau au chocolat que son père, dans son extrême bonté, avait bien daigné lui laissé, elle claqua la porte de chez elle, et après avoir enfilé son sac en bandoulière sur son épaule, se mit à courir pour rattraper le temps perdu.
Belen était étudiante en histoire depuis quelques mois. Agée de 18 ans, elle vivait seule avec son père, après que sa mère les ait quittés tous les deux, ne se sentant pas prête à assumer ses responsabilités de mère, alors que Belen avait seulement 5 ans.
Dotée de longs cheveux roux bouclés, d'un teint diaphragme et d'yeux de la couleur du printemps, elle attirait de nombreux regards. Pourtant de par sa timidité naturelle, sa réserve, et il fallait le dire, son asociabilité, personne n'osait l'aborder.
La jeune fille consulta sa montre ; 8h moins 5. Son père, malgré son caractère bourru, n'avait peut-être pas tout à fait tort quant à son retard.
C'est ainsi que 10 minutes plus tard, elle franchit les portes de l'amphithéâtre dans lequel elle avait cours ce matin. Un bref coup d'œil à l'agitation alentour lui permit de comprendre que le cours n'avait pas encore commencé et que leur professeur était une fois de plus aux abonnés absent.
Elle commençait à grimper les marches pour aller s'installer le plus haut possible, lorsqu'elle vit une tête blonde levant les mains aux ciels, essayant d'attirer son attention. Belen s'engagea dans une allée pour aller rejoindre son amie lorsqu'un jeune homme qui, elle l'aurait juré, était assis quelques rangées plus haut il y a 4 secondes, s'interposa entre elle et Elena (son amie).

Belen : Excuse-moi j'aimerais passer.

En guise de réponse, le jeune homme se leva et lui fit face. Belen ne pu s'empêcher de remarquer qu'il essayait de la charmer en plongeant le bleu de ses yeux dans le vert des siens. Elle fut forcée de reconnaître qu'il était joli garçon, malgré ses cheveux bruns légèrement en bataille.

Inconnu : Je m'appelle Breaden, lui répondit-il

Belen : Enchantée, mais là tu vois, j'aimerais passer.

Doté d'un léger sourire en coin des lèvres, il posa son index droit sur sa joue, tapotant légèrement dessus, avec la très ferme intention de lui faire comprendre que si elle voulait passer, un baiser s'imposait.
Mais malheureusement pour lui, Belen ne se laissa absolument pas prendre au jeu.

Belen : Quoi, tu veux ma main dans la figure ? dit-elle avec un haussement de sourcils très significatif.

Pour le concerné, l'expression sur son visage était comme si il venait réellement de recevoir le dudit coup. Pourtant, son sourire ne disparu pas, et c'est avec une nonchalance déconcertante, qu'il haussa les épaules et re-grimpa sur les tables pour rejoindre sa bande d'amis.

Breaden : Je l'aurais préférée autre part ta main, ajouta-t-il avant de la quitter.

En disant cela il l'avait regardée d'une manière plus qu'éloquente.
Belen marmonna un léger mais distinct « crétin », puis s'assit enfin à côté de son amie.

Elena : C'est pas la peine de déballer tes affaires, le prof n'est pas là.

Puis devant l'expression renfrognée de son amie qui ne laissa aucun doute sur ce qui la préoccupait, elle ajouta :

Elena : Te prends pas la tête avec Breaden. C'est un con.

Belen : Tu le connais ?

Elena (riant) : Tu plaisantes là ? Qui ne le connaît pas.

En quelques mots, Elena lui expliqua la notoriété du jeune homme, résumant brièvement toutes ses conquêtes et ses états d'âme.
De par son incroyable charisme, son aisance en public, son humour, et ses fossettes qui se creusaient quand il souriait, il avait très vite acquit une grande popularité dans leur Faculté.

Belen : Sors avec lui si ça peut te faire plaisir, mais qu'il reste loin de moi à l'avenir.

Elena : Quel cynisme.

Belen n'insista pas et suivit son amie qui sortait des rangées de banc pour redescendre.
Alors qu'elle ouvrit la bouche pour lui demander quel cours elles avaient ensuite, elle percuta ce qu'elle identifia comme étant un étudiant.
Sous l'impact, elle tomba à terre, renversant son sac qu'elle avait laissé ouvert. Pourtant, le jeune homme ne lui accorda même pas un geste ne serait-ce que pour s'excuser.

Inconnu : Tu ne peux pas regarder ou tu vas ?!

Elle n'eut pas le temps de répliquer qu'il était déjà loin.

Elena (accourant) : Ca va ?

La jeune fille retrouva doucement ses esprits puis, aidée de son amie, elle parvint à se relever.

Belen : Mais quel con ! Qui c'est celui-la encore !

Elena : Lui ? Crois-moi vaut mieux pas s'en approcher. Il s'appelle Noah.

Histoire publiée le 17/11/2007 à 01h18.
Thèmes : Amour, Faculté, Voyage

Rappel : Ce contenu est protégé par le droit d'auteur. Toute reproduction, même partielle, est interdite sans le consentement de l'auteur.
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Dernière visite le 26/11/2010 à 15h56 My-real-story Dernière visite le 26/11/2010 à 15h56 - Voir ses histoires
 

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