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Little Diary

L’entrée en première, petite appréhension, j’ai laissé derrière moi tout ceux que je connaissais, mes amis, plus ou moins camarade en fait, personne de proche, personne à éviter. Quand on a trop d’amis c’est qu’on en a pas il paraît, c’était vrai.
On se sent mal à l’aise à ces instants, la solitude s’apprend, il faut de la sagesse pour la tolérer et l’apprécier, renoncer à se prendre pour un petit chien qui préfère suivre que de rêver. Que des gens connue de vue, de noms. Je discute avec plusieurs, on s’entendait plutôt bien, au bout de quelques jours on tisse des liens, il était nouveau, on était trois à lui parler.
Il était rigolo et touchant, un peu perdu au début, oh pas longtemps, c’était avec moi qu’il passait son temps, puis avec d’autres que l’on a rencontré on formé un petit groupe soudé. J’ai vu leurs défaillances, leurs défauts, tant de choses que j’ai accepté que j’ai toléré, ce n’était pas dur d’essayer de les comprendre, même si c’était tous des garçons !
J’ai beaucoup tenu à eux surtout à mon petit nouveau, ils n’étaient pas parfait je le savais mais ça ne m’aurais pas dérangé de les accepter tels qu’ils étaient…
Eux si… j’ai toléré leurs intolérances, même si je ne les partageaient pas, eux n’ont pas accepté mes différences c’était leur droit.

Je me souviens de ce jour où l’un d’eux a jugé, les a jugé elles deux, il s’est permis d’être prétentieux et cassant envers des gens dont il ne connaissait pas même le son de le voix. Comment l’ai-je appris ? Il me l’a dit ! Elles n’avaient rien demandé, ni à lui ni à personne, pourtant ils se sont autorisés à s’en moquer !
Un sourire de face, une lame de dos, des gestes factices avec elles, des attaques lorsqu’elles disparaissent. C’est durant un “sourire” que j’ai pu les approcher, une vague histoire de gourmandise, avec un médiateur des plus inattendus. Petit lanceur de piques tu nous a rapproché, je ne te remercierai jamais assez !
Une fois les cours finis, quand on côtoie des filles comme ça, on ne les lâche pas.
Chemin du retour, une petite fée me fait voir double, un centre d’intérêt commun, c’est là où tout est né !
Mais eux… eux se sont éloignés, je le savais je le pressentais, ils se moquaient d’elles, et dans “elles” ils m’avaient finalement comprise.
Ils sont partis ils m’ont laissé, je n’ai pas souffert pour les deux premiers, mais lui j’ai essayé de le garder, mon petit nouveau, mon petit ange. Mais c’était peine perdue, il m’avait remplacé, par une autre amie, peut être qu’il n’est pas capable d’en avoir deux…

Mon ange, eux sont partis, j’ai commencé à les mépriser puis les détester, je n’ai plus grande estime d’eux, moi toi la cassure est nette et violente. Quand on n’est pas préparé on s’en remet mal. On s’est disputé, un soir pour des futilités, alors que je voulais te dire de ne pas partir de ne pas t’éloigner plus loin sinon je te perdrais. Que n’avais je pas fait ! Cette dispute a donné lieu à un an et demi de silence. Moi j’avais trop de fierté pour à nouveau te parler, toi tu t’en fichais ça t’arrangeait, puis le temps a passé, il était trop tard pour tout réparer.
Je te déteste et je te haïssais…

J’ai fini l’année avec deux fées. Elles, seules avec moi ou presque, on a tout supporté, je ne regrette rien, c’était malgré tout une bonne année je les avais. Une année à faire les folles sans limites, le ridicule nous avait parfois élues reines, peu importait, nous quiches ! On assumait ! Un certain duo se souvient de nous, en bien ou en mal je n’en sais rien, bien que nous ayons du les effrayer. On a parfois dépassé les bornes, rien de grave, rien de malsain…

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Deuxième année beaucoup moins rose, je peux dire qu’on en a bavé, c’était dur, on s’est entre aidées. Et on a survécu, enfin une partie de nous, mais nous n’avons pas eu le choix, on a changé on a mûri, même je ne sais pas si j’aurais voulu de cette façon…
Ces deux petites fées ne sont pas mes seuls amis. Ils sont quelques uns qui sont partis étudier ailleurs, mais pas si loin, ils habitent tout près d’ici. Je pensais qu’ils allaient bien, j’avais tort ! J’ai eu peur, pour l’une d’entre elle, on était beaucoup à craindre qu’il arrive quelque chose mais certains n’ont pas tenu et se sont éloigné, ça a brisé une amitié. Je suis resté entre eux, j’ai essayé de résister, c’est fatiguant, mais quoiqu’il arrive je l’aurais fait. Je ne voulais pas la perdre. Peut être cela aurait-il été plus simples de m’éloigner, de me prétendre en mauvais termes pour soulager ma conscience et avoir moins mal si je la perdais. Je ne sais pas, ce n’était pas une option de toute façon !

Et puis on a perdu quelqu’un, quelqu’un d’autre. Un ami pour moi, tout pour une de mes fées. On y pouvait rien c’est le destin. Quand une âme sœur s’en va je pense qu’elle revient comme ange gardien, pour l’autre, pour la protéger veiller sur elle à jamais jusqu’à ce qu’elles se rejoignent. En tout cas on a besoin d’y croire, et si on y croit ça arrive, en un sens…

Voilà ce qu’a été cette seconde année, lutte et deuil, jusqu’à la fin… Plus quelque chose pour moi.
J’ai compris quelque chose, je m’en serais bien passé… j’ai compris que je t’aimais, pourquoi y ai-je pensé ? Pourquoi est ce qu’il m’a fallu réalisé ? Perdre mon regard vers toi sans me poser de questions, jusqu’à ce que je comprenne, que j’y prête attention. Le silence mon ange, c’est sournois, ça cache les sentiments, ça ne les efface pas, ça les décuple pour ne plus jamais s’estomper, ni disparaître.

Je l’ai dit et le redirai on se déteste, mais moi pas de la même façon que toi. Ma haine est comme l’amour, du moins l’était, maintenant j’ai tout pardonné, pardonné de m’avoir laissé sans raisons aucune. Quand on a pardonné on ne peut plus haïr, on ne peut qu’aimer. C’est ce que j’ai fait. Mais toi, toi tu m’as détesté et méprisé, c’est le pire, tu n’a pas d’estime, pour toi je ne suis rien, ou peut être que si, je suis ridicule, risible… C’est donc cela ?

C’était le plus dur je crois, savoir que tu ne m’aimais pas. Souffrir en silence à te regarder. J’y ai cru pourtant, tu ma laissé pensé.
Je n’allais pas bien tu m’as aidé, tu as été adorable, tu as été un amour… Mais c’est tout, pas de suite, alors je suis retombée à mon petit désespoir.

Et puis j’ai mûri, un peu plus je crois, il y paraît en tout cas. J’ai voulu être objective. Alors j’ai réfléchi. Pourquoi tu me plaisais ? Qu’est ce que je pouvais te reprocher, pour m’aider à t’oublier ? Alors j’ai trouvé ! Je ne dirais pas que tu es le plus beau le plus génial et j’en passe, non loin de là. Je te citerais tes défauts, et ces détails que je garde qui font que je suis tombé pour toi. Ce n’était pas injustifié, je pourrais avoir honte de cela mais ce n’est pas le cas, plus maintenant, j’ai mes goûts, je les assume, comme j’assume mes actions à présent.
On peut ne pas être fière de quelque chose mais l’assumer, c’est ce qui compte.
Maintenant Je sais que je ne t’aurai pas, jamais je dirais. Certains disent que tu ne me mérites pas, mais c’est ton droit de ne pas m’aimer, je n’allais pas te forcer, alors j’ai accepté. Je t’aime sans rien en retour, et maintenant ça me va. Tu verras peut être toi aussi, tu comprendras… Aimer même si l’autre ne peut pas répondre à ce sentiment ça rend plus grand, finalement on se sent bien, car aimer c’est tout de même magnifique…

Histoire publiée le 30/11/2005 à 00h00.
Thèmes : Sourire

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