Monde à part - ou l'amour à l'état pur -
Elle chantonnait doucement, bêtement, un air qui lui trottait dans la tête. Elle balançait sa tête de gauche à droite en avançant tranquillement, sans se presser. Au loin, l'attendait Killian, son ami d'enfance, son ami de toujours.
Tous les deux vivaient dans un monde à part. Une petit bulle où le monde était bien plus joli, où les fleurs éclataient de beauté et les nuages étaient vivants, où la nuit guidait leurs pas et les animaux parlaient une autre langue. Tous les deux, inséparables depuis qu'ils avaient cinq ans. Aujourd'hui, leurs anniversaires : seize ans chacun. Et comme chaque année, ils se retrouvaient face au manège qui ne fonctionnait plus, au beau milieu du parc. Ils s'asseyaient entre les chevaux de bois et la mongolfière et discutaient des heures sans s'arrêter. Ensuite ils offraient des petits cadeaux, un par un, toute la journée. Une journée pas comme les autres, une journée où ils faisaient ce qu'ils voulaient sans se soucier de rien, sauf d'eux.
Lila avait donc envie de chanter. Oubliant le regard d'une femme qui devait s'inquiéter sur sa santé mentale et les rires de quelques ados, elle chantait tout et rien. Lorsqu'elle arriva en face de Killian, elle lui ébourriffa ses cheveux châtains puis lui sauta dans les bras. Killian fit un grand sourire avec ses yeux rieurs, puis ils commencèrent à parler. Ils roulèrent dans l'herbe, regardèrent les nuages. C'est à ce moment là que Killian se tourna vers Lila et lui offrit son premier cadeau : un baiser, aussi doux qu'une caresse. Lila lui offrit à son tour un autre cadeau. Une etreinte, une vraie, debordante d'amour. Seize ans : ils avaient grandi, ils avaient ouvert un peu plus grand les yeux sans quitter leur bulle rassurante. Ils avaient grandit et découvert l'amour.
Ils allèrent courir un peu partout. Une pluie fine tomba : tans pis, ils restèrent faire une valse au beau milieu d'une place. Lorsque la pluie pris fin, ils se réfugièrent au fond d'un café et se réchauffèrent en regardant les passants. Ils escaladèrent tout les escalators du centre commercial et s'écroulèrent au milieu d'une des allées, crevés. Au bout de quelques minutes, un vigile leur donna l'ordre de partir car ils gênaient tout le monde. Ils descendirent à toutes vitesse les escaliers, hurlèrent "NE JAMAIS DIRE JAMAIS" et "FUCK FOR-E-VEEEER", chantèrent les chansons les plus connus de tout les groupes anglais, mangèrent un énorme sandwich au fromage à deux, sautèrent dans quelques flaques d'eau, jouèrent à cache-cache dans la foule du centre-ville, mangèrent des glaces, pensèrent Libre. Libre. Liiiibre !
Ils se prirent la main. L'amour à l'état pur. Etat pur.
Histoire publiée le 10/11/2007 à 17h20.
Thèmes : Amour, Folie, Joie, Monde
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Par upermuk le 17/11/2007 à 19h37
Houwouwou gragnagna !
Si tu as aimé eh bien je me sens obligée de te dire que le fond n'a plus d'importance, car quelque part le texte a su le dépasser. plus je ne suis pas d'accord, le fond est là, même si la forme laisse à désirer.
Mais ça va, c'est assez bien.
Par lilnao13 le 10/11/2007 à 23h07
Ainsi est fait...le monde.
j'ai bien aimé, mais je trouve qu'il n'y a pas de fond
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