On espère
Un jour on tombe, et on pleur, et on meurt. Toujours trop vite, on pardonne, et on hait sans trop admettre, ni sans trop savoir pourquoi.
Et là on espère trouver La fille bien, la voir, l'entendre, la frôler et la… désirer. Mais on hait encore, et on s'isole, car on n'aime pas se rendre compte que l'on est comme les autres.
Puis un jour on la voie, alors on veut qu'elle aussi remarque qu'on est pas, vraiment, comme les autres. Bien sûr on attend, sans prendre de risque, caché dans le monde que l'on aime se créer, avec fantasme et peurs, on ne craint rien. Toujours les même d'ailleurs, on n'est pas extrêmement créatif.
Enfin elle souri, et elle ose parler ! On est alors content, un grand moment pour une rencontre, on l'admet. Mais toujours on attends, un moment propice, idéal ; vulnérable à ses rêves, on aime bien sous entendre ce qu'on ressens.
Mais un jour on lui plait, elle l'admet au fond, et on attends sans le voir, ni le savoir, car elle le cache, souvent, et lorsqu'elle veut qu'on le voit, on est aveugle.
Pour finir on a peur, vraiment, et on attend, plus vraiment en le cachant, le jour où l'effleurer, l'embrasser, la désirer sera possible. Et elle le voit, et on, par folie, le sent dans ses longues nuits. Et on lui dit, une foi, par bêtise peut être on croit qu'on va échouer. Mais elle rougie, en disant qu'elle aussi y avait pensé.
Alors on est heureux, on désire et on donne. Mais elle toujours peu, car on est ce que l'on est : bizarre et peu réel dans les faits. On espère toujours, mais plus des baisers, plus de caresses, on aimerait des nouvelles, autant en demande qu'en envoi. On rêve, car on est con. Et surtout on ne peut pas admettre qu'on ne peut pas changer, la changer si vite.
Et alors on attend, où plutôt attendra. Peut être qu'on aura du courage, ou bien trop peur, et on lui dira. Mais on est effrayé pourtant, la perdre n'est pas une option, on le sait, on tient trop à elle, déjà.
On espérer, on rêver, on attendre, on aimer, on désirer, on pleurer (plus trop), on haïr, on s'isoler, on comprendre ou admettre (ou tenter de…), on faillir, on jaillir, on souffrir et on rire, on apprendre à être, on réussir, et surtout on pas dormir. Qu'importe le temps, on n'a pas besoin de conjuguer, on fait toujours la même chose, mais on l'habille différemment pour ne pas souffrir et dépérir.
Moralement, on est con, car on rêve et attend pour vivre, alors que vraiment on devrait embrasser et avancer. Et en plus on le sait…
PS : On est un pronom imbécile qui qualifie celui qui l'emploit, comme dit un certain JF qu'on adore…
Histoire publiée le 14/11/2006 à 22h33.
Thèmes : Amour, Espère, Folie
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Par lilnao13 le 23/05/2007 à 17h44
Ainsi est fait...le monde.
Très beau texte
Par devilshadows le 01/12/2006 à 21h49
Un texte réaliste et bien écrit ^^
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