Petit Monologue.
"Le 10 Novembre, il fait mal... Le 10 Novembre, il donne envie de tout plaquer, de tout laisser tomber... Abandonne.
T'as pas changé en fait. Non, rien n'a changé. Toujours cette même envie de pleurer, toujours cette même musique badante, toujours ce même cœur qui manque un battement... Mais si, tu sais, quand tu le vois ? Tu ne t'en es même pas rendue compte, avoue. Tu l'as laissé reprendre sa place, si facilement... Il t'a fallu des jours et des jours pour te rendre compte que tu l'aimais encore, que tu recommençais à l'aimer. Pourquoi, mais pourquoi lui ? Pitié, explique-moi... Je dois savoir... Tu ne sais même pas pourquoi tu es amoureuse, si amoureuse de lui ! Tu n'as donc pas saisi la leçon ? Tu as tout oublié... Il t'a fait souffrir ! Tant et tant de fois... Je croyais que tu ne pensais plus à lui. Que tu avais tourné la page. « Loin des yeux, loin du cœur ». On oublie souvent de préciser que l'inverse est aussi valable. Les vacances, c'était juste un répit, tu vois ? Mais je suis sûre qu'inconsciemment, tu le savais... Tu ne l'oublieras jamais.
Aujourd'hui, en parlant avec lui, en riant avec lui, tu as ranimé des souvenirs, enfouis profondément au plus profond de toi... Et... Tu as recommencé à le chercher du regard, furtivement. A le fixer, presque sans t'en rendre compte. Ses mots enfonçaient des pieux dans ton petit cœur. Et toi tu lui souriais... Intérieurement, tu hurlais, je le sais. Tu suffoquais, étouffée dans tes sanglots, dans ton amour pour lui. « He's falling in love again... ». Juste un mot, et tu perds la tête. 9 lettres, et tes yeux retournent se cacher derrière tes larmes. CHARLOTTE. Toujours la même. Elle ne peut donc pas te laisser en paix ? A quoi bon vivre, si c'est pour n'être jamais aimée en retour ?
Non, tu ne vis plus. Tu te contentes de survivre, perdue dans ta bulle, pleurant devant un texte idiot. Tes yeux sont si mouillés que tu n'arrives plus à lire ce que tu écris. Tu as tant souffert que tu encaisses les coups, sans rien dire. Ta poitrine est si vide sans lui, de toute façon, ça ne peut pas être pire.
Oui, tu parviendras toujours à faire croire aux autres que tout va bien. Tu réussiras toujours à sourire, à lui sourire... Tu as toujours fait semblant, de toute façon. Semblant de vivre. Sans lui, tu es une morte en sursis. Tu marches, droit devant toi, espérant voir de la lumière. Espérant sentir ses bras se refermer autour de toi, ses lèvres se poser doucement sur les tiennes... Tu aimerais tellement qu'il te caresse les cheveux, qu'il te dise ce qu'il lui a dit, ou au moins qu'il te tende la main, rien qu'une fois... Tu ne changeras jamais.
Tu voulais juste l'oublier, oui je sais... Le truc, c'est que c'est pas si facile que ça. Ouais, en fait, c'est impossible.
C'est la douleur qui fait écrire, tu sais. Les gens heureux n'ont pas d'histoires. Ils se taisent et se contentent d'aimer...
Je t'aime, je t'aime, je t'aime... Elle va être dure, cette année."
N.
Histoire publiée le 10/11/2011 à 23h09.
Thèmes : Amour, Idiotie, Monologue, Oubli, Souffrance
|
| Ajouter aux favoris |
Envoyer à un ami |
Moyenne (4 votes) ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |



Par liiberty le 17/12/2011 à 21h04
Pleane : Je veux des coquelicots par milliers..
Vraiment bien écrit, courage ♥
Par vampirette18 le 14/11/2011 à 22h35
Louis...
Merci...
Par andrea1 le 13/11/2011 à 03h04
Jusqu'à hier.
Magnifique... Je me retrouve assez bien dans cette histoire.
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire, inscrivez-vous gratuitement !