pièce de théatre
Nous sommes au temps des nobles, pendant la révolution française, le comte de Gruyère défend non sans mal sa propriété contre le marquis de Lalouette, chargé de confisquer les biens et d'exiler les nobles soupçonnés d'être anti républicains.
« -Mr le comte de Gruyère, je suis ici protéger la République et je vous demande donc de bien vouloir quitter les lieux d'ici demain, commença Mr de Lalouette, Mr Robespierre me charge de vous annoncer votre exil imminent de notre beau pays français.
-Des raisons, je veux des raisons, se défendit le comte.
Le marquis déplie un parchemin administratif, marqué du sceau de la République.
-Vous avez été soupçonné d'être anti républicain mais fautes de preuves concrètes vous n'allez pas être exécuté mais exilé, vous n'avez pas à nous remercier ne vous inquiétez pas.
-Vous remercier ? Espèce de malotru, vandale, voyou !!! Confisquer leurs biens à une famille de cinq personnes respectables de notre rang, qui a tant de respect pour la république !
-Je ne vous permets pas de m'insulter de la sorte, maraud, si j'en informe les montagnards, vous serez guillotiné à mon grand plaisir.
-Vous êtes une infâme canaille, je ne bougerai pas de ma propriété, soyez en sûr, s'entêta le comte.
-Réfléchissez bien, ce serai triste de guillotiner une aussi belle femme que la vôtre.
-Ma femme, quelle relation entretenez-vous avec elle ? Sacripouille.
-Elle ne résiste pas à mon charme ravageur malheureusement pour vous, vous a-t-elle dit où va-t-elle tous les vendredis ?
-Oui, elle va, comme toutes les dames fortunées, à son club de peinture sur porcelaine.
-Et pourquoi ne ramène t'elle jamais ces œuvres à votre avis ? Mon pauvre monsieur un beau jour vous serez seul!
Les yeux du comte de Gruyère s'emplir de larmes en repensant à cette femme délicieuse qu'il aimait tant, sa femme adorable qui le comblait.
-Menteur, ma femme est fidèle, je la couvre de présents.
-Si vous l'affirmez, mais vous me reverrai, mon fils et votre fille se sont amourachés l'un de l'autre et soi dîtes en passant je ne lui trouve rien à votre fille mis à part la grossièreté de son père.
-Je vais vous égorgez, vous assassiner, je vous hais brigand, s'égosilla-t-il en tombant au sol.
Le marquis rit de bon cœur devant ce spectacle affligeant, et brusquement son visage se détend et il reprend :
-Vous êtes hilarant mon bon monsieur, vous êtes fait pour la comédie.
-Merci monsieur et alors ? Quand pourrai-je montrer ma pièce au roi ?
-Dès lors que je lui aurais vanté votre talent.
-C'est trop d'honneur que vous me faîtes !
-J'ai beaucoup d'estime pour vous.
-Vous avez cependant besoin de vous entraîner un petit peu, repris le marquis, rien n'est parfait, comme vous le savez sûrement.
-Bien sûr, merci d'avoir daigné m'écouter et au plaisir monseigneur.
-Ce fut un plaisir, salutations à votre femme et portez vous comme un charme, à bientôt.
Histoire publiée le 28/02/2010 à 20h19.
Thèmes : Dispute, Humour, Noble, Pièce, Roi
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