Player games
PLAYER GAMES
prologue
Je m'appelle Kévin, je suis un player games ; un champion choisi par mon pays, qui doit battre l'ennemi dans n'importe quel jeu de société. J'ai 25 ans, un vieux dans le domaine du jeu. Nous sommes en l'an 2340 après J-C. Les guerres des vingt et unième et vingt-deuxième siècles ont décimé la race humaine. Les présidents, rois et empereurs ont décidé d'arrêter ces tueries et, pour pouvoir coloniser d'autres terres, ils ont décidé de former des player games, j'en fais partie. Je suis un no-limite, un player games champion dans tous les jeux. Mon rôle consiste à défier les pays adverses et les gagner, si possible.
Nous sommes le 20 janvier 2340, mon pays, la France, a défié l'Italie car elle veut avoir l'exclusivité sur les sports d'hiver alpins. L'Italie a, suivant la procédure, choisi la date et le jeu auquel je vais jouer. Demain je devrai me battre sur un jeu d'échec. Je suis dans l'avion qui m'emmène vers le lieu du combat et j'ai le trac. Le trajet dure deux heures, je m'occupe comme je peux. Je me bats contre un ordinateur aux échecs et je le bats au bout de dix minutes de jeu. Je joue contre mon entraîneur et je le bats en trois minutes. Je tente de lire un livre mais mon esprit est ailleurs, déjà dans le match ou tout simplement avec ma copine. Je l'appelle, on parle, je raccroche, on n'avait rien à se dire. Je regarde ma montre, il est dix-neuf heures trente, il reste encore une heure de voyage. Je choisis finalement de regarder une cassette de mon adversaire. Au bout de dix minutes mon esprit décroche. Mon futur adversaire joue contre un débutant. La parie est donc sans intérêt. Je mets ma tête en arrière et je tente de dormir.
Chapitre 1
L'avion atterrit au moment où j'étais en train de m'endormir. Grâce à mon statut de player games je réussis à éviter les formalités de la douane. Mon chauffeur m'emmène à l'hôtel, à deux minutes du lieu de combat. Arrivé à l'hôtel, des dizaines de fans étaient entrain de m'attendre. Je fais un rapide discours et signe quelques autographes avant de partir vers ma chambre. Je me déshabille en pensant à mon match et le stress recommence à me hanter. La nuit, je me réveille plusieurs fois en revoyant mes tactiques aussi bien offensives que défensives. Cette nuit-là, je dors seulement trois heures.
Mon réveil sonne, il est huit heures, et je dois me préparer pour le match qui commence dans deux heures. Je mets mon habit de combat : un pantalon de cuir noir, une chemise blanche et une veste en daim que m'avait offert ma copine pour mes vingt-quatre ans. Je n'oublie pas de mettre mes couleurs, du bleu, du blanc et du rouge, en banderole comme un maire ou une miss France du début du millénaire. Il est huit heures quarante et je descends déjeuner. Je n'avale que le strict nécessaire, comme à l'accoutumée. Mon taxi m'attend devant l'hôtel, pour ses filles je suis un dieu et il me demande donc un autographe que j'accepte volontiers de signer. C'est incroyable comme les gens de ce pays m'aiment. Le trajet ne dure que quelques minutes, j'aurai pu y aller à pied.
Je regarde le grand stade de dehors. Il est d'une beauté exemplaire, une porte d'entrée de six mètres de haut et trois de large tout en bois massif. De l'intérieur, il est aussi superbe, un terrain de jeu délimité par une bande rouge en laine de lama et la table de jeu en marbre noir. Le marbre noir est un marbre découvert en l'an 2200 après J.C. et d'une rareté extrême. Les milliers de sièges, dans les tribunes, montrent que la ville prend cet évènement comme un divertissement plutôt qu'un enjeu politique. Je regarde ma montre, il est neuf heures et demie, j'ai juste le temps d'aller dans ma loge pour me préparer avant que les spectateurs n'arrivent.
Ma loge est assez modeste par rapport à la beauté du stade. Je demande à n'être dérangé sous aucun prétexte et je me réfugie dans un fauteuil où je garde le silence jusqu'au moment fatidique.
Chapitre 2
Un homme vient frapper à ma porte en me disant que le match va commencer et que l'on n'attend plus que moi. Je me lève et me dirige vers le lieu du duel. Arrivé devant la porte qui mène au centre du stade, je m'arrête pour souffler un bon coup et je pousse la porte.
Le brouhaha de l'endroit m'étouffe et je ne tiens debout que grâce à mes jambes qui me dirigent vers la table du combat. Arrivé devant ma chaise je m'assois et regarde mon adversaire. Il paraît grand, il est assez baraqué et il émane de lui une certaine confiance en lui. Il se lève et salue son public, je suis heureux d'entendre quelques cris disant que le meilleur c'est moi. L'arbitre vient vers nous en nous montrant une pièce. Je choisis face et, dommage pour moi, la pièce retombe sur pile. Mon adversaire, à ma grande surprise, prend les pions noirs. Si son choix est étudié cela veut dire que ce n'est pas qu'un rouleur de mécaniques sinon tant pis pour lui. L'arbitre nous regarde, prend son sifflet et siffle le début du match.
Les premiers coups sont joués très rapidement et ne sont que des tests. Une fois que ma défense est organisée, je me concentre sur le «comment» l'attaquer. Lui, de son côté, est en train de voir comment percer ma défense. Le jeu ralentit en intensité et mon adversaire commence à peiner. Mon premier cavalier sort du jeu non sans avoir pris trois de ses pions. Mon concurrent remarque à temps le piège que je lui tendais depuis un petit bout de temps. Il joue la seule pièce qu'il pouvait jouer en me mettant en danger. Le temps que je réfléchisse, il se leva pour se dégourdir les jambes. Je mis environ dix minutes avant de jouer une pièce qui, s'il ne voyait pas le «truc» lui serait fatale. Je me lève pendant qu'il se rassoit et commence à faire un petit tour dans le carré rouge. Je me rassois et vois qu'il n'est pas tombé dans mon piège. Je n'en suis pas le moins du monde étonné. Sinon le match aurait perdu tout son piquant. Je me mis à réfléchir à une autre tactique quand je vis sa tour qui allait me piéger dans deux tours si je ne la prenais pas avant. Je mis vingt minutes avant de trouver la solution pour non seulement le contrer mais en plus lui porter un coup qui pourrait le déstabiliser. Ma propre tour va donc jusque dans son territoire pour titiller un peu son roi et le mettre en échec. Il joue simple et se défend avec une autre pièce tout en me garantissant la mort de ma tour si je reste dans son jeu.
Le jeu continue sans perte importante. Je remarque que cela fait un petit bout de temps que le silence s'est installé. Le match est retransmis sur écran géant et le public, comme le gouvernement italien, commence à stresser car je mène leur champion par «le bout du nez». Cela m'amuse de les voir avoir les chocottes et je prends du plaisir à jouer mes coups très lentement, retirer ma main au dernier moment, etc.
Cela fait une heure que l'on joue et je sens que mon adversaire n'en peut plus ; trop de pression, trop faible et surtout peur de perdre son travail car il sait, tout comme moi, que le perdant perdra son boulot et ses avantages.
Après une autre heure de combat plus ou moins acharnée, le match se fini par une victoire de ma part et une ovation de la part du peu de mes fans. Je serre la main à mon adversaire d'une partie et le félicite. Je quitte l'arène sans tarder et retrouve le calme de mon hôtel.
Chapitre 3
L'Italie a donné le monopole à la France. Mon adversaire a été renvoyé pour son incompétence et moi j'ai reçu les cent milles tifes, la monnaie d'aujourd'hui, prévus au départ pour ma victoire. Le voyage du retour fut plus calme et sans stress donc je pu dormir pendant les deux heures d'avion. Arrivé chez moi, je saute sur mon lit pour pouvoir finir ma nuit, qui avait commencé à seize heures.
Je me réveille et me tourne vers mon réveil pour voir qu'il est seulement cinq heures du matin. Ma nuit ayant commencé tôt elle se finit tôt aussi.
J'essaye de me rendormir mais mon organisme a assez dormi. Je me lève donc et me prépare un café chaud. En regardant le café couler dans ma tasse je me rends compte que je n'ai pas mangé depuis la veille et que j'ai faim. Je me prépare un bon petit sandwich au jambon-beurre. Mon petit encas et mon café avalés je retourne dans mon lit pour lire le livre posthume de Stephen King.
Le réveil venait de m'indiquer les neufs heures quand mon téléphone sonna. C'était certainement ma mère qui m'appelait pour me dire que j'avais bien joué la veille. Comme je n'ai pas envie de lui parler, je ne bouge pas et attends que le téléphone arrête de sonner. Sept, huit, neuf… dix-sept. Le téléphone ne s'arrête pas. Ou c'est important ou la personne à envie de m'embêter. Je décide d'aller voir qui cela peut être.
Je décroche, et à ma grande surprise, c'est mon agent. Il me dit que la Chine vient de lancer un défi à la France pour avoir plus de matières premières et moins cher. Je lui réponds que je serais présent… comme toujours. Je raccroche et commence à me préparer pour le long voyage qui m'attend.
Comme d'habitude, je ne prends que le strict minimum. Je n'aime pas m'encombrer en vêtements inutiles. Il est neuf heures trente et mon sac est fini, bouclé et fermé. Comme mon agent n'arrivera que vers dix heures vingt, je retourne à mon livre. L'histoire est passionnante, horrible et effrayante. Le genre d'histoire que l'on aime lire le soir quand l'orage gronde. Mais moi je le lis le matin car je n'ai pas d'autre solution. Mon agent arrive avec deux minutes d'avance et trouve encore quelque chose à me reprocher. Nous devons prendre l'avion en direction de Pékin le plus vite possible.
Arrivé à l'aéroport des dizaines de fans m'attendent. Je demande à mon agent comment ils ont réussi à savoir que j'allais passer ici. Il m'explique qu'ils font tous partis d'un fan club payant, sur Internet. Je trouve ça écœurant que des personnes doivent payer pour avoir ce genre d'information. Je le dis à mon agent qui me répond que c'est comme ça que le gouvernement trouve l'argent de la récompense.
Chapitre 4
Le voyage dura dix longues heures durant lesquelles je du jouer au go avec mon entraîneur. La Chine était réputée pour ses grands joueurs de go. Mais moi j'étais réputé pour ne jamais avoir perdu alors, les paris allaient bon train pour savoir qui allait gagner. Mon adversaire s'appelle Lin Jong Fu. C'était le plus reconnu des player games, devant moi . Le match promettait d'être intéressant. Vers dix heures du soir je vis pour la première fois le célèbre fleuve Huang He. Ce fleuve où les guerres prirent fin et où les player games firent leurs premiers pas vers la gloire. Puis après ce fleuve nous arrivâmes en vue de Pékin.
J'étais dans mon hôtel en forme de temple chinois quand mon agent entra, sans frapper à la porte. C'était un comble, j'étais une star respectée de mes adversaires et de tout le monde mais mon agent ne frappait pas avant d'entrer dans ma chambre.
Il me dit que mon adversaire en raison d'une fièvre ne pouvait jouer demain et que le duel était reporté à dimanche matin, dans trois jours. En attendant, j'avais carte blanche et je pouvais donc aller où je voulais.
On est samedi et je visite la ville de Shanghai. Ses habitants sont tous d'une gentillesse exemplaire, malgré le fait que dans moins de douze heure je serai leur pire ennemi. Les Chinois parlent tous, plus ou moins bien, l'espéranto et je n'ai donc aucun problème pour me faire comprendre. La journée passe, trop, vite en compagnie de ces gens adorables. Mais le devoir m'appelle et je dois rentrer pour être d'aplomb le lendemain.
Mon adversaire s'était bien remis et nous pourrions jouer comme prévu le lendemain. Mon entraîneur se lamentait car il aurait préféré qu'il n'y ai pas de combat. Pour ma part, cela m'était égal car j'adore les duels.
Il est dix heures du soir et je me prépare à me coucher quand je reçois un coup de téléphone de mon adversaire.
-Bonjour Kévin. C'est Lin Jong Fu. Vous allez bien ?
-Oui, et vous ? Vous vous remettez de votre maladie ?
-Oui, merci. Je voulais m'excuser pour le désagrément que je vous ai causé.
-Ne vous excusez pas, j'ai déjà tout oublié.
-Merci et bonne chance pour demain.
-Vous de même.
Sur ce, il raccrocha avec, certainement, un poids sur la conscience en moins. Je commençais à avoir de la sympathie pour cette personne. Mais l'heure n'est pas à la réflexion. Je me mets donc en pyjama et me couche pour ne pas décevoir mon adversaire le lendemain ; quand je ne dors pas assez je joue très mal.
Chapitre 5
Mon adversaire joue pour la vingtième fois de la partie et je ne comprends toujours pas sa technique. Je joue donc comme j'ai l'habitude de jouer et attends de voir le résultat.
Le matin je me suis levé à sept heures pour ne pas être en retard au rendez-vous. Je me suis douché puis mon agent, et entraîneur, sont arrivés. Nous nous sommes rendus dans l'arène de combat et une femme m'a montré ma loge. Elle était très grande, avec une table au milieu, un miroir après chaque mur et une chaise dans un coin. Je me suis assis sur la chaise et, comme à chaque fois avant un match, j'ai mis ma tête dans les mains pour évacuer le stress. Un homme habillé de noir est venu me chercher à dix heure pour me dire que le match allait commencer. Je me suis levé et j'ai pris la direction du centre du bâtiment. Arrivé devant la porte, j'ai marqué un temps d'arrêt pour souffler une dernière fois avant le match qui s'annonçait riche en émotion.
Je me suis assis sur la chaise qui m'était attribuée. Mon adversaire arriva un moment plus tard en s'excusant de mille façons. Nous nous sommes salués puis nous avons regardé le tapis de jeu.
Je me souviens des premières fois où j'ai joué à ce jeu. Le jeu de go se joue sur un tapis quadrillé et nous posons des pions sur les intersections de façon à entourer le pion adverse. Le jeu est fait de plein de finesses qui s'apprennent au fil du temps. Il m'a fallut trois longues années d'entraînement avant de pouvoir jouer à ce jeu.
Mais le moment n'était pas venu de repenser au passé, il valait mieux penser à l'avenir. Et mon adversaire espérait bien contrôler son avenir dans le jeu. Nous nous sommes mis à jouer très vite. Le jeu de go reflète très souvent la personnalité du joueur ; mon adversaire jouait très méthodiquement et tous ses coups étaient prévus depuis longtemps. Il devait donc être comme cela dans la vie : méthodique et ne rien laisser au hasard. D'où sa gène quand il était tombé malade et qu'il avait du reporter le match.
Nous sommes maintenant au quarantième coup et le jeu de mon ennemi est toujours insondable. Moi je joue comme j'ai l'habitude de faire contre un adversaire dit «normal». Pour l'instant je mène de quelques pions mais le résultat du match ne peut pas se prévoir avant la fin du duel car le terrain de chacun doit être pris en compte. Les coups s'accélèrent et je sens que je tombe dans son piège. Cela ne me plaît pas du tout mais je ne puis rien faire car je ne comprends pas se qu'il veut faire.
Puis vers le soixante-dixième coups je comprends sa tactique. Mais en même temps que je comprends, je me rends compte que c'est trop tard pour faire quoi que se soit. Je ralentis donc considérablement la vitesse du jeu. Je prends le temps de réfléchir avant de jouer et je cherche une solution pour me sortir de ce mauvais pas. Nous avions joué soixante-dix coups chacun en l'espace d'une heure mais à partir du moment où j'ai eu l'Illumination nous avons joué dix coups en une demi-heure. Je cherche par tous les moyens le truc pour m'en sortir mais je ne trouve pas.
Je vois déjà mon entraîneur me sermonner à cause de la défaite. Me dire que j'aurais du voir avant la tactique de mon adversaire et que j'aurais du réagir plus vite. Les entraîneurs ont le don pour trouver la chose à dire qui est vrai. Mais, s'ils sont si forts, pourquoi ne sont-ils jamais de grand joueur ? Une question à creuser. Mais le moment n'est pas venu. Je ne me suis pas fait une réputation pour baisser les bras au moindre obstacle. Bon dieu, réveille toi Kévin et trouve la solution.
Je ralentis encore plus la cadence de jeu jusqu'à ne plus jouer que toutes les dix minutes. Mais je suis en train d'entrevoir la solution et peut-être de me sortir de ce mauvais pas. Au bout d'une heure complète je trouve la solution pour me débarrasser de la menace mais maintenant comment faire pour enrayer la menace qu'est le player games le plus réputé du monde… la chose n'est pas si simple que ça. Mais il faut déjà que je lui montre que j'ai trouvé comment m'en sortir. Je joue donc plus vite et je fais moins d'erreurs qu'au début. Mais je ne vois toujours pas comment gagner.
Mon ennemi d'un match sait se qu'il fait et il fait très peu d'erreurs voire pas du tout. Je cherche une autre solution pour l'avoir sans qu'il puisse voir ce qui lui tombe sur le bec. Mais je ne vois pas. Je ne vois pas et je ne vois pas… à moins que… si ma technique marche alors il sera perdu. J'ai trois coups à faire pour qu'il ne puisse plus revenir à la marque. Mais il ne faut pas qu'il remarque ma manœuvre. Je tente donc mon tour de passe-passe. Je joue donc mon premier coup. Il joue le sien. Je joue mon deuxième coup comme si je ne savais pas quoi faire. Il attend. Il réfléchit. Il va jouer mais il se rétracte. Il ne sait pas quoi faire. Il pense certainement à une nouvelle tactique. Mais peut-être a-t-il trouvé mon idée. Peut-être que je n'ai pas du tout trouvé ce qu'il voulait faire et qu'il réfléchit si'il me donne le coup final ou pas.
Je le regarde sans rien faire et me pose toutes ces questions. Puis je revois mon entraîneur me sermonner sur la tactique de déstabilisation. Je le revois en train de me dire qu'en aucun cas il ne faut croire les attitudes de l'adversaire. Il faut penser que c'est un vicieux qui ne pense qu'à gagner et qu'il fera tout pour arriver à ses fins.
Il prend un pion. Il regarde où le mettre. Il regarde là où il ne faut pas qu'il le mette. Il le pose là où il ne faut pas. Mais il le reprend. Et il le pose dans un coin qui ne change en rien mon idée. Je joue donc très vite mon coup et je pense en avoir fini pour de bon avec lui. Je joue donc très vite les coups suivants en attendant avec impatience le moment où l'arbitre dira qu'il faut que l'on arrête.
L'arbitre siffle. Le match est fini. Maintenant il faut attendre la comptabilisation des points. Je vais voir mon entraîneur pour savoir si il est content de moi ou pas. Il me dit qu'il a eu très peur pour moi mais que maintenant le sort en est jeté. Incroyable il ne m'a pas sermonner sur un problème quelconque. J'attends donc le résultat avec impatience.
Au bout d'une heure de comptabilisation des points, l'arbitre nous appelle pour nous dire qui est le grand vainqueur. Il nous félicite pour notre beau match. Nous dit que le score est très serré. Puis il annonce le résultat.
Êpilogue
J'ai donc gagné à trois points près. Mon entraîneur, une fois l'euphorie passée, m'a fait son discours habituel sur ma façon de jouer qui était vraiment nulle. Mais moi je ne l'écoute plus, je repense à mon match et à la peur qui m'avait pris en milieu de match. Je dis à mon entraîneur de se taire et de venir. Je veux rentrer chez moi et me faire couler un bon bain chaud en écoutant ma musique.
Le trajet du retour dure douze heures. Arrivé chez moi, trop exténué par mon voyage, je m'endors tout de suite sur le canapé. Je rêve de maintes et maintes choses comme le match sous différentes formes. Puis je me réveille en pleine nuit pour me lever et aller au lit pour me rendormir.
Le lendemain matin je prends le temps de traîner au lit, chose que je n'avais pas faite depuis trois-quatre semaines. Puis j'écris une lettre au gouverneur pour lui demander d'arrêter le métier de player games. Mais avant même que je ferme ma lettre le téléphone sonne…
Histoire publiée le 02/11/2006 à 11h54.
Thèmes : Fantastique, Futur, Jeu
|
| Ajouter aux favoris |
Envoyer à un ami |
Moyenne (8 votes) ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |



Par fereyd le 13/11/2008 à 22h35
yeah c'est vraiment bien
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire, inscrivez-vous gratuitement !