Que ferais-tu, si.
Vois-tu, aujourd'hui, j'aimerais m'envoler. Je voudrais que tes douces mains me dessinent une paire d'aile; et que tu empêches de ta somptueuse voix que l'on me les coupe une nouvelle fois.
Observe ce ciel étoilé. Et, remarques-tu à quel point toutes ces douces lumières ne sont que le reflet de mes larmes asséchées par le temps ? D'ailleurs, depuis quand suis-je ici ? La question est telle que je ne peux y répondre. Mes yeux fixent un horizon lointain, tandis que mon corps me blâme à rester, là. Seule. Seule et vaincue. La douleur a gagné une autre partie, me laissant dans la détresse envahissante. Elle ne m'offre qu'un poignard qu'elle abrite entre mes doigts. Tu sais, au cas où, je ne supporterais plus ce mal dont je suis devenue dépendante. Mon cerveau subit la tentation d'un tel acte. Et, mon coeur.. Mon coeur, il est déjà mort. Il a posé les armes, sans jamais les reprendre. Il a abandonné ses battements pour un long repos interminable. Et, il a bel et bien raison. Peut-être devrais-je le suivre..
Ecoute ce doux tintement contre le feuillage des arbres à moitié nus. Je crois que le ciel m'accompagne dans ma peur. Est-il donc le seul à me soutenir ? Je m'en rappelle de ce jour. Soutenir. N'étais-ce pas ce que tu m'avais promis ? Mais voyons, je dois bien savoir que les promesses ne sont pas faites pour être tenue. Et que celle-ci finira par se noyer dans les eaux profondes.
Maintenant, dis-moi. Que ferais-tu si je venais à me perdre entre les hautes herbes, leur longue tige venant à déchirer ma peau à leur passage ? Que ferais-tu si le vent m'emportait, et m'emmenait bien loin, là où tu ne seras jamais capable d'y mettre un pied ? Que ferais-tu si la neige se mettait à tomber, et que je tremblerais de froid ? Que ferais-tu si je te disais que je ne désirais plus que ta personne ? Que ferais-tu, simplement, si je t'avouais que je t'aimais ? Et, sans doute, que tu porteras sur moi un regard différent. Tu ne verras plus qu'en moi la fille tomber amoureuse de ta douce personne. Et non l'amie que j'ai pu être.
Pour en finir, tu attraperas un ciseau et, tu déplumeras mes ailes avant de n'en laisser que des lambeaux.
Histoire publiée le 13/10/2009 à 16h39.
Thèmes : Amour, Homosexualité, Peine, Souffrance
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Par dead-rose le 28/06/2010 à 16h57
J'aime
Par andrea1 le 13/10/2009 à 20h41
Jusqu'à hier.
Magnifique... magnifique...

J'adore
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