Rester encore un peu.
[En fait, cette fiction est sur le blog d'une amie et elle m'a donnée la permission de la mettre sur lexode.]
Assise sur un banc, une adolescente regardait les feuilles rouges des arbres tombaient dans les allées. L'odeur de la nature automnale lui faisait beaucoup de bien. Ce n'était pas la première fois qu'elle venait ici. A vrai dire, elle venait ici depuis six mois. Depuis sa rupture avec son petit ami. Mais vous devez le connaître. C'est le bassiste du groupe allemand, Tokio Hotel. Il lui disait tout le temps des "je t'aime".
Aurore versa quelques larmes avant de se lever. Elle ne pouvait pas rester ici. Elle se faisait du mal pour un rien. Elle enleva les quelques larmes qui coulaient sur ses joues. Elle ne se rendit même pas compte que la pluie tombait sur Berlin.
La jeune française se foutait de tout. Les passants courraient autour d'elle, la bousculait. Aurore ne se pressait pas. Pour prouver sa folie, elle ôta sa veste et laissa la pluie la mouillait. Sa chemise blanche ne cessait de se coller sur son ventre plat et sur ses seins nus. Aurore donnait des coups de pieds dans les flaques. Elle se laissait aller. L'adolescente secoua ses longs cheveux blonds, qui vinrent se coller sur son visage ou sur sa chemise.
Alors qu'elle traversait une rue, Aurore sentit deux mains se posait sur ses épaules. Elle éclata de rire. Elle connaissait ses mains, calleuse de bassiste.
- Je savais que c'était toi, murmura-t-elle.
- Comment tu l'as-su ?
- Ton odeur et puis tu portes un parapluie, pour que tes cheveux ne frisent pas, répliqua-t-elle, en riant.
- Tu me connais plus que tout le monde.
- Peut-être. Mais toi, tu ne me connais pas assez pour que tu saches que j'aime être sous la pluie.
Le jeune homme la lâcha et la regarda se retourner. Ses joues étaient barbouillés de fard à paupière noir. Ses grands yeux bleus océan le scrutait.
- Ca faisait longtemps qu'on ne s'était pas vus, n'est ce pas ?
- Oui, répondit l'homme.
- Je ne t'ai pas trop manqué ? reprit-elle.
- Pourquoi tu me dis ça ?
- Je ne sais pas, ria-t-elle.
- Aurore, tu sais que je t'aime. Je t'ai toujours aimé...
- Alors pourquoi tu as rompu ?
- Je ne veux pas te faire souffrir...
- Me faire souffrir de quoi ? De ta célébrité ?
- Oui, de ma célébrité. Je ne veux pas que tu sois harceler par les fans et les paparazzis.
- D'accord.
Aurore se hissa sur la pointe de ses pieds et embrassa le bassiste. Ce n'était pas la première fois qu'elle rompait. Elle tourna les talons et elle s'enfuit.
Georg la regarda partir. Que pouvait-il faire mis à part de la rattraper ? Le jeune homme abandonna son parapluie sur la chaussée et courut à la suite d'Aurore. Cette dernière avait stoppé sa course près d'un immeuble.
- Je n'ai pas le droit de t'abandonner. Mais j'ai le droit de t'aimer, chuchota le bassiste.
- Qui a dit ça ?
- Moi. Je t'aime, Aurore.
Le jeune homme se pencha en avant et embrassa son amie. Elle était désirable. Elle était plus belle que toutes ces filles qu'il avait vu se dévêtir dans la fosse, juste pour attirer son regard. Aurore fit glisser une clé dans la serrure et la tourna jusqu'à ce qu'elle entendit un petit clic. Elle poussa, du pied, la porte et fit entrer le jeune homme. L'appartement d'Aurore était très bien décoré. Mais ils ne prirent pas le temps de regarder l'appartement. La jeune fille brisa leur étreinte et elle courut se réfugier dans sa chambre.
Georg éclata de rire avant de suivre sa petite-amie. Lorsqu'il aboutit dans la chambre, Aurore était en jean. Elle jeta une serviette blanche à la figure de son petit ami avant qu'elle n'aille s'installer sur son lit. Le jeune homme vint s'asseoir à côté de sa petite amie et l'embrassa tendrement. Les deux adolescents s'endormirent tranquillement.
Vers trois heures du matin, le portable du bassiste vibra. Le jeune homme, qui ne dormait plus, décrocha.
- Tu es où ? demanda une voix féminine.
- Ninon, je t'ai dit que je ne voulais plus te voir.
- S'il te plaît, sans toi, je ne suis plus rien.
- Il fallait que tu y pense avant de me tromper...
- Georg, s'il te plaît...
- Ninon, arrête...
- Tu oublies que je suis enceinte de toi.
Georg raccrocha. Il déposa un baiser sur la joue d'Aurore. Cette dernière se tourna et se rendormit. Le bassiste ramassa ses chaussures et prit sa veste. Il sortit dans la nuit. Le jeune homme rejoignit son hôtel, là où Ninon devait l'attendre. La jeune femme était au rendez-vous. Son ventre rond dépassait un peu de dessous son tee-shirt. Georg la regarda et lui demanda pourquoi elle était là.
- Tu es obligé de rester avec moi. Sinon...
- Sinon quoi ?
- Sinon je dirais tout à Aurore, répliqua Ninon.
Georg la regarda, dégoûté. Quelques mois plus tard, lorsqu'il croisa Aurore, cette dernière ne lui jeta aucun regard. Ninon minaudait à ses côtés, récitant des prénoms d'enfants et lui demandait sans cesse son avis. Le jeune homme ne faisait que hocher la tête. Il ne l'écoutait que d'une oreille.
- Georg, tu m'écoutes ?
- Oui, chérie, soupira le jeune homme.
- Alors que penses-tu du prénom Aurore ?
- C'est très beau, répondit-il.
Ninon souria et déposa un baiser sur la joue de son fiancé. Ils retournèrent à leur hôtel, la jeune femme se plaignant d'avoir du mal à marcher. Le majordome tendit une lettre à Georg, qui la mit dans la poche arrière de son jean. Ninon le supplia de prendre l'ascenceur. Il hocha la tête et la suivit. Ils ne leur fallut que quelques secondes pour arriver à leur étage. La jeune femme partit s'allonger tandis que Georg s'asseyait sur le canapé.
Histoire publiée le 06/04/2008 à 15h04.
Thèmes : Amitié, Amour, Fanfiction, Musique
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Par latiteleledu45 le 07/08/2008 à 12h23
Très belle histoire, mais que se passe t-il après ?
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