Sans titre
Histoire d'une fille qui se cherche :
Estelle a besoin de parler. De dire ce qu'elle a sur le cœur. Et même si elle sait qu'après réflexion elle ne publiera pas cet article, ça fera du bien de l'avoir écris. La question est : arriverai-je à le terminer et ne déciderai-je pas, tout à coup, de tout effacer, et d'arrêter mes conneries. Stop. Je reprends. Je disais que j'ai toujours besoin d'un ...
Voila, vous voyez, déjà, j'ai envie d'effacer l'article. Ça me démange, si vous saviez. J'ai commencé à prendre le "je" et plus le "Estelle", ça me fait déjà plus flipper. J'y arriverai. Donc, je le sais, j'ai un besoin permanent de me savoir entourée et aimée par des gens que j'estime être plus forts que moi. Et ça dans n'importe quel domaine. Même si souvent c'est... comment dire, des personnes plus fortes émotionnellement. Plus "Brut" dans leur façon d'être. Qui s'assument, qui veulent ÇA et pas autre chose, qui ont des avis bien précis et qui n'en démoliront pas. Parce que, je suis, un peu, le contraire. Bon d'accord, j'en suis même l'antagoniste. Mais je n'y peux rien. Je ne suis pas comme ça, je n'arrive pas à l'être. J'ai comme l'impression de trop m'exposer. Il ne me manque qu'une chose, je le sais, qu'UNE seule chose. Une confiance en moi. Je n'y arrive pas, merde. Et ça me gave, ça me ronge à l'intérieur. Par moment, j'arrive même à me demander pourquoi Eux* ont décidé de me prendre comme une Amie* chère. Puisque, dites-moi donc ce que je les apporte ? Certes, je suis moi. Et alors ? Qu'est-ce que je vous apporte ? Je ne saurai y répondre. Vous voyez, je tremble. Je tremble parce que maintenant je sais pertinemment que je ne publierai en aucun cas cet article parce que je me mets à nu et c'est affreusement horrible.
J'ai besoin d' "entretien". C'est bizarre, mais en gros c'est ça. J'ai besoin qu'on m'entretienne, qu'on me dise que je suis nécessaire, que je manque à vos vies, que vous m'aimez. Parce que ça me rassure : on m'aime donc. Je suis lourde, je suis chiante oui. Mais à part vous, à part ma famille (qui franchement, nous aime mais que c'est en quelque sorte "normal") qui ai-je ? Et là, c'est parti pour une psychothérapie estellienne quasi "ado": non je n'ai pas de petit ami, de copain, de boyfriend. Appelez ça comme vous voulez. Je suis Estelle, je suis étudiante, j'ai 18 ans, je n'ai jamais eu de lui*. Oui, c'est bien de prendre son temps, SI-TU-VEUX ! Mais là, j'aimerai te dire : j'ai assez attendu non ? Parfois je rentre le soir et qu'est-ce que je ne ferai pas pour avoir des bras dans lesquels m'enlacer. Je pourrais me dire qu'ici, maintenant, présentement, une personne tient assez à moi pour être là et se préoccuper de moi. J'effleure à peine mon téléphone portable, parce que je n'attends pas de messages importants, je ne passe pas 3h au téléphone à me disputer, à me réconcilier, à susurrer des mots doux. NON! Et je vous emmerderai presque de le faire, vous. Je ne suis pas désespérée, je suis normale mais parfois, j'ai envie de vous (excusez moi l'expression) dégueulez dessus ! De vous foutre une baffe, de vous gueuler dessus parce que vous avez ce que je voudrais avoir. Et dire que pour certains c'est si facile à avoir. Pourquoi je n'y arrive pas ? Pourquoi j'ai comme ce blocage ? Pourquoi je ne vous plais pas ?
Voila, je tremble, j'ai le cœur qui bat la chamade. Pourtant je ne viens pas de faire un sprint, je viens juste de vous dire ce que j'avais sur le cœur. Je ne publierai pas cet article, je n'ai pas assez de cran pour le faire. Et c'est peut être le problème.
Histoire publiée le 20/12/2009 à 22h15.
Thèmes : Amour, Confiance, Etre, Grandir
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