Seule la peur demeure.
Tu vois mon ange que j'avais raison. A contrecœur mais c'est ainsi. J'aurais préféré me tromper tu sais, ne plus te reconnaître. Je ne disais rien et toi non plus. Tes larmes me faisaient pleurer, et ton sourire… Mais lequel ? Il s'est éteint depuis bien longtemps mon amour. Je te sentais partir, je ne voulais pas, crois-moi ! Mais je ne savais plus quoi en penser. En parler, je n'aurais pu. Tu souffrais, je le voyais bien, mais t'entendre le confirmer, non cela, jamais je ne l'aurais supporté. Tu étais juste trop triste, le cœur trop en ruine pour m'accorder un seul regard. J'avais mal. L'amour me rongeait, encore aujourd'hui il m'achève. Mais cela n'avait jamais compté. Ma douleur c'était la tienne. Mes maux n'étaient que le reflet de ta souffrance et rien n'aurait pu y changer. Je l'ai toujours su, vois-tu, dès le moment où mon âme a transpercé ton cœur. A cet instant, j'ai réalisé mon erreur. Tu étais déjà trop loin pour revenir parmi nous, et moi trop amoureux pour repartir. Les mois ont passé, les années également. Tout demeurait inchangé, seul ton départ se rapprochait. Je ne pouvais me résoudre à l'admettre. Je t'aimais, plus fort que jamais et je ne supportais pas la simple idée de t'abandonner. J'aurais peut-être dû t'oublier, te laisser là où ton esprit te guidait. Mais c'est la folie qui me poussait à agir. Je te voulais, tout simplement. Et j'avais peur, un peu plus chaque jour où je voyais ton teint pâlir et ton corps s'amaigrir. Oui, je craignais que tu puisses t'en aller. Ce fut mon unique phobie. C'était atroce, elle a consumé mon existence toute entière.
Puis un soir, tu n'es pas rentrée. Cette fameuse soirée que j'ai redoutée si longtemps… Tu ne paraissais pas vivante, mais tu étais ma vie. Aussi dur que cela puisse sembler être. Depuis, je t'attends chaque nuit, en vain, tu ne rentreras plus désormais. Je savais que cela arriverait, seule la date restait floue, et je ne m'en remets toujours pas. Au fond, même si on s'y attend, on n'est jamais prêt le moment venu. Tout me semble long à présent. Tu sais, j'ai tellement de choses à te dire, combler tous nos silences d'avant, les mots ne me manqueraient plus, je te le promets, ils redoublent de sincérité. Depuis ton départ, mes larmes n'ont pas cessé de couler, comme un souvenir de nos nuits passées régulant mes plus sombres pensées. Tout s'est évanoui. Seule la peur ne disparaît pas, la crainte que tu ne reviennes pas…
Histoire publiée le 04/09/2010 à 17h52.
Thèmes : Départ, Je t'aime, Larmes, Peur
|
| Ajouter aux favoris |
Envoyer à un ami |
Moyenne (6 votes) ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |



Par kikou6 le 12/09/2010 à 14h43
Bonne vacances !
Sublime ! Franchement BRAVO !
Par dead-rose le 09/09/2010 à 13h00
J'aime
Par windlady le 07/09/2010 à 16h34
tout simplement magnifique...
Par saphire66 le 06/09/2010 à 21h26
Le bonheur existe...il faut juste le trouver....
Magnifique :')
+5*
Bisoux
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire, inscrivez-vous gratuitement !