Transgénèse - Prologue
Le soleil s'était couché et les premières étoiles apparaissaient dans un ciel bleu sombre. Dans les bâtiments blancs et acier, les lumières crues des néons s'éteignaient les unes après les autres, et sur le parking, les voitures s'en allaient peu à peu, la barrière de sécurité rouge et blanche s'élevant et s'abaissant devant chacune d'elles. Sur la gauche de la barrière, une petite cabane de plexiglas, illuminée par un néon blafard à la lumière tremblotante, abritait la silhouette calme et massive d'un gardien, une casquette vissée sur le crâne.
Bientôt, le parking fut désert, à l'exception du van de l'équipe de patrouille nocturne. Seules tâches de ce paysage sombre, les faisceaux virevoltant des torches électriques des patrouilleurs et les faibles lueurs rouges venant de petites fenêtres à barreaux au deuxième étage du bâtiment principal dans lequel patrouillait une seconde équipe. La nuit était calme, silencieuse. Elle semblait retenir sa respiration.
Comme pour lui donner raison, des coups sourds résonnèrent soudain, suivis d'une sonnerie stridente qui déchirant l'air paisible de la nuit. Des bruits de courses, des coups, des cris, des coups de feu. La lumière de la lampe extérieur du hall d'entrée du bâtiment principal clignota quelques secondes avant de se stabiliser. Les silhouettes des gardes extérieurs se révélèrent dans son rayonnement. Grands et musclés, vêtus d'uniformes gris sombres, pistolets et lampes torches en main, ils interpellaient depuis le pas de la porte leurs collègues responsables du bâtiment d'où semblaient venir les bruits suspects. Puis, les sons diminuèrent et un silence de mort plana sur les lieux.
Sortant une carte électronique de sa poche, le chef de la patrouille ouvrit la porte en vitrage blindé et pénétra, suivi de ses hommes, dans le hall puis monta les escaliers. Dans le couloir du premier étage, rien n'était à signaler, les laboratoires étaient calmes, comme d'habitude. Mais au deuxième étage, la scène d'un massacre s'étalait sous la lumière tremblante des néons. Dans le couloir carrelé de blanc, les patrouilleurs gisaient dans leur sang, leur corps portait des traces de coup d'impact d'une balle dans la poitrine ou le front. Toutes leurs armes à feu avaient disparues. Sur le mur de droite éclaboussé de sang, l'empreinte écarlate d'une main gauche brillait, à environ un mètre cinquante du sol. En face de celle-ci, une porte défoncée pendait lamentablement sur ses gonds, forcée de l'intérieur. Au-dessus de celle-ci était indiqué, gravé sur une plaque métallique :
Expérience numéro 012
Clonage humain
Donneur : Capitaine Edward « Wolf » Firered
C'était la seule porte dans cet état et le couloir ne laissait voir aucun signe de vie. Les autres étaient fermées et verrouillées, les habitants des cellules restant calmes et silencieux. Au troisième et dernier étage, une scène aussi sinistre attendait les patrouilleurs. L'immense salle circulaire était éclairée par une faible lueur verte, laissant voir la pièce dans un clair-obscur maléfique. Le long des façades, des cylindres de verre s'alignaient, émettant leur pâle lumière fantomatique qui découpaient des silhouettes étranges qui semblaient flotter en apesanteur. L'un d'eux était vide, les parois brisées gisaient en mille morceaux scintillant comme des milliers d'éclats de diamant sur le sol. Là aussi, des hommes en uniforme gisaient sur le sol, sans vie. Les torches électriques éclairèrent bientôt les cadavres. Certains avaient des impacts de balle dans la poitrine, d'autres le visage lacéré et la gorge à moitié arrachée. Puis des empreintes accrochèrent les faisceaux, d'étranges empreintes en réalité : celle de pieds nus et celles d'un chien.
Un bruit léger venant du fond de la pièce fit dresser l'oreille des patrouilleurs, de même que les rayons des torches. Une fenêtre était ouverte et battait encore contre le mur, elle venait d'être ouverte. Les premiers hommes se précipitèrent vers l'ouverture mais ils ne purent qu'apercevoir deux silhouettes bondissant sur le toit du bâtiment voisin et disparaître dans la nature. En se retournant, ils aperçurent leur chef en train de lire une plaque métallique similaire à celle située au-dessus de la porte défoncée de l'étage inférieur. Sur celle-ci, il était gravé :
Expérience numéro 1527
Transgénèse : Homo Sapiens Sapiens X Canis Lupus
Donneur : Valeska Wolfgang
Histoire publiée le 22/11/2007 à 20h33.
Thèmes : Evasion, Liberté, Sciences, Transgénèse
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Par lothedhel le 26/11/2007 à 22h26
33 Chapitres en ligne ^^
Je trouve ton histoire plutôt pas mal! Vive le mystère du fantastique! Continu, c'est très bien décrit
Par dark-silver le 26/11/2007 à 19h45
Kaze no Kiba...
Merci^^
Mais je trouve que j'ai un style d'écriture un peu trop... conventionnel, et c'est ce que j'apprécie chez toi, ton écriture est beaucoup plus originale que la mienne!
Par ludo31 le 26/11/2007 à 17h36
Sins & sacrifices
Super, continue comme ça!!! Pas de fautes d'orthographe et un très bon vocabulaire.
Tu disais que tu faisais moins bien que moi? Faux!!! Tu écris beaucoup mieux que moi!
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