Triste sort
Dimanche 14 juin 2009 à 11h00
Là dans notre chambre, j'étais planté comme un con devant la fenêtre. Des larmes plein les cils, je posai mes mains sur la paroi de verre et approchai mon visage de la fenêtre. Comme devant un miroir, j'aperçus mon reflet dans la vitre. Depuis combien de temps je m'étais pas vraiment regardé dans une glace ?
Il y avait devant moi un homme faible et seul, plein de contradiction. Un homme engagé dans une lutte contre moi-même. Une lutte sans merci.
J'aurais aimé prendre le contrôle de ma vie, sans avoir fait toutes mes conneries, sans enfin tout détruire.
Je clignai des yeux et sentit les larmes qui coulaient le long mes joues. C'était étrange car avant seul l'alcool réussissait à me faire pleurer. Jamais je ne m'étais senti aussi vulnérable, comme si un barrage avait cédé à l'intérieur de moi, laissant libre cours au flux de mes émotions. Sans doute ne pouvait-on pas vivre sans sa bien-aimée. Je m'abandonnai pleinement à ma douleur.
Tout ce que je voulais, c'était rester seul, cloitré. Tirer les rideaux et me soûler jusqu'à l'agonie, M'offrir une vraie défonce, un lavage de cerveau au Whisky, passeport temporaire pour un monde meilleur, un paradis sans faux semblant.
A présent, mon visage n'était plus qu'à quelques millimètres du garde-fou, dernier rempart contre le vide. Je baissai les yeux mais je ce n'était pas suffisamment haut, je suis sûr que je vais me rater, mais à cet instant, j'éprouvais surtout la tentation de me précipiter dans le vide, d'en finir d'une façon ou d'une autre pour faire taire cette douleur.
Alors que j'avais peur de me rater en me jetant par cette fenêtre, je décidai d'aller dans le couloir pour y prendre une arme et des cartouches, deux exactement que j'insère dans les chambres du "Juxe à posser ". Puis je sentis le canon dur et froid dans ma bouche, mon pouce sur la détente, je fermais les yeux pour appuyer...
Mais en fermant mes yeux je vis son visage, son si joli visage si pur et si doux, puis une voix intérieure, peut-être la sienne, je ne sais pas, qui me dit: "ce n'est pas de cette façon que tu pourras me reconquérir et qu'elle te reviendra».
Alors maintenant je me laisse vivre dans l'espoir, car c'est la seule raison que j'ai de vivre, c'est qu'elle me revienne...
Grégory-Bringuet
Histoire publiée le 01/04/2011 à 22h40.
Thèmes : Amour, Triste, Vie
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Par petit-ange17 le 03/04/2011 à 13h40
www.Et-Les-Mots-Sont -Perdus.skyblog.com
J'aime beaucoup, malgré quelques problèmes de syntaxes qui me dérange. Continue !
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