Une simple erreur de manipulation (3eme partie)
Plus le temps passait, et plus nous nous entions bien Ewo et moi. Je pus bientôt remarcher à peu près comme avant, et mon ami n'avait presque plus de traces dans le cou. Un jour, une cinquantaine de gardes vint dans notre forêt. Mes soldats et moi-même les avons accueillis. Mais l'un des gardes me tendit un morceau de parchemin, et m'ordonna de le lire :
Par ordre de sa Majesté impériale le Roi de Château-bois-Norvel, commandant des armées du comté de Norvel-Timor et sagesse suprême de l'Empire du Poitou, les vingt-quatre Errants séjournant dans la forêt du Chêne-creux devront être arrêtés ainsi que leur général pour une cause bien connue de tous. Ladite cause étant le vol de provisions personnelles de sa Majesté impériale le Roi de Château-bois-Norvel etc. ainsi que le vol d'un guerrier de sa Majesté impériale, le dénommé Rak, dragon de pure race et étant lié par cérémonie à sa Majesté impériale.
Sa Majesté impériale exige le revirement de son guerrier dans son propre camp, ainsi que la mise à mort de tous les Errants présents dans la forêt du Chêne-creux.
Seront résignés à cette mission les cinquante gardes portant l'uniforme réglementaire et étant présents dans la forêt du Chêne-creux ce jour, entre quatorze et seize heures.
Les prisonniers seront exécutés le mercredi vingt-quatre juin, par ordre de sa Majesté impériale, donc le lendemain de leur arrestation.
Sa Majesté impériale le Roi de Château-bois-Norvel, commandant des armées du comté de Norvel-Timor et sagesse suprême de l'Empire du Poitou.
Cette lettre me rendit si énervé que j'en sorti immédiatement mon épée. Mes compagnons firent la même chose, mais à cinquante contre vingt-quatre, le combat fut vite terminé. Ewo, qui était allé chasser, vit toute la scène du haut des cimes, il se posa loin des soldats pour ne pas être repéré.
Les soldats nous avaient bandé les yeux, si bien que nous ne savions pas où nous allions, ni même quel chemin nous empruntions.
Au bout d'une heure à peine, on nous jeta sur un sol de pierres froides avant de nous enlever nos tissus qui nous rendaient aveugles. Nous étions dans une cellule de la plus grande prison du comté, les gens s'évertuaient à dire qu'on ne pouvait pas en sortir lorsqu'on y était déjà. En disant que nous étions dans le même cellule, ça n'était pas tout à fait vrai. J'étais seul, et tous les autres étaient dans la cellule d'en face. Je savais que nous y laisserions nos peaux si nous n'y changions rien. J'avais beaucoup d'idées, mais toutes étaient impossibles, car les gardes tenaient tellement à nous voir sur le parquet de bois, la corde au cou, et à toucher leurs primes de mission qu'ils nous surveillaient intensément. Mais la surveillance constante pouvait tourner en notre faveur...
Mais comment expliquer mon plan à mes soldats? Je devais trouver une solution à cet épineux problème. Mais elle vint d'elle-même, lorsque le Roi ouvrit la porte, précédé par trois gardes très costauds. Ils s'approchèrent et s'arrêtèrent devant ma cellule.
- Suivez-moi, déclara-t-il seulement.
Je me levai lentement. Les gardes me tinrent solidement les poignets, en gros, si je bougeais, j'étais un homme mort avant d'avoir atteint le plancher de bois et la corde. Je marchais derrière le Roi, et nous traversâmes plus de pièces richement décorées que le Roi avait de cheveux. Heureusement pour lui, il ne devait pas en avoir plus d'une trentaine. Nous arrivâmes finalement dans une petite salle dont un mur était couvert de photographies ou de portraits qu'on avait peints du Roi. Sous chacun d'eux, était écrit quelque chose du genre : A notre seigneur bienfaisant, au saveur de notre comté, au véritable Roi de Château-Bois-Norvel.
Ces simples phrases faillirent bien me faire vomir. Qui donc pouvait aimer un Roi qui dépouillait tous les habitants de leur argent ?
On me fit assoir sur une chaise incrustée d'or et de pierreries. Le Roi ordonna aux gardes de nous laisser, puis il s'approcha de moi :
- Nous allons faire dans les règles, annonça-t-il, je vous ai accordé ma clémence en épargnant la vie de vos amis jusqu'à présent. Vous m'êtes donc redevable. Dites-moi alors où se trouve Rak.
Je souris et regardai sa large bouche s'ouvrir et se fermer en attendant ma réponse.
- Sire, répondis-je, je me doute fort que votre plus fidèle guerrier veuille revenir avec vous. Aussi, j'ai battu loyalement votre dragon, il est donc normal que vous épargniez la vie de mes amis.
Le mot normal le fit grimacer.
- NORMAL ? hurla-t-il, depuis quand devez-vous me qualifier de normal ? Je ne suis pas n'importe qui, et je suis le plus vénérable de tous les hommes sur Terre ! Vous me devez respect aussi bien que vos amis sont des Errants !
Je pris un air effrayé et feignis de me mettre à pleurer. Je me levai de ma chaise et me prosternai devant lui. Il parut satisfait. Comme je le pensais, son ventre était aussi gros que sa stupidité et sa naïveté.
- Pardonnez-moi, votre Majesté. Pour me faire pardonner, je vous dirai où se trouve Ew..Rak. Laissez-moi parler avec un des Errants, et il vous conduira jusqu'à lui.
Le Roi parut accepter, il envoya donc Taro dans la petite pièce. Lorsqu'il fut arrivé, le Roi nous laissa entre nous. Il était décidément le plus gros des imbéciles.
- Écoute Taro, mène-les dans la forêt, mais avant, conte mon plan aux autres...
Histoire publiée le 26/05/2010 à 15h33.
Thèmes : Aventure, Fantastique, Scence-fiction
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Par mywonderwall le 28/05/2010 à 15h46
A défaut de ses bras elle s'endort dans ses mots..
Quelques répétition: "mais" dans le 3ème paragraphe "le plancher de bois et la corde" dans le meme paragraphe (tu aurais pu utiliser différentes expression pour parler de la potence).
Une faute à la fin du troisième paragraphe: "au saveur de notre comté" tu voulais dire "au sauveur"?
Et dans le dernier paragraphe: "je me doute fort que votre plus fidèle guerrier veuille revenir avec vous" le sens de ta phrase n'est pas très clair c'est soit "je doute fort" soit "je me doute" et ça n'a pas du tout le même sens.
Sinon concernant l'ensemble ça reste interessant mais je suis assez déçue, cette suite n'a plus aucun rapport avec le début. Tu ne parle plus ici d'un jeune homme qui s'est retrouvé de façon imprevisible dans le monde de son film mais bien d'un guerrier d'histoire fantastique.
Dommage, ton histoire perd en cohérence alors qu'elle était bien partie.
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