Work-love-chapitre 5 = Opération persuasion
Lorsque je suis rentrée chez moi, j'ai failli vomir tellement l'angoisse s'emparait me donnait la nausée. Non seulement à l'idée de devoir affronter mes parents après l'annonce de ce matin, mais aussi de les persuader de sortir ce soir. J'étais déjà sortie pour une soirée, mais ce n'était pas souvent non plus. Et je rajoute que c'était avec Quentin, Lucas et Léa, mes parents les connaissaient bien. Plusieurs fois ils ont dormi tout les trois chez moi pendant que mes parents partaient en week-end. Je devais bien sûr garder Thomas pendant ce temps-là mais mon petit frère aimait bien mes amis.
Je suis donc rentrée chez moi en faisant le moins de bruit possible. J'ai trouvé ma mère, assise sur le canapé à lire le journal. A mon arrivée, elle l'a tout de suite posé pour me regarder, la lèvre pincée.
- Je t'en prie maman, ne fais pas cette tête là, je suis déjà assez mal pour supporter de te voir aussi... aussi triste.
Vous voyez les silences dans les films du suspense ? C'est exactement ce qui est arrivé. Ma mère a fondu en larmes. J'ai eu l'impression que mon coeur se brisait. Je n'avais jamais vu ma mère pleurer, jamais. C'est une femme forte et qui ne se laisse pas abattre par le premier malheur qui lui arrive - contrairement à moi d'ailleurs. Je me suis assise à ses côtés et je l'ai prise dans mes bras. Des larmes ont roulées sur mes joues sans que j'arrive à me maitriser. D'ailleurs, je n'en avais pas envie. Pleurer dans les bras de sa mère est quelque chose de très agréable...
- Maman, calme-toi, s'il te plait...
Ma voix se brisa et le bruit des sanglots couvrit le bruit de serrure de la porte d'entrée. Je me souviens avoir vu mon père débouler comme un dingue, les poings brandis en l'air comme s'il y avait agression. Lorsqu'il nous a vus enlacées toutes les deux et en pleurs, il est resté la bouche grande ouverte et les yeux exorbités. Je n'aurais pas été si mal, je suis persuadée que je me serais roulée par terre en riant. Thomas arriva à sa suite, son énorme cartable sur le dos. Il resta planté à côté de mon père en nous regardant.
- Papa ! Pourquoi Juliette et maman pleurent ? On va se séparer ? Non, je ne veux pas !
Mon père ne répondit pas. Ma mère se dégagea de mon étreinte et essuya ses larmes avec sa manche.
- Quelle idiote je fais, murmura t-elle avec un petit sourire.
- Mais... que... pourquoi...
- Ça va papa, tout va bien, laisses-nous !
J'avais interrompu mon père d'une voix ferme et il a paru choqué. Il a prit Thomas par l'épaule et l'entraina à sa suite. J'ai juste entendu la porte d'entrée claquer. Il y a eu un long silence horrible. Ma mère le brisa en premier.
- Ma Juliette, je sais très bien que mes excuses ne changeront rien à ma conduite, ou plutôt à notre conduite, moi et ton père. Nous avons été égoïstes et aujourd'hui, je m'en rends compte et ça me fait vraiment mal au cœur de t'avoir fait tant de mal. Je te demande de m'excuser.
- Je t'excuse, et je m'excuse aussi. Déjà pour le fait que je sois un peu dure parfois, et aussi sur la chose que je vais te demander et qui ne tombe pas au bon moment, mais c'est quelque chose que je ne dois en aucun cas rater. Pour rien au monde.
Ma mère m'a regardée, le regard brillant.
- Tout ce que tu veux, ma chérie. Du moment qu'il ne faut pas que je tue quelqu'un...
La blague de ma mère m'a fait sourire. Elle voulait détendre l'atmosphère, rien de plus...
- En fait, il y a eu un nouveau aujourd'hui. Dans ma classe. Et il fait une petite fête ce soir, il m'a invitée.
- Seule ?
- Non, bien sûr que non. Il y aura Léa, Quentin et Lucas. Comme d'habitude.
Ma mère fit mine de réfléchir avant de passer la main dans mes cheveux. Je détestais ça mais je n'ai pas bougé. J'attendais le verdict, plus angoissée que jamais. Je me suis même rendue compte que je retenais ma respiration.
- Bien sûr. Ça ne se terminera pas trop tard au moins ? Je suis fatiguée et pas question que tu rentres seule.
Sans répondre à sa question, je lui ai sauté au cou, la serrant dans mes bras en hurlant de joie.
- Tu es géniale !!!
Ma mère m'a caressé tendrement la tête. Elle n'avait pas fait ce geste depuis plusieurs années déjà, et ça m'a fait un bien fou. J'ai filé dans ma chambre, le cœur battant à toute vitesse. Je me suis allongée sur mon lit en poussant des petits cris de joie.
- Youpiii !
Histoire publiée le 31/05/2008 à 20h37.
Thèmes : Ados, Amitié, Amour
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Par aurore64 le 11/06/2008 à 13h09
KICHEESE!!!! for ever
bug !lol vraiment tp bien ton histoire^^
Par aurore64 le 11/06/2008 à 13h09
KICHEESE!!!! for ever
vra
Par nalah le 03/06/2008 à 16h05
Tu seras dans mon enfer mon peti coin de paradi
J'attends la suite avec impatience
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