Estimé sourd à 70% (alors qu'il s'agit d'un problème plus bénin de végétations qu'on découvrira plus tard), Art Mengo vit une enfance solitaire et se réfugie auprès d'un petit clavier où il apprend à bidouiller la musique et le son. Après le bac et la fac de physique-chimie, il commence à jouer le soir du piano dans les bars toulousains et à composer des chansons sur des textes de son beau-frère, Patrice Guirao. Influencé aussi bien par
The Clash et The Beatles que
Bill Evans et
Erroll Garner, il enregistre en 1990 "Un 15 août en février", qui va se vendre à 60 000 exemplaires et susciter une Victoire de la Musique ("révélation masculine") l'année suivante. Plutôt timide par rapport à la scène, Art Mengo mène parallèlement à ses propres albums un important travail de composition, d'abord pour
Johnny Hallyday et
Ute Lemper, puis pour
Florent Pagny,
Henri Salvador,
Enrico Macias ou
Juliette Gréco. Se produisant néanmoins au Pigall's à Paris fin 96, puis au New Morning et aux Francofolies de La Rochelle, il a sorti les opus "Croire qu'un jour" en 1998", "La vie de château" en 2003, où de sa voix râpeuse propice à l'émotion et aux sentiments, il rend un hommage particulier à
Claude Nougaro (Monsieur Claude), qui allait disparaître quelques mois plus tard, et dernièrement "Entre Mes Guillemets".
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