Mèche brune et oeil bleu, il chante L'amour parfait (titre de son album de 2003), mais pas dans le style variété sirupeuse. Bruno Caliciuri, dit Cali, affiche à 35 ans un parcours déjà très personnel. Né près de Perpignan, de racines à la fois catalane et calabro-sicilienne, il se passionne d'abord pour le rugby tout en écoutant pêle-mêle
U2,
Jacques Brel,
Léo Ferré,
Simple Minds et
The Waterboys. Après être passé par le punk et avoir intégré de nombreuses formations de sa région, il aborde véritablement la scène en 1994 avec le groupe Indy, objet de deux CD auto-produits et près de 200 concerts. Suivra une nouvelle expérience plus rock (Tom Scarlett), la participation à différents orchestres de bal, puis l'envie récente de chanter en solo, sous le nom de Cali. Entre temps, il a appris à composer des chansons, jouant volontiers du mot cru et déclinant sur voix râpeuse une sentimentalité plutôt sombre, non dénuée d'humour. Des Francofolies de La Rochelle aux premières parties de
Brigitte Fontaine ou
Bénabar, il commence à sérieusement tracer son chemin, bien aidé par les radios qui ont craqué pour son très opportun C'est quand le bonheur ? Un bonheur que l'artiste rencontre avec l'engoument d'un public grandissant. Fin 2005 sort "Menteur" un deuxième opus toujours animé par cette rage des mots, cette urgence musicale qui distinguent l'artiste de ses collègues "gnangnan de la nouvelle chanson". On comprend alors que la quietude chez Cali a le plus grand mal à se dissimuler derrière ses chansons/brulôts marquées autant par a vision branque de
Tom Waits que le rock sulfureux de
Sonic Youth.
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