Lorsque Barbara disparaît le 24 novembre 1997, elle est l'une des dernières grandes incarnations du cabaret des années 50, illustré par
Léo Ferré,
Jacques Brel ou
Georges Brassens. C'est d'ailleurs en première partie de ce dernier (auquel elle avait consacré son premier disque) qu'elle touche enfin un large public, fin 64 à Bobino. Elle a déjà 34 ans, et après avoir croisé les frères Prévert,
Boris Vian,
Mouloudji, pour mener une carrière d'interprète dans des petits lieux comme Chez Moineau ou l'Ecluse, elle explose en tant qu'elle-même : Barbara chante Barbara. Reconnaissante, elle écrit très vite Ma première histoire d'amour, tendre déclaration inégalée au public. Celui-ci le lui rendra toujours d'extraordinaire façon, en particulier lors de son récital à l'Hippodrome de Pantin en 1981. Chanteuse touchant plusieurs générations entre poésie, détermination et fragilité vocale, la "grande dame brune" aura travaillé avec de nombreux musiciens et artistes (Roland Romanelli, Gérard Daguerre, Jean-Claude Vannier, Didier Lockwood,
Georges Moustaki,
Jacques Brel,
Catherine Lara,
William Sheller, Gérard Depardieu, Guillaume Depardieu,
Jean-Louis Aubert, Luc Plamondon...) et associé son nom à la lutte active contre le sida, avec Sid'amour à mort. Son plus grand succès restera cependant L'aigle noir, de 1970.
Aucun commentaire pour l'instant, soyez le premier à en rédiger un !
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire, inscrivez-vous gratuitement !