S'inspirant librement de la musique traditionnelle algérienne épicée d'influences espagnoles, marocaines et françaises (
Edith Piaf), mais aussi soul (
Stevie Wonder et
Barry White), funk (
George Clinton) et reggae (
Bob Marley), Cheb Mami (de son vrai nom Khélifati Mohamed) a transformé le raï en une musique hybride, aux sonorités propres à remplir les dancefloor de Paris à New York. Après un début de carrière prometteur mais peu lucratif en Algérie (le raï étant, malgré son succès, interdit à la radio et sur les chaînes de télévision nationales), il tente sa chance en France. Il fait alors ses débuts au premier - et unique - festival de raï en 1985, aux côté de
Khaled. Il ne tarde pas à acquérir un public fidèle, et son premier opus international (qui l'autoproclame "Prince du Raï" à la face du monde en 1989) fait prendre une toute autre dimension à sa musique comme à sa carrière. C'est ainsi que l'album "Meli Meli" (1999) voit apparaître quelques invités (au chant ou à la production) renommés en France ou à l'étranger, au nombre desquels on peut compter le rappeurs K-Mel (
Alliance Ethnik) sur "Parisien du Nord" - réenregistré avec Imhotep (
Iam) sous le titre "Marseillais du Nord" - ainsi que Gordon Cyrus (
Neneh Cherry,
Massive Attack) et Simon Law (
Soul II Soul) pour le remix du titre éponyme. Depuis, on compte de nombreuses et fructueuses collaborations, à commencer par celle qui fit de lui une star aux Etats-Unis : en 2000, il est invité par
Sting à participer au tube orientalisant "Desert Rose". Il a également chanté en duo sur des enregistrements ou à des concerts avec
Tonton David,
Deep Forest,
Ice T et
Steven Seagal ou encore
Aswad, et accorde souvent sa voix avec celle de son ami et compatriote
Idir.
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