Disparu le 14 janvier 1986, quelques mois avant un certain
Coluche, Daniel Balavoine touche comme lui au mythe, tant la dimension de l'homme a rejoint celle de l'artiste. Faute de devenir député (envie de môme déjà déçue par la "classe politique" après mai 68), c'est par la musique qu'il va exprimer sa générosité et sa quête d'absolu. Interprète dans la Révolution Française (comédie musicale de
Claude-Michel Schönberg), choriste de
Patrick Juvet, il squatte de sa voix stratosphérique les sommets des hit parades en 1978, avec Le chanteur (J'me présente, je m'appelle Henri) avant de devenir le Johnny Rockfort de Starmania, l'opéra-rock de Michel Berger et Luc Plamondon, aux côtés de
France Gall, Diane Dufresne et
Fabienne Thibeault. Dès lors, au fil des titres (Mon fils ma bataille, Je ne suis pas un héros, Tous les cris les SOS, l'Aziza...) et des albums (10 en tout, jusqu'à Sauver l'amour de 1985), il va devenir l'un des principaux chanteurs français que l'éclat de révolte anti-langue de bois devant le futur Président en plein journal télévisé et la mort accidentelle lors d'une mission humanitaire en Afrique, immortaliseront à jamais.
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