Le souffle de Ghinzu a déferlé sur la France en 2004 avec l'entêtant single "Do You Read Me? ". Déflagration immédiate. Stupéfaits, nous avons découvert une bande de garçons déjantés, affectionnant le port de lunettes de soleil assorties de perruques afros. Rien à voir avec les Jackson
Five, cependant. Rock ciselé, pop furieuse, mélodies hypnotiques : on est plus proche de
Muse ou des premiers
Radiohead. A l'instar de leurs compatriotes de
dEUS,
Girls In Hawaii ou
Zita Swoon, le combo incarne les "song warriors" dans la guerre que semble avoir déclarée la Belgique à l'Angleterre, l'autre bastion de la scène pop/rock. Armés de piano, guitares, basses et autres instruments, Ghinzu est parti à l'assaut des charts en 2000, avec un premier album autoproduit, "Electronic Jacuzzi". Sommation très brève, succès immédiat. Les petits gars font le tour des festivals, et effectuent une prestation plus que remarquée aux Transmusicales de Rennes en décembre 2001. Leur second opus, "Blow", enfonce le clou. Poseurs insolent et exaltés, ces crooners du 21ème siècle font de leurs concerts une véritable arme de destruction massive. Pour mieux surprendre l'adversaire, nos guerriers, emmenés par le charismatique John Stargasm, alternent ballades romantiques, atmosphères planantes à la
Grandaddy et rock fébrile, enragé dans la veine des
The Kinks. On peut ajouter que le groupe tient son patronyme exotique d'une marque de couteaux prétendument japonaise, vendue au télé-achat, dont le slogan est "Plus on coupe, plus ils s'aiguisent". Cela ne pourrait être plus approprié!
Par jaina le 28/10/2007 à 16h24
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Le 22 février a l'Ancienne Belgique. J'ai haaaate!!!!
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