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Henri Salvador

Biographie de Henri Salvador

Connaissez-vous la nouvelle ? Ce farceur impénitent a pratiquement annoncé ses adieux au Music-Hall sur la scène du Palais des Congrès ! Un détail, on est alors en automne 1985... Il faut dire que pour cet artiste partagé depuis toujours entre son goût du jazz estampillé Duke Ellington-Count Basie-Louis Armstrong et sa facilité de faire rigoler les foules, la coupe commence à se remplir. Depuis un demi-siècle qu'il navigue dans le métier, il a un peu tout connu, décrochant un joli succès avec Maladie d'amour, dès son premier disque de 1947, titre bientôt suivi par Le loup, la biche et le chevalier (Une chanson douce...) et quelques dizaines d'autres commis avec  son pote Boris Vian (Blouse du dentiste, Rock and roll mops, Faut rigoler...). La scène, il l'a d'ailleurs pas mal délaissée vers la fin des années 60, lui préférant l'impact de la télévision, dans des émissions extrêmement montées et intitulées Salves d'or et Dimanche Salvador. Mais cette dualité l'incitant à sortir en même temps des morceaux comme Syracuse (texte de Bernard Dimey) ou Zorro est arrivé, fait qu'il va se trouver ballotté de maison de disque en maison de disque jusqu'en 1994, où il enregistre Monsieur Henri à New York, sous la houlette de Mick Lanaro (producteur fameux, de Claude Nougaro à Bernard Lavilliers et autre Patrick Bruel), avec des auteurs et compositeurs éminents : Boris Bergman, Jean-Claude Vannier, Gérard Presgurvic... Ce sera un flop, et renvoyé à ses boules de pétanque provençales, le "has been" ne reviendra qu'en 2000, mais triomphalement à 83 printemps. Là, le directeur artistique s'appelle Marc di Domenico, il a opté pour la finesse façon Buena vista social club au fil d'un Chambre avec vue ciselé par le jeune tandem Keren Ann / Benjamin Biolay, (ainsi qu'Art Mengo et Thomas Dutronc), Françoise Hardy faisant un duo avec le chanteur, devenu enfin le crooner total qu'il rêvait d'être. Et après avoir repris la scène (de l'Olympia au Châtelet, du Printemps de Bourges aux Vieilles Charrues), il a récidivé en 2003 avec Ma chère et tendre, même Keren Ann au crédit de la chanson éponyme, même esprit. Cool, cool...

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