Après la deuxième séparation des
The Stooges en 1973, suite au démentiel mais invendable "Raw Power", Iggy Pop est pris sous l'aile protectrice de
David Bowie. C'est
Bowie qui rend visite à Iggy en institution psychiatrique en 1975, après des sessions avortées avec le guitariste James Williamson.
Bowie et Iggy déménagent à
Berlin en 1976. Iggy publie alors deux premiers albums remarquables en solo, "The Idiot" et "Lust For Life", produits par
Bowie. En pleine période new
wave, ces disques sont un succès, grâce notamment à
China Girl, que
Bowie chantera lui-même plus tard. Les albums "Soldier", "Party" et "Zombie Birdhouse" sont des échecs patents du début des années 80. Iggy retrouve
Bowie en 1986 pour "Blah, Blah, Blah", succès commercial et artistique. Iggy entreprend parallèlement une carrière d'acteur. "Brick By Brick", où l'on retrouve
Slash, le guitariste de
Guns N' Roses, est l'un de ses meilleurs disques, y figure également le titre "Candy", un duo avec Kate Pierson des
The B-52's. "American Caesar" est encore plus intense, habité par une
muse et une grandeur retrouvée. Il joue par ailleurs en 1990, dans "Cry Baby" de John Waters aux côtés de Johnny Depp ainsi que dans "Dead Man" de Jarmusch. Iggy Pop est le grand-père véritable du punk, une icône à part dans l'histoire du rock américain, toujours capable des concerts les plus incendiaires. Trente ans après, les
Stooges se reforment sous son impulsion en 2003.
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